The Sandbox, le "métavers NFT" développé par des Français, lève 93 millions de dollars

Pilier du cryptogaming, la plateforme de jeu basée sur la blockchain vient de boucler un tour de table mené par Softbank. Sorte de mélange entre Minecraft et Second Life, elle compte sur les partenariats avec les marques pour se développer.

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The Sandbox, le
La topographie de l'univers virtuel The Sandbox.

Il se pourrait que nous fassions une indigestion de métavers avant d'avoir entamé les overdoses des fêtes de fin d'année. Le concept est parti pour terminer en tête la course aux buzzwords et partager le podium avec les NFT. Les deux se répondent d'ailleurs, comme en témoigne la levée de fonds de 93 millions de dollars que vient de réaliser The Sandbox, qui se définit comme un "métavers NFT" ou une "plateforme de jeu basée sur la blockchain".

Le tour de table a été mené par Softbank, et réunit également Animoca Brands, True Global Ventures, Liberty City Ventures, Galaxy Interactive, Kingsway Capital, Blue Pool Capital, LG Technology Ventures, Alpaca VC, Graticule Asset Management Asia, Com2uS, Nokota, Sun Hung Kai & Co, Sound Ventures, Red Beard Ventures, SCB 10X, Polygon Studios, Samsung Next, Double Down Partners, StakeFish, SterlingVC, et HodlCo.

Créer et monétiser des jeux et des objets virtuels
The Sandbox, fondé en 2011 par les Français Arthur Madrid (CEO) et Sébastien Borget (COO), est un monde virtuel dans lequel les créateurs peuvent concevoir des jeux et les monétiser à l'aide de la blockchain Ethereum, en utilisant les NFT et une cryptomonnaie baptisée Sand.


A l'origine de The Sandbox se trouve Pixowl, éditeur des jeux mobiles The Sandbox basé à Paris, racheté par le développeur d'applications mobiles Animoca en 2018 pour 4,8 millions de dollars. La société The Sandbox s'est construite comme une filiale du groupe Animoca, dans lequel a notamment investi Ubisoft. Elle possède des bureaux en Argentine, au Canada, en Chine, en France et au Japon.

La levée de fonds a pour objectif de soutenir la diversification de l'activité dans d'autres secteurs que le jeu, de permettre le recrutement de nouveaux salariés, de développer de nouveaux outils de création, les partenariats, l'infrastructure technique, et le marketing pour acquérir de nouveaux utilisateurs.

Acheter des terrains et les faire prospérer
La plateforme propose pour l'heure une suite d'outils no-code destinée à créer des expériences ludiques, que les créateurs peuvent loger dans l'une des
166 464 portions de l'espace virtuel The Sandbox, comme on choisirait l'emplacement d'une boutique dans une ville. Parmi les outils proposés figurent des solutions pour créer des objets animés en 3D, y rattacher des NFT, et une place de marché pour les échanger. 5% de frais sont prélevés sur toutes les transactions. 500 000 utilisateurs ont connecté leur portefeuille de cryptomonnaie à la plateforme.

Les NFT sont également utilisés comme titre de propriété pour les espaces "fonciers" de cet univers virtuel, qu'il faut acheter comme on achète un terrain avant d'y construire une attraction. Ces "unités de terrain" sont localisables sur une carte virtuelle dans laquelle les joueurs peuvent promener à loisir leur avatar. Deux-tiers de ces terrains ont été vendus à date, rapporte Venturebeat, pour un total de plus de 144 millions de dollars. Comme aux grandes heures de Second Life, les marques se sont approprié une partie des lieux. Square Enix (Final Fantasy, Lara Croft), Atari, Dapper Labs (CryptoKitties, Top Shot), Les Schtroumpfs, Snoop Dogg se sont déjà positionnés, comme 165 marques en tout.

Les nft au coeur de la fusion entre plusieurs concepts
The Sandbox, c'est donc la rencontre entre Minecraft, Roblox, Second Life et le user generated content, autour de la technologie blockchain. On ne parle pas de "métavers" au sens où l'entend Mark Zuckerberg, avec le recours à des casques de réalité virtuelle. En revanche il existe une vraie filiation entre NFT et mondes virtuels.

Dans un univers totalement dématérialisé, les jetons non fongibles sont la clé de la propriété privée, et un support de différenciation pour les utilisateurs. Les marques de luxe, notamment, commencent à s'y intéresser sérieusement pour cette raison. Il n'est pas étonnant non plus que sur un terrain de jeu purement virtuel comme celui des NFT, se développent actuellement bon nombre d'arnaques en tout genre.

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