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[Test] Oculus Quest 2 : un casque de réalité virtuelle exceptionnel à un prix imbattable

Test Il n'y a jamais eu meilleur moment pour s'offrir un casque de réalité virtuelle. Avec l'Oculus Quest 2, Facebook fait le pari fou d'un appareil à la fois haut de gamme et à bas coût, balayant ce faisant toute concurrence. Un tour de force.
mis à jour le 17 septembre 2020 à 14H00
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[Test] Oculus Quest 2 : un casque de réalité virtuelle exceptionnel à un prix imbattable
[Test] Oculus Quest 2 : un casque de réalité virtuelle exceptionnel à un prix imbattable © Julien Bergounhoux

Mettons tout de suite fin au suspense : l'Oculus Quest 2 est le meilleur casque de réalité virtuelle du marché. Le meilleur casque tout-en-un sans véritable compétition en face, que ce soit pour les usages professionnels ou récréatifs, et le meilleur choix pour un casque PC en raison de son rapport qualité-prix imbattable.

Le Quest premier du nom, malgré sa faible puissance de calcul, était jusqu'à présent notre référence depuis sa sortie en mai 2019. Vendu 449 euros, son fonctionnement simple ne nécessitant ni ordinateur ni capteurs externes en faisait le produit idéal pour la majorité des utilisateurs, sans oublier sa bibliothèque de contenus de qualité. L'Oculus Quest 2 est meilleur en tous points ou presque, et se paie le luxe de coûter 100 euros de moins.

Une résolution très élevée
Commençons par le plus évident : la résolution. Le Quest 2 est équipé d’un unique écran LCD d'une résolution de 1832 x 1920 pixels par œil, contre 1440 x 1600 pixels par œil fournis par deux écrans OLED pour le Quest. La fréquence de rafraîchissement de l’écran du Quest 2 est de 90 Hz contre 72 Hz pour son prédécesseur. Les lentilles restent les mêmes, et le champ de vision (110° diagonal) ne change donc pas non plus.

Difficile de se rendre compte de ce qu'apporte ce gain de résolution sur le papier, mais la différence est tout de suite évidente en comparant les deux casques l'un à la suite de l'autre. L'effet "moustiquaire" (SDE) propre aux écrans VR basse résolution, qui donne l'impression de voir l'image au travers d'une grille (alors qu'on voit en réalité l'espace entre les pixels), est pratiquement imperceptible sur le Quest 2 (il peut être distingué si on essaie délibérément de le trouver). Cela représente un énorme bond en avant, d'autant plus impressionant sur un appareil tout-en-un. Il est très difficile de revenir à un casque de moins haute résolution après avoir goûté au Quest 2.

La contrepartie du choix d'un écran LCD par rapport aux OLEDs est un moins bon contraste et un rendu des couleurs un peu moins éclatant, mais c'est le choix de la majorité des fabricants de casques VR à l'heure actuelle, y compris pour le Valve Index et le Reverb G2. La résolution supérieure du Quest 2 apporte un tel gain qu'on ne peut pas y trouver à redire.
 


90 Hz... mais pas partout au début
A noter que lors de nos tests, seuls l'écran d'accueil et le navigateur web tournaient en 90 Hz, le reste des applications était limité à 72 Hz. Facebook nous a indiqué que les développeurs auront bientôt accès à ce mode et pourront mettre à jour leurs applications pour qu'elles le prennent en charge. Ce processus risque cependant de prendre du temps et on ne sait pas quand toutes les expériences auront été converties.

Deux fois plus puissant que le premier Quest
Pour faire tourner le Quest 2, Facebook a fait le choix de la puce mobile la plus puissante du moment : le Snapdragon XR2, une variante du Snapdragon 865 adaptée aux usages AR/VR. Elle est, pour faire simple, deux fois plus performante que le Snapdragon 835 équipant le premier Quest. Elle aussi est accompagnée de 6 Go de RAM, contre 4 Go pour le premier modèle.

C'est grâce à cette puissance que le Quest 2 peut afficher 50% de pixels en plus par rapport à son aîné, et ce à un taux de rafraîchissement plus élevé. Si aucune autre amélioration graphique n'est annoncée pour le moment, les futurs jeux Quest 2 restant compatibles Quest 1, on peut supposer que des titres exclusifs finiront par en tirer partie. Egalement notable, le fait que le Quest 2 gère nativement la lecture vidéo en 8K à 60 ips et en 4K à 120 ips.

