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Texas Instruments ferme son site de Villeneuve-Loubet

C’est un Florange bis mais dans la haute technologie que subit la région Paca. Près de 700 ingénieurs, dont 541 employés directement par Texas Instruments, sont concernés par le plan de licenciement annoncé par l'entreprise sur son site de Villeneuve-Loubet (Alpes-Maritimes). Et ce décompte n'inclut pas les emplois qualifiés induits dans de nombreuses PME high-tech de la région. Texas Instruments était aussi le chef de fil de nombreux projets de recherche développés par les pôles de compétitivité locaux.
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Texas Instruments ferme son site de Villeneuve-Loubet
Texas Instruments, site de Villeneuve-Loubet © TI

Le scénario du pire, encorne inimaginable il y a quelque semaines, s’accomplit. Le groupe américain Texas Instruments a officiellement annoncé, ce mardi 18 décembre, au comité d’entreprise, la suppression de 541 postes dans son établissement de Villeneuve-Loubet (Alpes-Maritimes), soit de la totalité des équipes travaillant sur OMAP, la plateforme de processeurs d'applications pour mobiles et smartphones. Cette décision entraînera la fermeture du site historique (20 hectares pour 28 000 m² de locaux) à la fin 2013. C'est un véritable coup dur pour l’informatique régionale et nationale qui aura des conséquences considérables sur l’ensemble de l’activité high-tech sur la Côte d’azur où d’autres plans de réduction d’effectifs dans d’autres firmes sont annoncés pour 2013.. Un coup de massue enfin à quelques jours de Noël pour les 541 ingénieurs et 150 sous-traitants travaillant sur le site. Seules 27 personnes spécialisées dans les infrastructures de télécommunications subsistent. Elles seront relogées dans d'autres locaux à Nice. Ce site a abrité jusqu’à 1800 personnes dans les années 2000.

Cette annonce suit celle du 14 novembre dernier, Texas Instruments a annoncé l’arrêt des activités de microprocesseurs et de connectivité sans fil destinés aux smartphones et aux tablettes, avec 1 700 postes supprimés dans le monde dont presque un tiers en France. Quelques solutions avaient été envisagées comme la cession du site à Amazon, mais ce dernier a préféré l'Américain Qualcomm.

Des offres de reclassement devraient être lancées à la mi-avril. Le site qui avait fêté ses 50 ans il y a un an fermera donc ses portes à la fin de l'année 2013. Texas Instruments se désengage largement de la France et regroupe ses activités européennes en Allemagne. Les fonctions support européennes y seront regroupées sur le site de Freising.

Suite à cette déclaration, Christian Estrosi, député maire de Nice et ancien ministre de l’industrie a immédiatement réagi : "L’annonce faite aujourd’hui est un choc pour tous les employés de ce pôle d’excellence que nous avons bâti depuis plusieurs décennies dans le département. En tant que Président de la Métropole Nice Côte d’Azur, je serai extrêmement vigilant à ce que Texas Instruments tienne tous ses engagements pour conforter notre pôle d’excellence en recherche et développement à travers le reclassement des salariés et la revitalisation du territoire." Christian Tordo, directeur général du site Texas Instruments, est également adjoint chargé des finances à la mairie tenue par Christian Estrosi.

Michel Bovas

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