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Trophée de l'ingénieur "digital" de demain pour Florian Pradines

Lors de la première cérémonie des Trophées des ingénieurs de demain organisée le 1er décembre par L'Usine Nouvelle et Industrie & Technologies, Florian Pradines a remporté le prix de la catégorie "digital". L'étudiant de Polytech Nice-Sophia Antipolis a développé SmartCrypter, une application pour se passer des mots de passe.  

mis à jour le 02 décembre 2015 à 08H26
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Trophée de l'ingénieur digital de demain pour Florian Pradines
Trophée de l'ingénieur "digital" de demain pour Florian Pradines © Geoffroy Mathieu

SmartCrypter est une application mobile qui permet de chiffrer des fichiers sur un smartphone utilisant le système d’exploitation Android. Elle utilise pour ce faire une combinaison de paramètres choisis par l’utilisateur au lieu du traditionnel mot de passe. Cela peut être la carte SIM, l’identifiant unique du téléphone, le réseau Wi-Fi sur lequel il est connecté, la zone géographique, un code PIN et même, bientôt, les capteurs d’empreintes digitales.

 

C’est début 2015 que Florian Pradines a l’idée de concevoir SmartCrypter. Il constate que la plupart des problèmes de sécurité informatique sont liés à l’utilisateur. Et se dit que le meilleur moyen pour supprimer ce facteur d’insécurité, c’est de ne plus utiliser de mot de passe. "Les gens n’ont généralement pas la patience ni la discipline pour créer et retenir de multiples mots de passe longs et complexes", remarque-t-il. Après plusieurs mois de travail, SmartCrypter sort en juillet 2015.

Où sera-t-il dans cinq ans ?
"Je souhaiterais travailler dans la sécurité… peut-être monter ma propre entreprise si je trouve une idée suffisamment bonne. Dans un premier temps je voudrais créer un gestionnaire de mots de passe et mettre en place des partenariats avec les entreprises pour qu’elles utilisent mon système."

 

Le logiciel utilise les standards de chiffrement AES et RSA et se démarque par sa triple approche de la sécurité, avec un côté utilisateur, un côté smartphone et un côté serveur. "Ces trois phases permettent à ma solution de rester sécurisée même si le système d’exploitation est compromis", souligne-t-il. Le serveur est géré par Florian lui-même.

 

Il est tombé dans l’informatique à 12 ans, mais n’a ­commencé à s’intéresser à la sécurité informatique qu’à partir de 16 ans. Il débute avec le web, dans un premier temps, mais se tourne rapidement vers les mobiles, alors en plein essor. À 18 ans, il est embauché par la société marseillaise Phonesec, spécialisée dans la prévention des risques numériques. "J’avais découvert une vulnérabilité touchant les smartphones Samsung. Je l’ai publiée sur un site et c’est comme ça qu’ils m’ont repéré", explique-t-il.

 

Il travaille alors pour Phonesec tout en effectuant un DUT en informatique à Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône). Il part ensuite en école d’ingénieur à Polytech Nice-Sophia Antipolis, ce qui lui permet de gagner en logique et d’acquérir des connaissances en théorie informatique. Ce fan de tennis reste malgré tout actif dans la communauté globale de la sécurité informatique, en développant "des projets pour l’Owasp (Open web application security project), une communauté en ligne travaillant sur la sécurité des applications web."

Les autres nommés


Maxime Alay-Eddine (Cyberwatch) Cyberwatch est un logiciel de correction automatique de vulnérabilités informatiques qui fonctionne comme un vaccin sur les serveurs.

Ismaël Nabti (École centrale Marseille) Hep est une application mobile qui facilite les rencontres lors d’événements professionnels.

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