Un nouveau système d'ajustement de l'écart interpupillaire
Bien que l'Oculus Quest 2 n’utilise qu’un seul écran, l’écart interpupillaire (IPD) peut toujours être ajusté au moyen d’un nouveau système qui consiste à régler les lentilles manuellement en les poussant du doigt. Trois niveaux sont disponibles : 58 mm (1), 63 mm (2) et 68 mm (3). D'après Facebook, cela permet d’offrir une expérience confortable aux utilisateurs dont l’IPD se situe entre 56 et 70 mm. Notre IPD se situant dans la moyenne, le réglage de base (n°2) nous a très bien convenu. Un point notable est que ce système est beaucoup plus simple à appréhender pour l'utilisateur lambda, l'un des problèmes récurrents des réglages IPD étant qu'ils sont souvent mal réglés et font donc plus de mal que de bien (un IPD incorrect peut provoquer des maux de tête).
 


Plus léger, plus compact, plus confortable
Le système d'attache du Quest 2 a été complètement revu et est plus proche de celui de l'Oculus Go que du Quest de première génération. Il s'agit d'un strap souple qui se règle à l'aide de deux sangles à l'arrière. Le confort des casques VR découle de l'association du système d'attache, de "l'interface faciale" (la mousse en contact avec le visage), du poids de l'appareil et de la morphologie de l'utilisateur. Difficile donc d'établir un test standard (voire impossible), mais dans notre cas précis, le Quest 2 est significativement plus confortable que son prédécesseur lors de longues sessions (de plus d'une heure).
 


Nous l'avions noté lors de notre test du Quest : bien que plutôt confortable, il n'égalait pas le Rift en la matière, son système de fixation n'épousant pas parfaitement l'arrière de notre crâne. Mousse plus moelleuse et moins abrasive, casque plus léger (à 503 grammes, il pèse 10% de moins que le Quest), strap plus serré pour un poids mieux réparti... Difficile de dire exactement pourquoi, mais le constat est là : Quest 2 fait mieux.

Pour les acheteurs désirant absolument un système d'attache rigide, pas de panique, Facebook a prévu deux accessoires dédiés : le Quest 2 Elite Strap (vendu 49 euros) et le Quest 2 Elite Strap avec batterie d'appoint (vendu 139 euros mais incluant aussi une coque de transport d'une valeur de 49 euros seule). Nous n'avons pas encore eu l'occasion de tester ces derniers, mais leur design "halo", similaire à celui du Rift S, laisse a priori présager d'un confort d'utilisation encore réhaussé.
 

 

Attention par contre pour les porteurs de lunettes : le Quest 2 ne semble pas adapté aux montures larges (voire de taille moyenne). Un "fit pack" vendu 39 euros et incluant deux interfaces faciales (une plus large, l'autre plus étroite) pourrait peut-être aider, mais rien de garanti. Ce manque de considération est regrettable, d'autant que les verres correcteurs spéciaux qu'il était possible d'installer sur le premier Quest et le Go ne sont a priori plus compatibles avec le Quest 2.

Un son correct qui sera épaulé par des accessoires Logitech
Côté audio, on reste sur un système à base de petits haut-parleurs intégrés dans les branches du casque, le son sortant par des fentes. La qualité en a été légèrement améliorée par rapport au Quest 1 et reste très correcte, mais on est évidemment loin de ce que permet un bon casque audio, ou même du rendu des haut-parleurs du Valve Index. Le Quest 2 dispose évidemment d'un port jack 3,5 mm pour brancher des écouteurs ou un casque audio.

On regrettera qu'il n'y ait qu'un seul port jack et pas deux comme sur le Quest d'origine, car les écouteurs du Quest qui se branchaient de part et d'autre du casque étaient très plaisants à utiliser. Ils permettaient de s'isoler du bruit ambiant (et de ne pas gêner les autres) sans pour autant s'empétrer d'un fil pendouillant. 
 


Pour pallier ce changement, Logitech prépare deux accessoires audio pour le Quest 2 dans sa gamme G : des écouteurs intra-auriculaires créés spécialement pour l'occasion (G333 VR Headphones), avec un câble asymmétrique, et un casque audio over-ear (Logitech Pro Gaming Headset) déjà en vente mais qui dispose désormais d'un second câble plus court pour la VR.

Des accessoires qui amélioreront sans doute grandement la qualité sonore mais qui nécessiteront un coût supplémentaire : 49 euros pour les écouteurs G333 et 99 euros pour le casque Pro Gaming. A noter cependant que le Pro Gaming Headset, en plus de rajouter un poids non négligeable sur la tête (320 grammes), pourrait s'avérer inconfortable à utiliser avec les "Elite Strap" de Facebook. Nous en ferons l'essai à une date ultérieure, ces produits étant pour le moment seulement disponibles en Amérique du Nord.

Made by Facebook

L'utilisation de l'Oculus Quest 2 requiert obligatoirement d'avoir un compte Facebook. Un choix fortement critiqué par certains commentateurs méfiants à l'égard de l'entreprise, mais que celle-ci justifie par la rationnalisation de son infrastructure et le développement de nouvelles fonctionnalités, comme l'intégration de Messenger ou l'expérience sociale Facebook Horizon (non disponible en France à l'heure actuelle).

