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Tour de France Digitale : la meilleure start-up de France se cacherait-elle à Montpellier ?

C’est dans une petite salle pleine à craquer qu’ont planché les huit start-up montpelliéraines le 28 avril, en lice pour le prix national organisé par France Digitale.

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Tour de France Digitale : la meilleure start-up de France se cacherait-elle à Montpellier ?
Tour de France Digitale : la meilleure start-up de France se cacherait-elle à Montpellier ? © Montpellier Méditerrannée Métropole

La salle était petite, les candidats nombreux. Résultat, ils occupaient eux-mêmes les trois quart des sièges disponibles, assurant une ambiance chaleureuse. A Montpellier, les start-up se connaissent toutes entre elles, étant pour la plupart suivies, voire hébergées par l’un des incubateurs de la ville, notamment Cap Omega, où se tenait cette demi-finale le 28 avril. On se congratule donc chaleureusement les uns les autres après chaque passage.

"amorcer la pompe"

Le choix de Montpellier pour cette demi-finale ne pouvait pas mieux tomber, pour Chantal Marion, vice-présidente de la région, chargée du développement économique. Depuis fin 2014, Montpellier Métropole fait partie des neuf métropoles labellisées French Tech et la veille de ce tour de France organisée par France Digitale, la métropole rendait publique le mode de gouvernance choisi pour valoriser au mieux ce nouveau label : un mode de gouvernance simplifié à l’extrême, sans association ni permanent, entièrement pris en charge par les entreprises elles-mêmes.

Les huit candidats passent donc, sagement les uns après les autres, devant un jury qui connaît son affaire mais qui cherche avant tout à saisir parfaitement les projets, et pas à mettre en difficulté les uns ou les autres.

Pari eux, deux ventures capitalists partenaires du concours, Emmanuel Levi, de 360 Capital Partners, et Boris Golden, de Partech Ventures, Olivier Mathiot président de France Digitale, mais aussi deux participants du "Grand sud", Lionel Vargel, co fondateur de Compufirst, qui vient de s’installer à Montpellier et Marine Vallot, directeur associé de l’entreprise OpportunIT, représentante de la French Tech Aix Marseille.

Avant que les candidats ne présentent leur projet, Olivier Mathiot a tenu à rappeler en quoi cette initiative de France Digitale était importante : "En France, on a beaucoup de start-up mais pas assez d’argent : les fonds d’investissements américains ont tendance à se concentrer sur les projets anglo-saxons. Ce tour de table de la France numérique ne vise pas seulement à trouver un champion, il vise à amorcer la pompe, à irriguer le territoire."

profils variés

Le premier à passer a conscience de ne pas être le plus typique des candidats, pour une raison toute simple : il a 49 ans... Il choisit donc de s’en moquer lui-même dans une courte vidéo présentant l’équipe, avant même de présenter son innovation, Authentification Industries, un système permettant d’authentifier aussi bien les produits, que les documents ou les personnes. Arrive ensuite un candidat proposant une solution de digitalisation des points de vente, Octipas. Dans les deux cas, des sujets bien maitrisés par le jury qui pose du coup des questions précises sur la concurrence, sur les besoins réels des magasins, sur la stratégie d’internationalisation.

Le troisième candidat a probablement davantage surpris le jury. Julien Salanave est venu présenter sa société, Orée, et ses produits, déjà bien connus en région : des claviers et autres accessoires connectés réalisés en bois, un bois de la région travaillé dans la région. Au milieu de sociétés proposant des produits 100% technologiques, la proposition d’Orée qui mélange savoir-faire artisanal et haute technologie la sort tout de suite du lot. On est à mille lieux des inventions de laboratoire mais le jury est tout aussi intéressé que par les premiers candidats.

Entre deux présentations, les organisateurs passent la parole à Rachel Delacour, pour qu'elle raconte une success-story montpelliéraine, celle de son entreprise Bime Analytics et de la levée de fonds qu’elle a réalisée il y a deux ans pour ouvrir une filiale aux Etats-Unis. Comme Olivier Mathiot, elle a insisté sur les différences d’approche entre la France et les Etats-Unis, les investisseurs français ayant un œil beaucoup plus aiguisé sur le business-plan (les moyens envisagés) alors que les Américains regardent avant tout les opportunités de marché (les objectifs).

500 000 euros dans le viseur

Les présentations reprennent ensuite, avec notamment les explications de la société Algodone sur sa technologie unique de gestion des droits numériques et des licences en conception matérielle permettant d’éviter la contrefaçon et le piratage. Accompagnée par le Bic de Montpellier, Algodone est déjà une société reconnue, primée l’an dernier par le Sénat dans son concours Tremplin Entreprises, et qui cherche aujourd’hui à lever 900 000 ou un million d'euros pour se développer.

Toutes ces présentations étaient visibles par toute personne non présente physiquement grâce à une diffusion vidéo en direct grâce à la technologie d'une autre start-up : Plussh et son application de stream vidéo HD.

Comme les autres, elle espère toucher les 500 000 euros qui seront remis à la pépite gagnante de ce concours national lors de la finale, à Paris, le 28 mai. D'ici là, le Tour de France Digitale visitera encore Lille, Bordeaux, et dès le 5 mai, Nantes.

Anne Devailly

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