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Transformation digitale : Oracle veut donner l’exemple... pour convaincre ses clients

Le géant américain informatique Oracle tente de s’appliquer à lui-même la transformation digitale qu’il promeut auprès de ses clients. Au programme : la migration vers le cloud computing et la digitalisation de ses services de ventes, marketing et clients.
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Transformation digitale : Oracle veut donner l’exemple... pour convaincre ses clients
Transformation digitale : Oracle veut donner l’exemple... pour convaincre ses clients © Wikimedia commons

La transformation digitale est le thème de la journée organisée par Oracle à Paris, le 21 novembre 2014. Dans sa keynote, Mark Hurd, le nouveau patron du groupe, a expliqué aux 800 personnes présentes parmi ses clients et ses partenaires en France, les moteurs et les bénéficies de cette révolution en cours dans toute l’économie. Et bien sûr, il a profité de l’occasion pour présenter son entreprise comme le compagnon technologique de ses clients dans cette mutation.

Mais qu’en est-il de la transformation digitale d’Oracle lui-même ? Car si le géant informatique américain est un acteur majeur du numérique, il est confronté tout autant, voire plus que ses clients, à cette transformation. Le premier défi concerne la migration vers le cloud computing. Présent, comme IBM, dans le matériel (serveurs), le logiciel et les services, Oracle a tenté de résister à la vague de l’infonuage. Son président-fondateur Larry Ellison est allé jusqu’à qualifier alors le cloud de "non-sens". Aujourd’hui, il veut, au contraire, faire d’Oracle la "cloud company" numéro un dans le monde. Avec à la clé, une enveloppe de 15 à 20 milliards de dollars dédiées aux acquisitions dans les deux années à venir dans ce domaine.

Virage cloud tardif

Mark Hurd, qui lui a succédé, en septembre 2014 en tant que directeur général, se montre avare de détails sur ces nouvelles ambitions. "Nous investissons massivement dans le cloud computing, affirme-t-il sans dévoiler de montant. Les résultats atteignent déjà des niveaux significatifs : 40 000 clients, un chiffre d’affaires de 2 milliards de dollars sur une base annuelle, et une croissance de plus de 50%. Pour soutenir ce développement, nous venons d’ouvrir de nouveaux datacenters au Canada, au Brésil et en Allemagne." Mais ce virage reste timide puisque le cloud représente à peine 4% du chiffre d’affaires total.

Le patron d’Oracle promet la poursuite de l’effort d’investissement, avec notamment le projet d’ouvrir de nouveaux datacenters en Europe où il dispose déjà de six centres de données : trois au Royaume-Uni, deux en Allemagne et un aux Pays-Bas. Sans toutefois préciser où et quand. Il reconnait subir la banalisation du cloud d’infrastructure (IaaS pour Infrastructure as service), un segment de marché sur lequel règne en maître Amazon Web Services. Mais il estime son groupe bien placé pour se différencier dans le segment du logiciel à la demande (SaaS pour Software as a service), domaine d’excellence de Salesforce, et dans le segment de plate-forme de développement d’applis (PaaS pour Platform as service), domaine dominé par Google et Microsoft.

Numériser le marketing

Mark Hurd ne semble pas se préoccuper du bouleversement de modèle économique que cela risque d’entraîner chez Oracle. "Le cloud computing ne va pas tout prendre, justifie-t-il. Le modèle traditionnel va subsister, et à terme, les deux modèles cohabiteront dans le cadre d’environnements hybrides."

Oracle ne se contente pas d’adapter son modèle à l’évolution du marché. Il transforme également ses processus internes en utilisant le digital dans ses services de vente, marketing et clients. " Nous investissons des centaines de millions de dollars à cet effet, détaille Mark Hurd. Nous voulons que les ventes, le marketing et le service clients communiquent mieux entre eux afin d’améliorer la conversion des contacts en clients." Là encore, le résultat serait déjà tangible : 20% d’amélioration du taux de conversion commerciale, selon Mark Hurd.

Ridha Loukil

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