Recevez chaque jour toute l'actualité du numérique

x

"Notre ambition est de poursuivre notre expansion européenne", Philippe Chainieux, Made.com

Sur fond de résultats financiers en forte croissance, Made.com entend poursuivre son offensive européenne en pénétrant de nouveaux marchés. Au programme : le Portugal, l’Italie, le Danemark et la Suède. Trois questions à Philippe Chainieux, son directeur général.
Twitter Facebook Linkedin Flipboard Email
×

Notre ambition est de poursuivre notre expansion européenne, Philippe Chainieux, Made.com
Philippe Chainieux, directeur général de Made.com © Made.com

Comment se porte Made.com ?

Philippe Chainieux : Nous avons réalisé l’an dernier un chiffre d’affaires de 197 millions d’euros, soit une hausse de 37 % sur une année. La croissance du marché britannique, qui avait été de 27% en 2017, s’est même accélérée en 2018, avec un bond de 34 % pour un CA de 100 millions de livres.

Pour l’Europe continentale, qui regroupe la France, l’Allemagne et le Bénélux, la croissance a été de 40 % en 2018. Notre secteur d’activité rencontre aujourd’hui le même phénomène qui a touché le secteur de la mode il y a quelques années : on ne se pose plus la question de savoir si l’on achète des meubles et des éléments de décoration en ligne.


Quels sont vos projets de développement sur les prochains mois ?

P. C. : Notre ambition est de poursuivre notre expansion européenne et de consolider notre place de leader de marque et de design sur ce continent. Nous nous sommes lancés sur le marché espagnol il y a quatre mois. Les niveaux de croissance atteints sur ce marché sont déjà plus importants que ceux qu’ils étaient pour la France quatre mois après l’ouverture de made.com sur ce marché.  Cette année, nous envisageons aussi de nous lancer au Portugal, en Italie, au Danemark et en Suède.


Quelles mesures concrètes avez-vous prises pour vous protéger du Brexit ?

P. C. : Nous avons pris deux séries de mesures. Nous avons fait en sorte que notre chaîne d’approvisionnement soit complètement indépendante entre l’Europe continentale et le Royaume-Uni. Nous avons donc ouvert des entrepôts, un en France et l’autre en Belgique. Nous en possédons deux autres en Angleterre.

La poursuite de l’attractivité des talents constitue l’autre grande problématique du Brexit. Made.com dispose à l’heure actuelle de près de 500 salariés de 30 nationalités différentes, conséquence en grande partie du cosmopolitisme londonien.


Afin de nous immuniser contre d’éventuels risques liés à une absence d’accord entre le Royaume-Uni et l’UE, nous avons ouvert des bureaux en Europe continentale – Paris, Amsterdam et Berlin – de façon à rester plus proches de nos marchés. Ces initiatives auraient été prises indépendamment du Brexit. La sortie du Royaume-Uni de l’UE a simplement servi d’accélérateur.

Réagir

* Les commentaires postés sur L’Usine Digitale font l’objet d’une modération par l’équipe éditoriale.

 
media