 

Deux points sont à noter. Le premier est que cette pratique est courante. Utiliser une Xbox requiert un compte Microsoft, utiliser un iPhone requiert un compte Apple, utiliser Stadia ou YouTube requiert un compte Google, utiliser un Kindle requiert un compte Amazon. Le second est que l'identité Facebook des utilisateurs n'est pas visible par défaut dans les expériences Oculus, seul leur pseudonyme Oculus l'est. Ils peuvent cependant la partager avec leurs amis s'ils le souhaitent.


2h20 d'autonomie en moyenne
Officiellement l'autonomie du Quest 2 sur batterie est la même que celle du Quest, c'est-à-dire qu'elle est "comprise entre deux heures et trois heures suivant les usages". Lors de nos tests, elle fut en moyenne de 2h20 sur des jeux en partant de 100% jusqu'à pratiquement 0%, soit dix minutes de moins qu'avec le Quest. A titre d'exemple, une heure d'un usage varié passé sur In Death: Unchained, Endspace et Falcon Age a fait passer la batterie de 80% à 38%. Le visionnage de vidéo (par exemple sur Netflix) est un peu moins gourmand et suffit pour regarder un film entier (bon, à l'exception d'Il était une fois en Amérique et autres œuvres de plus de trois heures).

La décharge passive de la batterie lorsque l'appareil est en veille (et pas éteint) a par contre été réduite de moitié. Le Quest perdait environ 12% de batterie toutes les 24 heures à sa sortie, tandis que le Quest 2 en perd entre 6 et 7%. La recharge complète de l'appareil sur secteur prend un peu plus de deux heures. Lors de nos tests, le casque est passé de 8% à 98% de batterie en deux heures pile. A noter que les derniers pourcents pour atteindre 100% sont toujours plus longs à récupérer. Lorsque le casque est équipé de l'accessoire Elite Strap avec batterie, son autonomie est doublée d'après Facebook.

 


Des contrôleurs plus ergonomiques
L'un des éléments clés d'un casque de réalité virtuelle est la qualité de son suivi du positionnement dans l'espace. Pas de changement ici, le Quest 2 utilise les mêmes caméras de tracking que son grand frère et avec les mêmes performances. Elles étaient déjà excellentes auparavant et le restent. Les contrôleurs en revanche ont été légèrement remaniés pour une meilleure ergonomie. Ils sont en fait plus proches des Oculus Touch d'origine (ceux du Rift CV1) que de ceux du Quest.
 


C'est une amélioration. Les contrôleurs du Quest n'étaient pas inconfortables, mais ils étaient clairement inférieurs à ceux du Rift. Cette nouvelle version renoue avec une courbe du manche qui épouse la paume de la main et un espace plus large sur lequel on peut poser le pouce sans risquer de presser un bouton. Ils tiennent bien en main et sont un plaisir à utiliser. Le compartiment de la pile AA qui alimente chaque contrôleur a par ailleurs été renforcé. Certains utilisateurs se plaignaient qu'ils puissent s'ouvrir par inadvertance lors de parties endiablée et ce n'est désormais plus un problème.

Point négatif : les vibrations des contrôleurs sont plus fortes qu'auparavant, et cela s'accompagne parfois d'un bruit désagréable, audible à cause du système audio ouvert. C'est notamment le cas avec In Death: Unchained.
 


Un bibliothèque de contenus riche et qualitative
Un casque de réalité virtuelle serait inutile sans contenu. Les choses sont simples ici : Quest 2 est compatible par défaut avec tous les contenus Quest. Cela veut dire une bibliothèque de contenus qui reste relativement restreinte mais qui a l'avantage d'être très qualitative, Facebook était très strict sur les applications qu'il y autorise. Elle est agrémentée de titres exclusifs comme Lies Beneath ou Phantom: Covert Ops.

A l'occasion de l'annonce du Quest 2, une dizaine de nouveaux jeux ont été annoncés (listés en détail dans cet article), dont un nouveau titre Star Wars, un jeu de battle royale à la Fortnite, un remake du jeu culte Myst et bien d'autres encore. Facebook continue d'investir dans les contenus, notamment au travers d'un partenariat tout juste officialisé avec Ubisoft pour un jeu Assassin's Creed et un nouveau Splinter Cell. Et bien sûr tous les jeux PC, qu'ils soient sur la plateforme Rift ou sur Steam, sont accessibles à l'aide d'un simple câble. C'est le meilleur des deux mondes.
 


