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Terragame veut ouvrir 100 centres de divertissement en réalité virtuelle d’ici trois ans

La société belge Terragame vient d’ouvrir un établissement à Corbeil-Essonnes, en région parisienne. Il s’agit de son troisième centre, et du deuxième ouvert cette année. Ce précurseur de la réalité virtuelle hors du domicile entend capitaliser sur son concept de jeu multijoueur sur de grandes superficies pour s’imposer en référence du marché, avec cent ouvertures prévues d’ici à 2023.
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Terragame veut ouvrir 100 centres de divertissement en réalité virtuelle d’ici trois ans
Terragame veut ouvrir 100 centres de divertissement en réalité virtuelle d’ici trois ans © Julien Bergounhoux

Terragame se développe en France. Ce nom ne vous dit peut-être rien, mais cette entreprise belge fait figure de vétéran dans le milieu de la réalité virtuelle appliquée au divertissement hors du domicile. Elle s’y est lancée dès 2017 avec un centre à Spy, en Belgique, en prenant le parti d’une expérience en "free roaming" (dans laquelle les participants se déplacent librement dans un grand espace) réunissant de 4 à 10 joueurs.

 

Un objectif de 100 nouveaux centres en trois ans

Deux ans plus tard, l’expérience s’avère être un succès, et Terragame passe la seconde. La jeune entreprise a recruté un PDG et ouvert un deuxième centre à Tournai, près de Lilles, en mai 2019. Début novembre, elle a inauguré un troisième établissement en région parisienne, à Corbeil-Essonnes. Son ambition ? "Ouvrir une centaine de centres en trois ans, d’abord en France puis à l’international", explique Jean Christophe, nouveau PDG de Terragame.

 

Ces deux premiers centres étant rentables et principalement autofinancés (de l’ordre de quelques centaines de milliers d’euros), le dirigeant s’estime dans une position privilégiée pour répliquer ce modèle à grande échelle. Il cherche aujourd’hui des financements externes pour accélérer cette croissance. Terragame espère aussi capitaliser sur le besoin de renouvèlement des centres commerciaux pour continuer à drainer les foules. Il n’est par ailleurs pas forcément question d’opérer chaque établissement en propre, l’entreprise étant ouverte au développement de franchises.

 

 

Un espace de jeu XXL

La force de l’expérience Terragame, c’est la taille de son terrain de jeu. Les centres de divertissement VR mettent souvent en avant la superficie du lieu dans leur communication, mais elle n’est jamais représentative des aires de jeu réelles, qui dépassent rarement les 150 m2, même pour des expériences de free roaming. Au centre de Corbeil-Essonnes, elle avoisine les 800 m2, subdivisés en deux espaces principaux.

 

Le seul scénario disponible sur cet espace pour le moment est Le Manoir des Damnés, le contenu créé à l’origine et "avec les moyens du bord" pour le premier centre belge. L’Usine Digitale a eu l’occasion de le tester lors d’une session impliquant cinq personnes. Chaque participant se voit doté d’un casque Oculus Rift S, d’un PC sac à dos MSI VR One et d’un fusil à retour de force. Il peut ensuite sélectionner son avatar dans le jeu.

 

Des airs de "Resident Evil"

L’histoire se déroule de façon assez standard : une équipe de forces spéciales est envoyée en reconnaissance dans un vieux manoir qu’on dit théâtre d’évènements surnaturels. Elle s’y trouve confrontée à des monstres allant des zombis aux fantômes en passant par quelques autres surprises. Le scénario est légèrement élaboré et requiert de protéger des personnages non-joueurs en plus de son équipe. Il requiert aussi une certaine discipline car on peut blesser et même tuer ses camarades en leur tirant dessus. Un tableau des scores est présenté à la fin de la partie pour départager les bons éléments des moins bons.

 

L’expérience est rehaussée par des accessoires physiques : portes qu’il faut ouvrir en tournant la poignée, fenêtres cassées par lesquelles tirer et d’où souffle un vent de l’extérieur, piédestal central derrière lequel l’abriter… Au global, nos impressions furent positives, malgré quelques imperfections (pauses dans l’action, voix des personnages noyées par les effets sonores) et le budget graphique limité. Le week-end (période de forte affluence), l’expérience coûte 40 euros par personne pour 30 minutes de jeu (avec 30 minutes offertes dans la zone arcade) et accueille de 4 à 6 joueurs.

 

La zone arcade est en fait la grand hall d'accueil qui sert à faire patienter les clients. Terragame y propose des bornes sur lesquelles sont chargées des expériences VR d’arcade en solo, au prix de 15 euros la demi-heure et 20 euros l’heure de jeu.

 

 

Priorité au développement de nouveaux contenus

Evidemment, Terragame veut aussi passer à la vitesse supérieure en matière de contenus. L’entreprise emploie une demi-douzaine de développeurs (sur une trentaine d’employés au total) qui conçoivent des nouveaux contenus exclusifs. Une première aventure est déjà disponible sous le nom de La Route des Damnés. Elle prend place dans un espace de 150 m2 et se veut un prélude au Manoir. De 4 à 6 joueurs peuvent y passer 30 minutes pour 25 euros par personnes.

 

Un autre contenu, baptisé Magic Tournament, est en cours de finalisation sur la thématique des combats de magiciens. Il oppose deux équipes de joueurs l'une contre l'autre avec un aspect e-sport. Les combattants peuvent choisir parmi trois classes (sorcier / guérisseur / gardien) et s'affrontent dans une arène de 600 m2. L'expérience est aussi faite pour accueillir de 4 à 10 joueurs (si la taille de l'arène le permet).

 

L’entreprise travaille aussi sur une aventure scénarisée pouvant embarquer jusqu’à 12 participants simultanément, et elle réfléchit à d’autres formats, comme les escape games. Jean Christophe n’exclut pas non plus d’utiliser à terme des contenus licenciés en complément de ceux développés en interne, même si rien n’est acté pour le moment.

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