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[Tour des start-up] Le gouvernement invite les start-up à déballer leurs problèmes en ligne

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Dans le cadre du tour des start-up, le secrétariat d'Etat chargé du numérique a lancé ce mardi 28 novembre 2017 un questionnaire en ligne à destination des start-up pour recueillir et identifier leurs problèmes. Recrutement, financement, accès aux commandes publiques : les sujets sont variés. Des obstacles qui pourront être difficiles à lever alors que s'entrechoquent les intérêts des différents acteurs.

Le gouvernement invite les start-up à déballer leurs problèmes en ligne
Mounir Mahjoubi (à droite), entouré de start-uppers. © Simon Chodorge

Le secrétariat d’Etat chargé du numérique a lancé ce mardi 28 novembre 2017 un questionnaire en ligne à destination des start-up françaises. Présenté dans les locaux de l’école 42, le projet fait partie du "tour des start-up" initié en novembre. Cette consultation va durer quatre mois et doit permettre d’identifier les obstacles rencontrés par les jeunes pousses au quotidien et dans leur croissance. Assis aux côtés d’entrepreneurs, Mounir Mahjoubi, secrétaire d’Etat chargé du numérique, répète le mot d’ordre de l’événement : "On se dit tout".

 

Ouvert jusqu’au 22 décembre 2017, le questionnaire est ouvert aux start-ups, aux incubateurs et aux fonds d’investissement. Tous peuvent faire part de leurs difficultés liées à certains règlements, au recrutement, à certaines administrations, etc. Les propositions qui s’en dégageront pourront alimenter les futurs plans du gouvernement. Le secrétariat mentionne le plan pour la croissance et la transformation des entreprises ou encore la loi mobilité qui devraient être présentés en 2018.

 

Choc de culture entre vieilles solutions et nouveaux modèles d'entreprises

En préambule, Mounir Mahjoubi a déroulé les efforts déjà réalisés pour les entrepreneurs : "La première étape qu’on a faite pour faciliter la vie de ces start-up a été de simplifier le contexte réglementaire, légal et fiscal. C’est pour ça qu’on a mis en place cette flat tax de 30 % sur la plus-value pour faciliter l’investissement dans ces start-up. Les ordonnances travail vont aussi faciliter la capacité des start-up à recruter et à grandir."

 

Simplifier la vie des start-up françaises et bloquer leur fuite vers l’étranger, un sujet difficile quand les attentes des jeunes pousses peuvent diverger des intérêts citoyens. Erwan Keraudy, cofondateur de CybelAngel, prend l’exemple des baux de 3, 6 et 9 ans, inadaptés aux jeunes entreprises : "3 ans pour une start-up, c’est le siècle prochain. Je ne sais pas si je serai encore vivant dans 6 mois." Le secrétaire d’Etat réagit : "On a des solutions qui étaient très bien sur les 40 dernières années mais qui créent des troubles sur les nouvelles activités. Les baux 3/6/9 ont été inventés pour protéger les locataires."

 

Pas facile d’arbitrer entre les nouvelles entreprises et une réglementation qui protège tous les acteurs… "Dans le tour des start-ups, objectivement, il y a presque un tiers voire la moitié des sujets qui portent sur des lois qui étaient parfaitement équilibrées pour le passé et qui viennent s’entrechoquer avec les innovateurs”, estime Mounir Mahjoubi.

 

Le recrutement : un des problèmes les plus cités

Selon le secrétaire d’Etat, près de 150 000 personnes pourraient manquer au secteur numérique. Jasmine Anteunis, confondatrice de Recast.AI, parle des difficultés de recrutement au quotidien : "Le recrutement des profils techniques est encore très difficile, il n’y en a pas assez. On n’attire pas assez les bons profils, on n’est pas assez visibles en tant que start-up. On a besoin de personnes avec plus d’expérience, donc des personnes qui coûtent aussi plus cher et qui sont peut-être un peu plus frileuses du monde des start-up. Et pourtant, c’est la clef de notre croissance."

Un problème dont la résolution passera peut-être par l'éducation publique, en s'inspirant d'exemples comme l'école 42, déclare à L'Usine Digitale un proche du ministre : "On peut très bien imaginer un dialogue assez poussé avec nos universités, nos BTS, nos IUT pour savoir comment dans ces organismes un peu plus 'traditionnels' ont développé des formations un peu nouvelles.”

 

Une consultation jusqu’en février

Parmi les sujets les plus cités, on retrouve également pour l’instant l’accès aux commandes publiques et l’accès aux bases de données publiques. En février, le tour des start-up se conclura. L'heure alors pour le secrétariat d’Etat chargé du numérique de traiter les propositions.

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