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[Tech for planet] Intelligence artificielle, big data et smart city : l'accélérateur NUMA met la green tech à l'honneur

A la veille de l'ouverture du sommet climat organisé par Emmanuel Macron, l'accélérateur NUMA a organisé l'événement Tech for planet le lundi 11 décembre 2017 pour promouvoir les innovations au service de l'environnement. Plusieurs dirigeants de grandes entreprises et des start-up ont présenté des projets de big data, d'intelligence artificielle et de smart city.
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[Tech for planet] Intelligence artificielle, big data et smart city : l'accélérateur NUMA met la green tech à l'honneur
Au centre, Marie-Vorgan Le Barzic, présidente de NUMA, aux côtés d'Emmanuel Macron à Tech for planet. © Benjamin Boccas

A la veille du One Planet Summit initié par le Président français, l’accélérateur NUMA organisait le lundi 11 décembre 2017 l’événement Tech for planet à Station F. Des dirigeants de grands groupes ainsi que des entrepreneurs ont défilé pour défendre leur action pour le climat. Une trentaine de start-up étaient au rendez-vous pour présenter des solutions écologiques innovantes. Le président Emmanuel Macron est également intervenu le temps d’un discours.

 

 

Microsoft va investir 50 millions de dollars pour l’intelligence artificielle au service du climat

BNP Paribas, Hyperloop, Suez, Schneider Electric, Miscrosoft... Les grands groupes sont venus en force pour l'événement. Parmi eux, Microsoft s'est notamment démarqué, juste avant l’entrée en scène de son président Brad Smith, avec l' annonce d'un plan d’investissement de 50 millions de dollars pour financer des projets d’intelligence artificielle au service du climat. Ce programme sera mis en place sur 5 ans et prolongera le plan AI for Earth initié par Microsoft en juillet 2017. Il permettra d'octroyer des bourses à des universités, des ONG ou des entreprises qui travaillent sur le climat, l’eau, l’agriculture et la biodiversité. Ces groupes pourront avoir accès au cloud Microsoft Azure, ainsi qu'à des solutions d’IA. Une équipe Microsoft sera constituée pour identifier ces projets qui pourront être intégrés à l’avenir dans les plateformes de Microsoft.

 

 

"Les progrès dans les infrastructures d’IA peuvent accélérer notre capacité à modéliser l’évolution des systèmes climatiques, d’une manière plus précise, à la fois spatialement et temporellement”, détaille à L’Usine Digitale Lucas Joppa, chief environmental scientist chez Microsoft. “Pour mieux comprendre l’évolution des climats dans le futur, nous lançons des modèles de simulation informatiques très complexes et très vastes de l’atmosphère et des systèmes météorologiques."

 

"Nous devons rendre la comptabilité des émissions carbone bien plus semblable à la comptabilité financière qui évolue en temps réel, ajoute Rob Bernard, responsable de la stratégie environnementale à Microsoft. Nous travaillons sur des logiciels qui permettront aux associations, aux villes ou aux états de mesurer leur émissions toutes les cinq minutes plutôt que tous les ans."

 

Un nouveau hub concentré sur le partage de données

Au-delà de fédérer des grands groupes, NUMA veut faire de Tech for planet un hub permettant de collecter et de rendre accessible aux start-up toutes les bases de données publiques et privées grâce à des partenariats. Une plateforme qui faite suite au programme DataCity lancé avec la Mairie de Paris en 2015.

 

"Le hub Tech for planet désire aider les parties prenantes à implanter des solutions innovantes à une échelle mondiale, en fournissant l’entremise d’informations, un cadre collaboratif, des outils et des méthodologies sous licence Creative Commons", est-il résumé sur le site de Tech for planet.

 

 

La smart city au centre des projets numériques

Parmi les start-up invitées, les projets numériques portaient essentiellement sur la smart city et l’utilisation du Big Data pour réaliser des économies d’énergie. L’entreprise Linc basée au Danemark a notamment présenté un compteur électrique intelligent destiné aux entreprises de services publics. La jeune pousse a mené des expériences avec EDF ces derniers mois. A partir de technologies de récolte de données et d’intelligence artificielle, le compteur de Linc peut déterminer les pics et les creux de consommation énergétique. Pranay Krishen, PDG de Linc, nous explique l'impact de cette solution dans une communauté équipée en panneaux solaires : “Chaque fois qu'une personne génère plus d'électricité qu'elle n'en consomme, elle la vend automatiquement à ses voisins à travers l'infrastructure de Linc. Cela donne aussi une incitation à investir dans l'énergie solaire.”

 

Plusieurs projets spécialisés dans les statistiques prédictives et le Big Data étaient également présents à l’instar de Dataiku et Quantmetry. Lauréat français de la saison 2 de DataCity, Quantmetry a mis au point une solution d’éclairage adaptatif actuellement testé dans un quartier du 13e arrondissement de Paris. La start-up agrège et anonymise les données des téléphones mobiles pour compter le nombre de passants dans la rue et adapter l’éclairage public. “Est-ce que les gens sont dans leur appartement, marchent sur le trottoir ou prennent un véhicule ? On arrive à distinguer ces typologies d'individus et on peut distinguer des heures creuses dans lesquelles on peut diminuer la luminosité des lampadaires”, explique Alexandre Stora, manager du développement commercial à Quantmetry.

 

 

Côté technologies de green computing, Qarnot a présenté son "radiateur", en réalité une plateforme qui permet d’exploiter la chaleur émise par les serveurs pour chauffer des logements ou des bureaux. "Les tâches de calculs envoyées sur notre plateforme, ce sont d’autant moins qui sont envoyées sur des data centers", explique Erik Ferrand, spécialiste recherche et développement à Qarnot Computing. "Environ un tiers de la consommation énergétique des data centers passe dans le refroidissement. Nous c'est de la chaleur fatale qu'on réutilise." D’ici mi-2018, Qarnot souhaiterait appliquer ce principe à un système de chaudière.

 

NUMA a déjà recensé plus de 10 000 start-ups, plus de 400 sociétés dans près de 200 villes sur la plateforme numérique du hub Tech for planet. Un paysage certes étendu à de nombreux acteurs mais l'impact des solutions proposées ou les collaborations existantes ne sont pas toujours connues. Reste donc à savoir si le hub va effectivement se développer dans les prochaines années pour faire grandir ces solutions locales et accroître le partage de données.

 

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