La finition du Quest 2 est désormais tout en plastique blanc plutôt qu'en tissu comme l'original (où seule la façade était en plastique). Certains pourront préférer l'un ou l'autre mais nous n'avons pas d'opinion sur la question. Cela ne fait pas grande différence, si ce n'est que le plastique est moins salissant et qu'il permet un bien meilleur placement du port USB, qui était auparavant sur la tranche de la façade. C'est important lorsqu'on utilise la fonctionnalité Oculus Link pour accéder à des expériences PC grâce à une connexion par câble.

Celle-ci est bien évidemment disponible sur Quest 2 (comme toutes les autres fonctionnalités du Quest, dont le hand tracking), et pourra être utilisée à terme avec un rafraîchissement de l'écran à 90 Hz. Cela ne sera cependant pas effectif au lancement de l'appareil et pourrait prendre quelques mois avant d'être mis en place. Fait notable : alors que le premier Quest incluait un long câble USB-C qui a fini par être compatible avec Oculus Link, le Quest 2 se contente d'un câble d'un mètre. Il faudra donc se procurer soi-même un câble USB type C d'une longueur suffisante (5 mètres est idéal) pour en profiter.
 


Un prix imbattable
L'Oculus Quest 2 est un petit bijou technologique, mais son atout le plus décisif est sans doute son prix. Il est disponible en deux versions, l'une avec un stockage interne de 64 Go vendue 349 euros et l'autre avec un stockage de 256 Go vendue 449 euros. Ce second modèle peut valoir le coup pour les utilisateurs souhaitant avoir accès à des dizaines de jeux simultanément, l'appareil ne gérant pas de stockage externe.

Ces prix confèrent à l'Oculus Quest 2 un rapport qualité-prix tout bonnement imbattable. Le Quest était déjà une affaire, même encore il y a quelques mois. Comme nous le disons en début d'article, le Quest 2 arrive à faire mieux pour moins cher. A ce prix-là, aucun autre casque VR sur le marché n'est compétitif aujourd'hui. Et cela vaut pour les casques tout-en-un mais aussi pour les casques PC.

Le Quest 2 dispose d'une meilleure résolution d'affichage que le Valve Index et le Vive Cosmos, vendus respectivement 1079 euros et 829 euros. Son tracking est également meilleur que celui du Cosmos, et il ne nécessite pas de capteurs externes à monter au mur, contrairement à l'Index. Même pour une utilisation 100% câblée sur un PC, il est donc notre premier choix. Facebook a d'ailleurs décidé d'arrêter la commercialisation de son propre casque PC, le Rift S, dans les mois qui viennent. Son écosystème PC restera accessible à l'aide du Quest 2 (via Link).

Le seul casque PC à le surpasser est le HP Reverb G2, dont la résolution est supérieure (2160 x 2160 pixels par œil), le champ de vision légèrement plus grand (114°), le son de meilleure facture (grâce aux haut-parleurs de Valve) et l'utilisation généralement assez simple grâce aux caméras de tracking intégrées. Il coûte cependant 749,95 euros (soit plus du double) et nécessite une machine très puissante pour fonctionner. A moins de refuser absolument d'utiliser un produit Facebook ou de vouloir la meilleure résolution possible, il est donc difficile d'y voir une alternative viable.

Bilan : un must-have
A noter que la version "entreprise" du Quest 2 (en version 256 Go) sera commercialisée à 799 dollars (avec support premium, garantie et accès aux outils d'administration Oculus for Business). C'est 200 dollars de moins que le premier Quest, mais ça rééquilibre un peu l'équation pour les utilisateurs professionnels. Cela étant dit, la proposition de valeur du Quest 2 reste phénoménale, d'autant qu'il bénéficie d'un support logiciel inégalé sur le marché aujourd'hui, qu'il s'agisse des jeux et autres divertissements ou de nouvelles fonctionnalités comme la suite bureautique Infinite Office tout juste annoncée. Sauf cas particulier exceptionnel, n'importe quel utilisateur peut l'acheter les yeux fermés.

Reste la question de l'upgrade. Les possesseurs du Quest doivent-ils passer au Quest 2 ? Et ceux du Rift S ? Tout est une question de budget. Le gain de résolution de l'Oculus Quest 2 est vraiment significatif et représente une amélioration pour tous les autres casques excepté les HP Reverb. Cela étant dit, les jeux Quest 2 resteront compatibles avec le Quest 1 dans l'immédiat et il n'est donc pas vital de passer au nouveau modèle.

Pour les possesseurs de casques PC, le fait d'être un casque tout-en-un et donc sans fil est vraiment libérateur et ne doit pas être sous-estimé, surtout à mesure que plus de jeux PC sont portés sur Quest. Au passage, l'Oculus Quest 2 étant doté des composants les plus récents, nous nous attendons à ce qu'il reste sur le marché plus longtemps que son grande frère. Pour les utilisateurs de VR réguliers, nous ne pouvons donc que conseiller de prévoir une upgrade à court ou moyen terme.

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