Recevez chaque jour toute l'actualité du numérique

x

Tranquilien, quand open data et crowdsourcing profitent aux voyageurs franciliens

Le lancement de l'application pour smartphone Tranquilien, qui permet de connaître à l'avance le taux d'occupation de son train en Île-de-France, représente une première concrétisation de l'initiative de la SNCF dans l'open data. Les voyageurs équipés de smartphones sont également mis à contribution puisqu'ils peuvent informer le service de la fréquentation de leur train en temps réél.
Twitter Facebook Linkedin Flipboard Email
×

Tranquilien, quand open data et crowdsourcing profitent aux voyageurs franciliens
Tranquilien, quand open data et crowdsourcing profitent aux voyageurs franciliens © Tranquilien

Pour mettre fin aux trains bondés en Île-de-France, la SNCF dégaine une application. Avec la promesse de mettre fin au calvaire quotidien de millions de voyageurs des réseaux Transilien et RER C et D, Tranquilien s'impose ainsi comme le premier fruit de l'initiative de l'entreprise publique dans l'open data.

L'application a fait son apparition lundi 24 juin sur l'Apple Store. Elle permet de consulter à l'avance le taux de remplissage des trains par un code couleur simple : un "train vert" indique au voyageur qu'il pourra trouver à coup sûr une place assise, en orange qu'il aura une chance d'en trouver une et en rouge qu'aucune place ne sera disponible.

Les données des utilisateurs pour affiner les résultats

Pour fonctionner, Tranquilien s'appuie sur un algorithme qui utilise les données de la SNCF. Pour la gestion de son réseau, l'opérateur de transports utilise en effet des statistiques sur le trafic collectées ces dernières années. Mais pour affiner les résultats, l'application propose également à l'utilisateur d'indiquer en temps réel la fréquentation de son train. Une interface collaborative, ou crowdsourcing, qui permet ainsi aux voyageurs de corriger en direct des prévisions qui se seraient révélées fausses et fournir une meilleure information aux passagers des gares suivantes sur un trajet donné.

L'application utilise aussi des données de localisation des utilisateurs mais assure garantir l'anonymat des contributeurs afin d'éviter de déclencher un "bad buzz" auprés des défenseurs de la vie privée, comme ce fut le cas avec le projet de péage par reconnaissance faciale de la RATP en mai dernier.

De Transifoule à Tranquilien

Développé par la start-up Snips, l'application alors baptisée "Transifoule" avait fait partie des lauréats du concours Open App organisé par la SNCF l'an dernier. A l'origine de ce projet, la simple idée d'un voyageur internaute qui proposait en février 2012 de "fournir l'affluence quotidienne sur chaque transilien pour optimiser son trajet et de fait participer à la régularisation du trafic en gares"

Un peu moins d'un an et demi plus tard, Tranquilien est donc sur les rails. L'application a d'ailleurs reçu le soutien d'Etalab, le service du gouvenement chargé de promouvoir l'ouverture des données publiques. A travers l'initiative #dataconnexions, Tranquilien a ainsi reçu un prix dans la catégorie "tourisme" ce lundi 24 juin.

Prochaine étape pour l'application : elle sera proposée aux utilisateurs de smartphones Android à l'automne prochain. L'extension promise du service aux lignes surchargées des RER A et B devrait également contribuer au succès de Tranquilien, même si l'impact sur le trafic est encore à démontrer. Face à la saturation des transports publics, la SNCF explore toutes les pistes : en mars dernier, elle appelait les entreprises à adapter les heures d'embauches de leurs salariés pour limiter l'engorgement du réseau aux heures de pointe.

Julien Bonnet