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Téléconsultation : des dizaines de milliers de patients sont concernés, il faudrait qu’ils soient des centaines de milliers, selon Orange Healthcare

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Vidéo Le mardi 19 décembre, à l'occasion de son Digital Society Forum, Orange conviait de multiples acteurs du secteur médical pour débattre des impacts du numérique sur la santé. Téléconsultations, médecine prédictive, médicaments connectés, utilisation des données de santé... Autant d'évolutions qui peuvent être prometteuses tout comme inquiétantes en termes d'éthique. Elie Lobel, directeur général d'Orange Healthcare, nous parle des principales recherches menées par l'entreprise dans ce domaine.

Téléconsultations, médecine prédictive... Les chantiers d'Orange Healthcare
Téléconsultation : des dizaines de milliers de patients sont concernés, il faudrait qu’ils soient des centaines de milliers, selon Orange Healthcare © © Clément Demarquet

Le mardi 19 décembre, le Digital Society Forum et l’Observatoire du Numérique BVA ont présenté les résultats d’une étude sur l’impact du numérique dans le domaine de la santé. Selon le rapport, 80 % des Français sont prêts à partager leurs données de santé avec les professionnels du secteur si elles sont anonymisées, sécurisées et si on leur explique l’usage qui en sera fait. En revanche, seulement 13 % sont prêts à faire de même avec les grands acteurs d’Internet. Par ailleurs, 60 % des Français ne sont pas favorables au développement des consultations médicales par Internet. Elie Lobel, directeur général d’Orange Healthcare, présente à L’Usine Digitale les ambitions de l’opérateur en matière de e-santé.

 

L'Usine Digitale : Quels sont les grands chantiers en cours d’Orange en matière de e-santé ?

Elie Lobel : En France, un des points clefs en train d’évoluer est le déploiement de la téléconsultation et de la téléexpertise. C’est un enjeu très important pour combattre les problématiques de déserts médicaux. On accompagne trois grandes régions françaises dans leur projet de télémédecine pour rendre les soins de qualité plus facilement accessibles ou pour favoriser les pratiques collaboratives entre professionnels de santé. Aujourd’hui ça existe à de toutes petites échelles. Quelques dizaines de milliers de patients sont concernés en France, il faudrait qu’ils soient des centaines de milliers voire quelques millions.

 

Un autre élément clef de l’évolution des systèmes de santé est la médecine prédictive. On dispose en France d’énormément de données de santé qui sont insuffisamment exploitées. Tous les grands hôpitaux et l’assurance maladie disposent de grands gisements de données. Ces données permettraient de faire de la recherche epidémiologique et de mieux anticiper les facteurs de risque.

 

UD : Quelles recherches avez-vous mené en matière de médecine prédictive ?

E.L : On a participé au projet Data 4 Development. Au Sénégal et en Côte d’Ivoire, on a montré qu’avec les données des réseaux mobiles d’Orange, on pouvait modéliser la mobilité des populations. C’est très compliqué d’identifier ces flux pratiquement en temps réel. On peut corréler ces modèles de mobilité aux modèles épidémiologiques de façon à expliquer les propagations d’épidémies comme le paludisme ou le choléra. Les données d’Orange ont été mises à disposition des chercheurs en santé publique et ont permis à ces chercheurs de faire des propositions en termes de santé publique. On peut aussi appliquer des méthodes de prévention en envoyant des messages à ces populations.

 

UD : Quelles sont les garanties contre une utilisation des données de santé à des fins publicitaires ou marketing ?

E.L : Les données personnelles sont régulées par un règlement européen qui va entrer en pleine application en 2018 avec le Règlement Général de Protection de Données Personnelles (RGPD). En Europe, la France est un précurseur. En plus du RGPD, elle a une réglementation particulière pour la protection des données de santé. Nous sommes agréés par le ministère de la Santé pour l'hébergement de ces données donc des règles très strictes s’appliquent. Les données appartiennent au patient donc vous ne faites aucune analyse marketing ou ciblage.

 

Le live de la table-ronde organisée par le Digital Society Forum est accessible en ligne et ci-dessous :

 

 

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