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Thales va fournir des bornes d'enregistrement biométriques pour contrôler les frontières

A partir de 2022, un nouveau système de contrôle aux frontières pour les citoyens non-européens entrera en vigueur. Un certain nombre de données seront collectées grâce à des bornes installées à des points de passages. Thales a été choisi par la France pour développer ces dispositifs.  
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Thales va fournir des bornes d'enregistrement biométriques pour contrôler les frontières
Thales va fournir des bornes d'enregistrement biométriques pour contrôler les frontières © Thales

Thales a été sélectionné par le ministère de l'Intérieur pour la mise en place à partir de 2022 d'un système d'identification biométrique pour enregistrer les citoyens non-européens de passage sur les territoires des Etats membres de l'Union européenne.

"L'expertise de Thales dans le domaine de l'identité et de la gestion des frontières nous apporte une fiabilité technologique, sans avoir à choisir entre sécurité et simplicité d'utilisation", a déclaré le ministère de l'Intérieur.

Des kiosques de pré-enregistrement
Dans le cadre de ce contrat, dont les détails financiers n'ont pas été dévoilés, Thales va livrer plusieurs centaines de "kiosques de pré-enregistrement" sur de nombreux points de passages aux frontières. Ce dispositif, baptisé "Thales Gemalto Border Kiosk", inclut une interface guidant les voyageurs à chaque étape d'enregistrement et de vérification de leur identité.

En pratique, le processus d'identification se déroulera en deux étapes successives : l'auto-inscription du voyageur au kiosque puis le contrôle frontalier final effectué soit par un contrôle manuel soit par des sas électroniques automatiques. Thales promet qu'en moins d'une minute, les documents de voyage sont vérifiés, les données biométriques sont saisies et le questionnaire est rempli.
 


Des données conservées 5 ans maximum
Seront concernés les ressortissants de pays tiers lorsqu'ils rentreront dans l'espace Schengen pour un court séjour ou lorsqu'ils le quitteront par voie aérienne, maritime ou terrestre. Les informations récoltées incluent les noms, les numéros de passeports, les empreintes digitales et les photos des voyageurs. Elles seront conservées trois ans pour les voyageurs qui respectent les règles du court séjour et cinq ans pour ceux qui ont dépassé leur période de séjour autorisé.

Les données stockées seront accessibles aux autorités frontalières, à celles chargées de délivrer les visas et de contrôler si un ressortissant d’un pays tiers remplit les conditions d’entrée ou de séjour. Egalement, les autorités répressives désignées et l’Agence de l’Union européenne pour la coopération des services répressifs (Europol) peuvent demander à consulter les données de l’EES, à des fins de prévention, de détection ou d’enquête en matière d’infractions terroristes ou d’autres infractions pénales graves.

Moderniser le passage aux frontières
Ce contrat s'inscrit dans le cadre d'un texte européen adopté en novembre 2017 qui prévoit le déploiement d’un système biométrique d’enregistrement d’entrée et de sortie (EES) dont l'objectif est de renforcer la sécurité de l'espace Schengen et moderniser le passage aux frontières.

L'EES sera mis en application en 2022 et s'ajoutera au "PNR européen", ce fichier qui recense les données des voyageurs et peuvent être transférées aux autorités répressives. Il vise à remplacer le système actuel d'apposition manuelle de cachets sur les passeports, jugé pas assez efficace pour lutter contre la criminalité.

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