Recevez chaque jour toute l'actualité du numérique

x

Tronics Microsystems cherche à bondir en entrant en bourse

Le spécialiste grenoblois de Mems haut de gamme a entamé sa démarche d’introduction en bourse. Une opération qui vise accélérer sa croissance avec l’objectif de quadrupler son chiffre d’affaires en 2018.
Twitter Facebook Linkedin Flipboard Email
×

Tronics Microsystems cherche à bondir en entrant en bourse
Tronics Microsystems cherche à bondir en entrant en bourse © Tronics Microsystem

C’est une nouvelle étape pour Tronics Microsystems. Le spécialiste grenoblois de Mems haut de gamme a entamé la première étape de sa démarche d’introduction en bourse sur le marché Alternext d’Euronext à Paris en déposant le document de base auprès de l’Autorité des marchés financiers (AMF). Grâce à cette opération, il espère lever assez de fonds pour donner une nouvelle impulsion à son développement.

Créé en 1997, à Crolles, près de Grenoble, Tronics Microsystems se spécialise dans les nano et microsystèmes électromécaniques (Nems et Mems), dispositifs miniatures fabriqués sur silicium comme des puces électroniques pour servir de capteurs ou d’actionneurs. Alors que des grands acteurs comme STMicroelectronics, Bosch ou InvenSense s’adressent à des marchés grand public à grands volumes comme les mobiles ou les consoles de jeux, il a choisi, lui, de se focaliser sur les produits sur mesure pour les applications haut de gamme dans l’aéronautique, la défense, le médical ou l’industrie.

Il se distingue par son modèle "Fablite", qui combine la production interne des petites séries, dans une unité de fabrication en propre à Crolles, et la sous-traitance de la production des grandes séries chez Honeywell, à Dallas, aux Etats-Unis. La société emploie près de 90 personnes et affiche un chiffre d’affaires de 10,2 millions d’euros en 2013.

Un bon cru 2014 pour Tronics Microsystems

Tronics Microsystems détient 25 familles de brevets, résultat de 15 années de R&D et 15 millions d’euros d’investissement. En 2012, il a conclu un accord de licence croisé avec le CEA-Leti, à Grenoble, qui lui ouvre l’accès à une technologie de rupture permettant de combiner plusieurs mesures (accéléromètres, gyromètres, magnétomètres, capteur de pression et à terme microphone) dans le même dispositif. Avec en perspectives des opportunités de développement dans le marché grand public.

L’optimisme est de mise. D’autant que Tronics Microsystems a gagné 13 nouveaux clients en 2014 dans l’industrie, l’aéronautique et le médical. La société, qui avait fondé jusqu’ici sa stratégie sur le développement de produits sur mesure, ambitionne d’accélérer sa croissance en créant ses propres produits standards. Avec l’objectif d’atteindre 40 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2018, près de quatre fois celui de 2013. La société est rentable avec un résultat net de 82 000 euros sur le premier semestre 2014 pour un chiffre d’affaires de 6 millions d’euros, en progression de 20%.

Ridha Loukil

Réagir

* Les commentaires postés sur L’Usine Digitale font l’objet d’une modération par l’équipe éditoriale.

 
media