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Tour de France de la French Tech : Rennes, berceau des images du futur, fait partie des villes lauréates

On poursuit notre escale bretonne dans le cadre de notre Tour de France des candidatures French Tech. Après Brest et avant Nantes, zoom sur les atouts de Rennes qui vient de décrocher le label French Tech.
mis à jour le 12 novembre 2014 à 13H43
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Tour de France de la French Tech : Rennes, berceau des images du futur, fait partie des villes lauréates
Tour de France de la French Tech : Rennes, berceau des images du futur, fait partie des villes lauréates © French Tech Rennes

Ce n'est pas un, mais trois quartiers numériques que Rennes envisage de faire émerger dans les prochaines années, grâce à d'ambitieuses opérations urbanistiques. Un volontarisme qui vise à réveiller et fédérer l'écosystème local de start-up : le territoire ne manque pas de "tech champions" mais doit les valoriser davantage. Quelles sont justement les forces de la métropole rennaise, candidate au label French Tech ?

Les spécialités

Rennes possède une expertise particulière, depuis plusieurs décennies, sur les réseaux télécoms et les technologies de traitement de l'image. De nombreuses entreprises y ont implanté des centres de R&D, comme France Telecom (devenu Orange), Thomson, Alcatel, Canon ou TDF.

Le Pôle de compétitivité Images et réseaux continue à creuser ce sillon et accompagne des centaines de projets innovants dans les domaines de l'internet du futur, de la réalité augmentée ou de la cybersécurité, entre autres. Il peut compter sur le renfort de l'institut de recherche technologique B-com qui fédère lui aussi de nombreuses énergies autour de l'hypermédia (réalité virtuelle et augmentée, ultra haute définition), de l'e-santé et des réseaux du futur.

Les chiffres clés
Rennes évoque, pour l'année 2012, plus de 21 100 emplois dans 475 entreprises. Les métiers du numérique représentent 6,8% de l'emploi total dans la métropole. Celle-ci veut créer 1000 emplois par an dans le numérique dans les 10 prochaines années, en partie grâce à l'émulation née de la labelisation French Tech.

La dimension "cybersécurité" de l'agglomération tend à se développer : Rennes a été sélectionnée pour accueillir un pôle d'excellence en cyberdéfense par le Ministère de la Défense. Un choix justifié par la présence dans l'agglomération rennaise du Centre de maîtrise de l’information, et de l’École des transmissions électroniques de Cesson-Sévigné.

Rennes nourrit enfin de grandes ambitions sur les objets connectés, grâce à l'engagement de plusieurs groupes implantés sur son territoire dans ce domaine comme Technicolor ou Guillemot.

Les entreprises motrices

Orange et Technicolor possèdent d'importants centres de R&D dans l'agglomération rennaise. OVH, leader européen de l'hébergement informatique, va prochainement y implanter un nouveau centre dédié au cloud, avec une cinquantaine d'embauches à la clé.

Beaucoup de start-up font parler d'elles au-delà de la Bretagne : Golaem, éditeur de logiciel de création 3D, qui façonne les armées virtuelles de Games of Thrones ; Niji, qui accompagne des entreprises et collectivités dans l'adoption de nouvelles technologies (comme les Google Glass à Issy les Moulineaux) ; Astellia, le leader mondial des solutions d'analyse de la performance des réseaux de téléphonie mobile ; Envivio, spécialiste de la diffusion de vidéos en haute définition…

Les quartiers numériques

Le quartier des buttes de Coësmes, à l’est de Rennes, accueille Orange, Capgemini, Technicolor, et de nombreuses pépites du numérique.

A l'avenir, Rennes veut axer ses efforts sur trois secteurs : la Technopole Beaulieu-ViaSilva (qui accueillera le campus futuriste de B-Com), le centre-ville autour d'EuroRennes, et l'éco-quartier de la Courrouze (au sud –ouest de la ville).

Les événements

Rennes va lancer une nouvelle convention d'affaires franco-québécoise baptisée "Opportunités digitales" les 15 et 16 octobre, axée sur l'agroalimentaire, les industries créatives et la santé. La métropole s'appuie aussi sur les événements existants : Stunfest (dédié au rétrogaming et jeux de combat), trophées Loading the future et start-up week-end (en mars). Rennes envisage aussi de lancer un rendez-vous européen de référence sur la 5G.

Le logo

Ici, pas d'animal ou d'élément distinctif mais un R rose majuscule, et façon origami, évidemment.

 

 

La com'

La candidature rennaise s'appuie sur un dispositif classique : soirée de lancement publique, messages vidéo de soutien des acteurs locaux, présence sur les réseaux sociaux (notamment via le compte Twitter @LaFTRennes).

Sylvain Arnulf

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1 commentaire

tiborg
27/08/2014 15h39 - tiborg

Je pense qu'au delà des villes importantes et favorites que sont Paris, Lille, Lyon, Bordeaux, Toulouse, Nantes et Montpellier, Rennes peut faire figure de favorite elle aussi, ou au pire de sérieux outsider. Je pense que pour une question de visibilité, il faudra quand même créer un vaisseau amiral du numérique dans le centre de Rennes (trop de structures actuellement) PS : pour la com, n'oubliez pas le site internet, très complet au sujet de la candidature de Rennes.

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