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Teambay, la start-up berlinoise qui veut améliorer le bien-être au travail

Sur le marché des enquêtes de satisfaction en ligne des salariés, voici venir en France Teambay.  Cette start-up allemande mise sur un questionnaire élaboré par des professionnels du comportement organisationnel issu des meilleures écoles de management. Et promet une protection des données garantie par la loi allemande. 
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Teambay, la start-up berlinoise qui veut améliorer le bien-être au travail
Sarah Bohlmeier et Adam Ahmad Moalla ont fondé Teambay. © DR teambay

Nouveau venu sur le marché français, Teambay a été créée il y a plus d’un an, en septembre 2015 à Berlin. Cette start-up est très internationale, puisque ses deux fondateurs se sont rencontrés dans la Silicon Valley. L’un, Adam Ahmad Moalla, est syrien et, après avoir été chef de produit chez Bonial, est devenu entrepreneur en nouvelles technologies. L’autre est allemande : Sarah Bohlmeier était responsable du développement RH chez Kühne Nagel, une entreprise de logisitique et effectuait parallèlement des recherches en comportement organisationnel à la London Business School of Economics and Law.
 

 

Une question pour aller mieux

L’un et l’autre partent du constat que de nombreux problèmes liés aux ressources humaines ne sont pas résolus car ils ne sont pas identifiés. "Les outils traditionnels comme le questionnaire annuel ou la boite à idées ne sont pas efficaces pour connaître les difficultés quand elle se présentent", explique Théophane Hartmann, responsable commercial. Les deux fondateurs imaginent un outil grâce auquel les RH pourraient prendre le pouls en temps réel (ou presque) de l’entreprise. Comment ? En posant chaque semaine une question sur leur moral aux salariés assortie d’une seconde sur un thème choisi par l’équipe RH. "La solution est flexible. Une entreprise peut si elle le souhaite poser plus de deux questions. Une autre peut décider d’interroger ses équipes toutes les deux semaines, si elle juge que c’est suffisant, même si nous préconisons plutôt l’envoi d’une question tous les vendredis pour faire le bilan de la semaine", poursuit Théophane Hartmann.

 

La solution propose des questions dites scientifiques élaborées en s’appuyant sur le savoir de sa fondatrice. 45 questions de ce type sont disponibles selon les problématiques rencontrées pas les entreprises, assure Teambay. Pour affirmer le caractère scientifique de ses questions, Théophane Hartmann explique : "elles ont été testées lors de la version bêta à partir de 50 000 réponses, qui ont été décortiquées et analysées par des experts en comportement organisationnel"

 

 

Renouer le dialogue 

En outre, elle a développé un outil pour faciliter un dialogue. "Quand un salarié soumet un feedback aux RH ou à son manager, son anonymat est favorisé. Toutefois, sa hiérarchie peut lui répondre sans savoir le nom de la personne, explique Théophane Hartmann, qui ajoute : "en général, on remarque que lorsqu'un dialogue anonyme est enclenché, les employés choisissent de lever l’anonymat au bout de deux ou trois échanges".  Ainsi, la start-up assure que là où elle a été expérimentée la solution a conduit à une amélioration moyenne de 11 % du niveau de bien-être des salariés.

 

Les résultats sont présentés sous forme de tableaux de bords. En fonction des résultats, des astuces sont proposées aux DRH, à moins qu’ils ne préfèrent avoir un vrai conseil RH. Grâce aux données déjà accumulées, chaque entreprise peut se comparer à la moyenne de son marché, de son secteur ou des entreprises qui ont la même taille.

 

Si la solution est en ligne et que l’accès se fait par le cloud, Teambay insiste sur le fait qu’étant une entreprise allemande, l’hébergement et le traitement des données est effectué en Allemagne, conformément à la Datenschutzgesetz (la loi sur la protection des données personnelles). Soit la version numérique de la fameuse Deutsche Qualität !

 

Une solution adaptée pour le commerce ou l'industrie

Il est possible de contacter les salariés par mail, mais aussi par SMS ou à leur adresse privée de courriel. Ce choix s’explique par la volonté de pouvoir toucher aussi les salariés qui ne travaillent pas dans le tertiaire, mais dans l’industrie ou le commerce. Quel que soit le secteur d’activité, le service est facturé en fonction du nombre d’employés concernés par mois, avec possibilité d’arrêter le service à tous moments.

 

La start-up qui compte aujourd’hui une vingtaine de personnes a levé 500 000 euros au début de 2016. Elle a lancé le service en France le 22 novembre 2016. Pour cela, elle dispose d’un site en langue française. L’équipe française compte deux employés et un bureau parisien devrait ouvrir en mars prochain.

 

présentation du service en vidéo

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