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Télécoms : Pas de fréquence pour Google ou Facebook avant 2019

Drones, ballons géostationnaires ou internet mobile : l'attribution des fréquences décidée le 27 novembre à Genève lors de la conférence UIT laissent les “nouvelles technologies” sur leur faim.

mis à jour le 28 novembre 2015 à 13H01
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Télécoms : Pas de fréquence pour Google ou Facebook avant 2019
Télécoms : Pas de fréquence pour Google ou Facebook avant 2019

C'est d'un gros paquebot difficile à manœuvrer, la conférence mondiale sur les radiocommunications (CMR), que se décide la “mobilité” du futur tant pour les portables que les transports aériens. Pendant un mois de négociations, les régulateurs pour les fréquences de 150 pays se sont battus autours de l'allocation des fréquences cet or noire l'âge numérique.

 

"Les décisions que nous prenons concernent des trilliards d'investissements", a rappelé François Rancy directeur radiocommunication de l'Union internationale des télécoms (voir interview) qui pilote la conférence. "Tout l'enjeu est d'assurer un équilibre entre les nouveaux entrants sur le marchés et ceux qui y sont déjà : les satellites, la radiodiffusion, la sécurité civile, les militaires etc. sans créer d'interférence", souligne-t-il.

 

Feu orange pour les drones

Les délégués ont passé plusieurs nuit sans sommeil sur l'allocation de nouvelles fréquences pour insérer les drones dans l'espace aérien civil. Poussés par Google, Amazon et Facebook, les États-Unis, étaient à la manœuvre soutenus par l'Allemagne, fer de lance cette fois d'Airbus industrie. Ils n'ont rallié qu'avec peine les partenaires européens, face notamment aux réticences du Royaume Uni ou des Pays-Bas, très à cheval sur les questions de sécurité aérienne. Sans surprise, la Russie, l'Iran et Cuba ont freiné des quatre fers.

 

In fine la conférence "n'a donnée qu'un feu très orange", décrypte François Rancy, en fixant les conditions pour l'ouverture future de fréquences, en attendant que l'organisation mondiale de l'aviation civile précise les besoins d'ici 2019.

 

Lot de consolation pour Google et Facebook

Google ou Facebook sont également repartis avec un lot de consolation pour leur futurs ballons solaires géostationnaires, qui doivent amener internet dans des points Wi-Fi de l'équateur : les disponibilités en fréquences seront seulement "étudiées" d'ici la prochaine CMR en 2019. C'est un signal positif pour l'investissement mais pas autant qu'ils l'auraient souhaité, reconnaît-on chez Google qui espérait plus.

 

Les concurrents de ces projets "low cost" soupirent d'aise. Les opérateurs satellites Eutelsat, SES mais aussi le petit nouveau Oneweb, financé notamment par Airbus, ne peuvent que se féliciter des résultats de la conférence qui a limité le grapillage de leurs fréquences.

 

La 5G peut attendre

Côté mobile, le bilan est très contrasté. L'avancée des mobiles dans la bande "UHF" des "fréquences en or" a été stoppée en Europe au moins jusqu'en 2023. Les Etats-Unis pourront transférer la bande en dessous de 700 Mhz de la radiodiffusion à l'internet mobile, comme ils comptent le faire en mars 2016, mais ils n'ont pas même convaincu tous leurs voisins latino-américains de faire de même.

 

Les opérateurs ramènent tout de même dans leurs escarcelles une harmonisation de trois nouvelles bandes au niveau mondial "ce qui permettra des économies d'échelle", souligne John Giusti, responsable des affaires règlementaires de GSMA, l'association mondiale des opérateurs mobile.

 

En revanche il faudra attendre la prochaine conférence en 2019, pour identifier les fréquences disponibles dans la bande de 24 Ghz pour la prochaine génération d'internet mobile, la “5G”. Samsung, qui avait cadré ses recherches dans la bande de 28 Ghz repart déçu. Dans tous les cas, les travaux de normalisation sur les spécificités de la RG devront continuer d'ici là au sein de l'Union internationale des télécommunications et de l'Etsi.

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