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Thales, EDF et Total ouvrent un laboratoire de recherche industrielle en IA à Paris-Saclay

Thales, EDF et Total ont annoncé l'ouverture d'un laboratoire de recherche industrielle en IA dans les locaux d'EDF Lab Paris-Saclay. Les travaux porteront sur le développement de technologies d'intelligence artificielle adaptées aux besoins "des systèmes critiques industriels", comme les installations de production d'énergie. Un premier pas dans la mise en œuvre du manifeste de l'intelligence artificielle, signé en juillet dernier par une petite dizaine d'industriels.
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Thales, EDF et Total ouvrent un laboratoire de recherche industrielle en IA à Paris-Saclay
Thales, EDF et Total ouvrent un laboratoire de recherche industrielle en IA à Paris-Saclay © EDF

Dans le cadre du plan AI for Humanity lancé par Emmanuel Macron en mars 2019, Thales, EDF et Total ont annoncé le 6 février 2020 l'ouverture d'un laboratoire industriel de recherche en intelligence artificielle (IA). Il prendra place dans les locaux d'EDF Lab Paris-Saclay à Palaiseau, un centre de recherche géré par l'énergéticien. Ce laboratoire, dont la date d'ouverture n'a pas été communiquée, est régi par un accord signé par les directeurs R&D du groupe d’EDF, Bernard Salha et de Total, Marie-Noëlle Semeria, ainsi que le directeur scientifique de Thales, Marko Erman.

 

L'IA au service de l'industrie

En signant le manifeste de l'IA au service de l'industrie (également signé par Air Liquide, Dassault Aviation, Renault, Safran et Valeo), en juillet 2019, les trois groupes se sont engagés à faire de l'intelligence artificielle une source de croissance et d'emploi dans leurs secteurs industriels "compatibles avec les valeurs et la vision de la stratégie AI for Humanity". Ce tout nouveau laboratoire est donc "le premier jalon de la mise en œuvre de ce manifeste". Son objectif est de développer des technologies d'intelligence artificielle adaptées aux besoins "des systèmes critiques industriels", comme les établissements de production d'énergie. Etant donné leur rôle, ces dispositifs requièrent un niveau d’exigence "des plus élevés en termes de de fiabilité" et donc le développement "d’une IA de confiance, explicable voire certifiable".

 

En s'associant, les trois groupes vont mutualiser "ressources, données et compétences" pour développer des systèmes d'IA applicables à des activités pourtant distinctes : optimisation des tâches, accélération de l'accès aux informations pertinentes, amélioration de l'efficacité industrielle, de la performance énergétique ou encore des taux de disponibilité des installations.

 

Explicabilité, apprentissage et simulation

Afin d'arriver à remplir ces exigences, l'IA développée devra être de "confiance" en se structurant sur trois principaux piliers. Le premier est "l'explicabilité" c'est-à-dire que le système automatique doit pouvoir rendre compte du raisonnement que l'a mené à la réponse proposée. Cet aspect joue un "rôle primordial dans la confiance" des utilisateurs.

 

Le deuxième pilier est "l'apprentissage par renforcement" qui consiste pour un agent autonome à apprendre à agir à partir d'expériences de façon à optimiser une récompense quantitative au cours du temps. Enfin, le dernier axe est la simulation. En mettant l'IA face à la simulation, les chercheurs génèrent des interactions entre l'IA et "un modèle physique" dans le but d’optimiser le comportement d’un système face à un ensemble de paramètres.

 

Dans un premier temps, le laboratoire devrait compter "une quinzaine de personnes" qui seront embauchées par l'une des trois entreprises française, d'après Les Echos. A terme, ce laboratoire doit devenir "un laboratoire de renommée internationale" en "attirant les meilleurs", a expliqué Marko Erman.

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