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Trois fois plus d’antennes relais moins puissantes, pour protéger les Français des ondes

Pour diminuer l’exposition de la population française aux ondes émises par les antennes relais, il faudrait multiplier par trois leur nombre sur le sol français. Sans cela, la couverture réseau perdrait de sa qualité. C’est ce que conclu un rapport remis au gouvernement le 26 septembre 2013.
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Trois fois plus d’antennes relais moins puissantes, pour protéger les Français des ondes
Trois fois plus d’antennes relais moins puissantes, pour protéger les Français des ondes © Alvimann - MorgueFile - C.C.

Une France hérissée d’antennes de téléphonie mobile. Voilà le prix à payer pour minimiser l’exposition de la population aux ondes radio, sans diminuer la qualité de la couverture réseau. Le Copil, un comité créé en 2009 à la suite du Grenelle des ondes, a réalisé pendant deux ans une étude de terrain dans 16 communes françaises aux caractéristiques diverses (campagne, ville, montagne…).

Objectif ? Tester les conséquences d’un abaissement de la puissance d’émission des antennes à 0,6 volt par mètre, comme le réclament les associations écologistes. Dans un rapport remis le 26 août au gouvernement, la commission révèle que pour ne pas affaiblir la couverture réseau, il faudrait multiplier au minimum par trois le nombre des antennes sur le territoire national (rapport à la fin de l'article).

Les limites sont respectées

Pour que les Français puissent continuer à utiliser leur mobile normalement, il faudrait passer de 157 000 installations à plus de 470 000. Sans ces nouvelles antennes, la couverture réseau à l’intérieur des bâtiments à Paris dans le 14ème arrondissement baisserait par exemple de 82%, ou encore de 44% à Grenoble.

Mais ce rapport ne demande pas au gouvernement de choisir entre la santé de ses ressortissants et la beauté des paysages du pays. Une équipe de scientifiques a mesuré les niveaux d’exposition sur plusieurs centaines de millions de points, dans les villes où l’étude a été réalisée (Brest, La Rochelle, Paris, Canne ou encore Thiers). Dans 90% des cas, ils sont inférieurs à 0,7 volt par mètre et dans 99% à 2,7 volts par mètre. Les valeurs limites sont très largement supérieures : entre 40 et 61 volts par mètre pour la téléphonie mobile.

Les boitiers wifi aussi coupables

Ces résultats ont suscité de vives réactions de la part des écologistes, qui se battent pour que le gouvernement reconnaisse les effets nocifs sur la santé des antennes relais. Les membres de l’association Robin des toits critiquent les méthodes utilisées pour conduire ces expérimentations. Elles disqualifieraient le seuil de 0,6 volt par mètre défendu par les verts.

Mais en se plongeant dans les résultats de l’étude, les associatifs pourraient trouver de nouveaux chevaux de bataille : elle révèle que dans 20% des cas, les ondes émises dans les lieux les plus exposés ne sont pas majoritairement le fait des antennes relais. Elles sont émises par les boîtiers wifi, mais aussi les radios FM ou encore… les téléphones portables.

Rapport COPIC 31 Juillet 2013 by L'Usine Nouvelle

Lélia de Matharel

 

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