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Timyo, la start-up qui veut réduire le stress de l'email

Pour réduire le stress de l'email, une start-up inverse la logique de l'urgence. Avec sa solution, c'est désormais à l'expéditeur de préciser le délai pour la réponse attendue. Son dirigeant-fondateur compte sur le droit à la déconnexion pour se développer en France.   

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Timyo, la start-up qui veut réduire le stress de l'email
Pour ne plus connaître l'angoisse de la boite aux lettres qui déborde... © Pixabay DR

Un dirigeant qui se réjouit du droit à la déconnexion, ça existe. Et pour cause, Fabrice Duman dirige Timyo, une société qui a développé un outil pour réduire la charge de travail et la charge mentale produites par les courriers électroniques. Pour cela, la solution mise au point par cette société, installée pour partie à Los Angeles, repose sur une sorte d’auto-discipline de l’expéditeur, qui, précise au moment où il envoie son mail, le degré d’urgence, voire la date limite de la réponse attendue.

 

Sortir du "tout est urgent"

Le destinataire du courriel “sait quand il le reçoit si c’est ou non urgent de répondre. Pour de nombreux salariés, le problème n’est pas tant le nombre de mails que la difficulté à déterminer ce qui est vraiment urgent de ce qui ne l’est pas”, explique Fabrice Duman. A l’appui de sa démonstration, il cite une étude selon laquelle un cadre reçoit en moyenne 120 emails par jour et que 59 % des salariés les consultent aussitôt reçus. Résultat : la concentration des salariés est perturbée et le travail est moins efficace.

 

La start-up Timyo (un acronyme pour signifier Time Is MY Own) a fait breveter aux Etats-Unis la technologie grâce à laquelle les courriels ne s’affichent plus comme c’est le cas aujourd’hui en fonction de la date de réception mais en fonction de la date pour laquelle une réponse est attendue.

 

Responsabiliser l'expéditeur

Car pour Fabrice Duman, sa solution “responsabilise l’émetteur du mail et notamment les managers qui ont un rôle central en matière d’éducation dans l’utilisation du courriel”. Plutôt que d’avoir des mesures radicales, comme l’interdiction des courriels le soir et le week end, voire de couper l’accès comme l’ont fait certaines entreprises, la personne qui va consulter sa boîte email ne sera pas stressée par des demandes qui ne sont pas vraiment urgentes ou par la perspective de laisser passer un courriel important. Toutes les adresses existantes sont compatibles avec cette solution, à laquelle il est possible d’accéder depuis un poste fixe ou mobile.

 

Pour l’heure, ce nouvel outil est gratuit, l’entreprise cherchant d’abord à augmenter sa base de clients pour multiplier les retours d’expérience et améliorer son service. A terme, des fonctionnalités payantes pourraient être proposées aux entreprises. Actuellement, l’interface utilisateur est en anglais, mais le dirigeant assure que sa traduction en français est en cours pour convaincre des sociétés tricolores à franchir le pas.

 

Depuis sa création la société a levé six millions d’euros (la dernière levée date de septembre 2016). La société compte six salariés aux Etats-Unis, 4 en France et travaille avec une équipe de développeurs installés en Biélorussie.

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1 commentaire

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20/06/2017 08h18 - Legal tools

Le droit à la déconnexion, ce n'est pas qu'une question de réception de mails, c'est d'abord et avant tout une question de respect du temps de travail. www.mesheuressup.fr

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