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Travailler pour une licorne ou pour un groupe du CAC 40 ? Les jeunes actifs ont choisi...

Étude Le cabinet d'études Universum recense d'habitude les entreprises préférées des étudiants. Il s'est cette fois penché sur les entreprises les plus séduisantes pour les jeunes professionnels français. Le secteur des techonologies confirme sa percée. Surtout, c'est le mode de travail des start-up qui les fait rêver. Les jeunes veulent de l'autonomie et travailler dans une entreprise qui cartonne. Qui leur donnerait tort ?
mis à jour le 22 septembre 2016 à 06H59
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Travailler pour une licorne ou pour un groupe du CAC 40 ? Les jeunes actifs ont choisi...
Un produit sympa apprécié des jeunes, une success story à la française et un siège comme en Californie.. la recette gagnante des RH de blablacar © Emmanuelle Delsol

Le community manager de Saint-Gobain va pouvoir organiser une séance de brainstorming. Blablacar, et plus généralement les licornes du numérique, emportent tout sur leur passage dans les classements sur l'attractivité des entreprises privées. Après les étudiants, les jeunes professionnels clament à leur tour leur amour pour le site de covoiturage.

 

L'enquête réalisée par Universum auprès d'anciens diplômés d'écoles de commerce ayant au moins une année d'expérience (*) classe Blablacar à la cinquième place devant Danone ou Chanel (l'entreprise de luxe fait elle aussi une entrée fracassante). Chez les ingénieurs, Blablacar est classé 33e... une fois encore juste devant Saint-Gobain qui obtient la 34e place.

 

Chez les profils "écoles de commerce", trois des cinq entreprises les plus séduisantes appartiennent au secteur high tech, avec dans l'ordre Google (2), Apple (3) et Blablacar donc (5). Les deux autres entreprises du Top 5 sont LVMH et L'Oréal. Chez les jeunes ingénieurs, Google confirme son statut d'enfant chéri des jeunes professionnels, en étant classée ici aussi deuxième. Apple arrive neuvième. Si Microsoft n'est "que" 15e, l'entreprise a gagné 12 places par rapport à l'an dernier.

 

Un saut de 45 places pour Criteo

Côté jeunes pousses prometteuses, Parrot se classe 13e et progresse de 28 places par rapport à l'an dernier. Criteo obtient la 52e place auprès des ingénieurs en poste, l'entreprise progresse de 45 places par rapport à l'an dernier. Orange gagne de son côté 25 places et se classe 17e.

 

"Les ingénieurs plébiscitent de plus en plus les entreprises du secteur IT", observe Universum, qui ajoute : "la plus belle progression côté ingénieur est réalisée par Criteo, une entreprise très dynamique qui recrute à l'année une centaine de profils spécialisés en recherche et développement et mène de nombreuses actions de recrutement". C'est dire que ce n'est pas le volume annuel de recrutement qui fait l'attractivité des employeurs potentiels. Peut-être même que c'est le contraire, moins il y a de place, plus l'entreprise fait rêver, car en être apparaît comme une sorte de Graal atteint.

 

Universum décrypte aussi la différence entre ce classement et celui réalisé auprès des étudiants. Chez les étudiants en école de commerce, la société d'études remarque que "les écarts les plus importants concernent les sociétés d'audit et de conseil". Rien d'étonnant, car ces sociétés cherchent avant tout à recruter les jeunes. Et "chez les ingénieurs, les expérimentés semblent moins attirés par les constructeurs automobiles que les futurs diplômés."

 

L'esprit start-up plus que la techno

En dépit de ses bons résultats auprès des jeunes professionnels, le secteur IT réalise encore de meilleurs scores auprès des étudiants, comme en témoigne les scores d'IBM ou d'Electronic Arts (qui se classent respectivement 35 et 25 places plus hauts chez les étudiants que chez les jeunes professionnels).

 

En revanche, les start-ups "séduisent davantage les candidats ayant déjà fait leurs armes, note Universum. Lors du choix de leurs aspirations principales, les plus expérimentés montrent un intérêt croissant pour l'indépendance, l'autonomie et l'entreprenariat. Leur carrière est déjà dessinée, ils souhaitent donner du sens à leur activité autour de projets plus créatifs, innovants et alignés avec leurs propres valeurs." Les efforts des grands groupes pour se rapprocher de l'univers numérique et des start-ups n'est peut être pas tant destiné à assurer la transformation digitale que pour convaincre les meilleurs des jeunes de les rejoindre.

 

(*) L'étude a été réalisée auprès de 30 000 personnes, dont 11 451 anciens élèves provenant des mêmes grandes écoles (ingénieurs ou commerce) que celles interrogées pour les enquêtes sur les étudiants.  

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1 commentaire

Olivier Rivière
22/09/2016 08h28 - Olivier Rivière

Etude intéressante mais aux résultats partiellement inquiétants pour ne pas dire affligeants. Tout d'abord la perte de sens du terme "entreprise de technologie"; il faut beaucoup plus de technologie pour fabriquer une voiture ou un avion que pour faire tourner l'infrastructure de Google ou d'Amazon, même si celles-ci sont des réalisations extraordinaires. Le terme "entreprise de technologie" est donc actuellement très mal utilisé et contribue à présenter aux jeunes et au grand public une image fausse du tissu économique. Dès le départ, l'image des entreprises offerte - essentiellement par les médias - aux jeunes et moins jeunes est distordue par un filtre fait de croyances et d'ignorance. Que selon sa personnalité un jeune préfère un grand groupe, une PME ou ETI, une (vraie) start-up ou l'une des très (rares) licornes est normal et cette diversité doit être encouragée. Ne mettre en avant dans les médias qu'une facette, les start-ups, et ne pas ou peu parler de leur côté sombre - des masses d'argent brûlées pour au final très peu de créations d'emplois durables - est tout simplement débile et dangereux pour le futur de notre économie et de notre société. Les USA, l'Allemagne, l'Inde créent et développent des PME et ETI dans tous les domaines et sans se focaliser uniquement sur les start-up .. et ça crée des emplois, ce qui - globalement - n'est pas le cas en France.

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