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"Très haut débit pour tous : il y a urgence !" alerte Nicolas Célier de France digitale

Tribune France digitale n'en peu plus d'attendre que les opérateurs télécoms français déploient le très haut débit via la fibre. Il y aurait pourtant une solution pour accélérer le mouvement, rappelle Nicolas Célier, investisseur en capital-risque et membre du conseil d’administration de France Digitale : séparer le réseau de son exploitation en confiant le déploiement à une structure unique.

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Très haut débit pour tous : il y a urgence ! alerte Nicolas Célier de France digitale
"Très haut débit pour tous : il y a urgence !" alerte Nicolas Célier de France digitale © C.C. - Flickr - Twistiti

La France est en retard pour l’équipement en très haut débit. Les statistiques publiées par Akamai dans son traditionnel "state of the Internet report" pour la fin 2015 classent le pays au 44ième rang mondial  en termes de débit internet sur les lignes fixes, l’un des pires classements d’Europe. Fin 2015, 5 % seulement des abonnés étaient reliés au réseau par de la fibre optique de bout en bout.

 

Occasion manquée

L’équipement en très haut débit est le socle de l’économie numérique. Par le retard du déploiement de la fibre optique, la France manque une occasion rare de faciliter la croissance économique, de rendre l’ensemble du territoire attractif et d’y réduire les inégalités sociales.

 

En effet, rendre accessible le très haut débit à tous, c’est généraliser l’accès à la connaissance, c’est donner à chacun la chance de comprendre le monde numérique et d’y trouver une place. C’est aussi favoriser la création de nouveaux projets et nouvelles entreprises, de faciliter la transition numérique des PME et la création d’emplois dans les zones rurales.

 

La faute aux opérateurs !

Les causes principales de ce retard résident dans le manque d’intérêt des opérateurs privés qui se concentrent sur les acquisitions de clients moins couteux dans les zones denses (22 agglomérations), sur le développement d’infrastructures mobiles plus légères et sur la monétisation à court terme des réseaux cuivre existants. Les partenariats public-privés mis en place en principe à partir de 2010 avec les collectivités locales n’ont pas encore produit des effets significatifs notamment parce qu’ils ont donné naissance à des acteurs locaux dont la taille sous-critique ne permet pas d’investir et de contrôler l’exploitation de nouveaux réseaux optiques.

 

Séparer le réseau de son exploitation

Pourtant des solutions existent. L’une d’entre elles a été mise en place avec succès dans certains pays de l’OCDE. Elle consiste à séparer le réseau de son exploitation et à faire réaliser par un opérateur unique l’infrastructure de gros en fibre optique en l’ouvrant à tous les opérateurs privés de détail, stimulant ainsi la concurrence. Un tel déploiement peut être mené de manière rentable et justifiée sur des fonds publics. Le niveau actuel des taux d’intérêt est particulièrement propice à lever de la dette en vue de financer les grands travaux profitables et créateurs d’emploi qui génèreront la croissance durable et équitable de demain. N’attendons plus !

 

Nicolas Célier, investisseur en capital-risque et membre du conseil d’administration de France Digitale

 

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* Les commentaires postés sur L’Usine Digitale font l’objet d’une modération par l’équipe éditoriale.

4 commentaires

cheramy
13/05/2016 12h54 - cheramy

L'Administrateur de France Digitale n'est pas content, mais il ne dit pas la vérité. Qui a réellement besoin du très haut débit ? M. Célier, sans doute ! Moi, je n'ai pas besoin de payer des impôts inutiles ! Allez, M. Celier, faites nous rire encore en nous prouvant pas a plus b que 1 milliard d'euros fait augmenter le PIB et la pression atmosphérique de 0,5 %, tout en réduisant le chômage. Et vous savez que la Ligne Maginot a arrêté le nuage de Tchernobyl ! On est des costauds en France !

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trescheramy
13/05/2016 16h08 - trescheramy

qui a besoin des autoroutes, des ponts, des gares, des aéroports? au lieu d'investir dans les technologies du 19e siècle, je préfère que mes impôts soient dirigés vers les infrastructures de demain...

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flo
15/05/2016 18h17 - flo

cheramy , Qui a réellement besoin du très haut débit ? moi , j'en ai sérieusement besoin , situé a 4 km 600 du nra en campagne , ça rame , déconnections intempestives de 8h a 18h ( pas d'internet en journée , je suis obligé de prendre un forfait mobile 20go ) !!!!!!! mon pote , au lieu de sortir des sottises pense a ceux qui on une connexion pourrie ou inexistante . la fibre optique , moi je l'attend de pied ferme!!!!!!!!!!!! cheramy , tu n'est qu'un gros égoïste , tu pense qu'a toi et les autres tu t'en fout royalement !!!!! ........ÉGOCENTRIQUE le cheramy , honte a toi !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

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Marc Duchesne
11/05/2016 23h14 - Marc Duchesne

1. 90% de la Population et des Elus pensent "TriplePlay" quand on leur parle de "Très Haut Débit". 2. Remplacer "Mutualisation" (des Derniers Mètres) par "Dégroupage" (de la Ligne Optique), et le paradigme changera. 3. Faire comprendre une bonne fois pour toute que les réseaux de communications (à très haut débit ou pas) doivent être considérés comme des routes (et des autoroutes) : Des infrastructures reliant un point A à un point B, quels que soient ces points et où qu'ils se trouvent, permettant à chacun de circuler dans n'importe quel sens à n'importe quelle vitesse (dans certaines limites) en transportant biens et/ou personnes (dans le respect de la Loi) avec le véhicule de son choix (imposé ou volontaire).

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