Actualité web & High tech sur Usine Digitale

Recevez chaque jour toute l'actualité du numérique

x

The Refiners, l’accélérateur de start-up qui cristallise les pépites étrangères à la Silicon Valley

mis à jour le 19 décembre 2016 à 06H42
Twitter Facebook Linkedin Google + Email
×

Trois mois après le lancement de The Refiners, un nouvel accélérateur “cross-border” basé à San Francisco, la première flotte de start-up vient de larguer les amarres. Co-fondé par Géraldine Le Meur (Le Web), Carlos Diaz (Blue Kiwi, Kwarter) et Pierre Gaubil (Sensopia),  trois entrepreneurs français aux succès transatlantiques, le programme aide les jeunes pousses non-américaines à assimiler les codes culturels de la vallée tout en mettant un réseau à leur service.

The Refiners, l’accélérateur de start-up qui cristallise les pépites étrangères à la Silicon Valley
Pierre Gaubil, Géraldine Le Meur et Carlos Diaz, les trois cofondateurs de The Refiners - © Frederic Neema/ fnphoto.com

Le nid des start-up de The Refiners est perché au deuxième étage de l’espace de coworking PARISOMA, à deux pas de Twitter et AirBnb, en plein cœur de San Francisco. Contrairement aux accélérateurs renommés de la Silicon Valley tels que Y combinator ou encore 500Startups, The Refiners est un programme à échelle humaine.

"On a une promo de douze start-up donc notre approche est beaucoup plus personnalisée", souligne Carlos Diaz, chef de file du mouvement des Pigeons, en 2012. "Avec Géraldine Le Meur et Pierre Gaubil, on fait partie de la première génération d’entrepreneurs à être venus dans la Silicon Valley, non pas pour bosser pour Google ou ouvrir un restaurant, mais pour créer nos propres start-up."

 

La recette de la Silicon Valley

Les trois vétérans de la Tech française étaient régulièrement sollicités par des entrepreneurs venus se faire un nom dans la vallée. "On avait l’impression que chacun réinventait la roue à chaque fois. Alors on a décidé de mutualiser une recette et de créer une communauté pour aider les entrepreneurs étrangers", retrace Carlos Diaz. Pour cela, The Refiners s’est constitué un fonds de 6 millions de dollars, dont 2,5 millions injectés par Bpifrance. "On a de quoi mener l’expérience avec 70 start-up."

Comment présenter son produit, comment lever de l’argent, comment recruter… Autant de questions qui taraudent les CEO en devenir. "On essaye de leur filer une recette qui fonctionne et de les connecter le plus vite possible avec des gens influents de la Silicon Valley", poursuit l’entrepreneur qui aime rappeler que "le plus important ici, ce n’est pas ce que tu fais, mais qui tu connais !"

 

Assimiler les codes culturels

The Refiners tente de transmettre les codes culturels de la vallée à ses jeunes pousses en seulement trois mois. "On confronte nos start-up à la réalité de la Silicon Valley dans ce qu’elle a de bon mais aussi de moins bon, détaille Carlos Diaz. Au bout du premier mois, ils doivent comprendre qu’ils ne sont pas chez eux et qu’ils doivent s’adapter. Ensuite, on active notre réseau, on a plus de 200 intervenants."

Le programme se termine par une "pitch night". La première a eu lieu le 6 décembre 2016 à San Francisco. Un par un, les startupers se sont succédé sur une estrade pour présenter leur projet en trois minutes montre en main. Ils ont également participés à un "investors dinner" où cinquante investisseurs sont venus les écouter.

 

9 millions de levée de fonds en vue

"Au total, nos start-up sont en train de lever 9 millions de dollars", révèle Carlos Diaz. The Refiners a investi entre 50 000 et 100 000 dollars dans chacune de ses start-up qui ont accepté, en échange, de céder entre 3 et 7 % de leur capital.

La prochaine flotte accostera en mars 2017. Pour l’heure, les trois fondateurs sont en pleine phase de recrutement. "On réfléchit à changer notre modèle de sélection sous la forme de cooptation, ce qui n’empêche pas de nous écrire sur notre site web", précise l’entrepreneur qui confie avoir du mal à voir partir son premier groupe : "On est super contents de cette première. 30 % de la valeur du programme, ils l’ont créé eux-mêmes entre eux. Ils n’ont plus rien à envier aux start-up de la vallée, ils sont à la hauteur maintenant."

Réagir

* Les commentaires postés sur L’Usine Digitale font l’objet d’une modération par l’équipe éditoriale.

 
media
Suivez-nous Suivre l'Usine Digitale sur twitter Suivre l'Usine Digitale sur facebook Suivre l'Usine Digitale sur Linked In RSS Usine Digitale