Toshiba envisagerait la cession d’une partie de ses semi-conducteurs

En quête d’argent frais pour redresser ses comptes, le géant japonais de l’électronique Toshiba chercherait à vendre une partie du contrôle de son activité dans les semi-conducteurs.

Deux options semblent à l’étude : introduction en Bourse et entrée d’investisseurs.

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Toshiba envisagerait la cession d’une partie de ses semi-conducteurs
Mémoires flash de Toshiba

Les cessions d’activités se poursuivent chez Toshiba. Après la vente de sa télévision en Amérique du Nord et en Europe au taïwanais Compal Electronics et de ses capteurs d’images à Sony, le géant japonais de l’électronique chercherait à céder une partie du contrôle de son activité dans les semi-conducteurs. C’est du moins ce que rapporte le Wall Street Journal.

Scandale financier

L’objectif est de dégager de l’argent frais pour renflouer les comptes. Ebranlé par un scandale financier (maquillage des comptes pour cacher l’ampleur des pertes dans la télévision, la micro-informatique ou les composants électroniques), Toshiba déplore une perte de 308 millions de dollars pour un chiffre d’affaires de 54,2 milliards de dollars sur l’exercice fiscal clos le 31 mars 2015. Et pour l’exercice en cours à clôturer en mars 2016, le groupe a inscrit une charge de 1,3 milliard de dollars pour dépréciation d’actifs dans ses activités nucléaires.

Semi-conducteurs: 18% du chiffre d'affaires total

Pour trouver des liquidités, Toshiba envisagerait de filialiser son activité dans les semi-conducteurs puis soit de l’introduire en Bourse, soit d’y faire entrer des investisseurs dans le cadre d’une co-entreprise. Selon IC Insights, le groupe est le premier fournisseur de puces électroniques japonais et septième dans le monde. Son chiffre d’affaires dans le domaine devrait baisser de 12% en 2015 à 9,7 milliards de dollars, soit 18% de son revenu total.

Les relations avec SanDisk en question

Toshiba est surtout présent dans les mémoires flash, dont il est le deuxième producteur mondial derrière le coréen Samsung. Son projet soulèverait des interrogations sur ses relations futures avec SanDisk. Depuis des années, le groupe japonais collabore avec ce spécialiste américain de cartes mémoires dans les puces flash, allant jusqu’à partager les investissements dans les usines de production. La question se pose d'autant plus que SanDisk va être racheté par le numéro un mondial des disques durs Western Digital.

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