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Uber affiche 1,2 milliard de dollars de pertes pour ce trimestre, mais sa profitabilité augmente

Uber creuse ses pertes. Après avoir annoncé des pertes colossales de 5 milliards de dollars lors du deuxième trimestre 2019, l'entreprise de VTC affiche des pertes de 1,2 milliard de dollars pour le troisième trimestre. Uber espère toutefois être rentable en 2021, notamment grâce à son activité historique de transport de personnes.
mis à jour le 05 novembre 2019 à 17H51
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Uber affiche 1,2 milliard de dollars de pertes pour ce trimestre, mais sa profitabilité augmente
Uber affiche 1,2 milliard de dollars de pertes pour ce trimestre, mais sa profitabilité augmente © Pixabay

Uber a présenté lundi 4 octobre 2019 ses résultats pour le troisième trimestre. Après les pertes colossales de 5,24 milliards de dollars affichées lors du précédent trimestre, ces résultats étaient attendus. L'entreprise de VTC annonce un chiffre d'affaires de 3,8 milliards de dollars, en croissance de 30% par rapport à la même période l'année dernière. De meilleurs revenus qu'attendu, puisque les analystes tablaient sur 3,7 milliards de dollars.

 

1,2 milliard de dollars de pertes

Sur ce trimestre, les pertes d'Uber s'élèvent à 1,2 milliard de dollars, dont 401 millions de dollars dus aux frais de compensation liés à son entrée en Bourse (et qui correspondent aux rémunérations en action distribuées aux employés). Si ces pertes sont moins élevées que ce qu'attendaient les experts, elles restent au-dessus de celles de son rival Lyft qui a dévoilé des pertes de 463,5 millions de dollars pour ce trimestre. Les deux concurrents dépensent notamment des sommes considérables en campagnes marketing et offres de promotionnelles afin d'attirer de nouveaux clients.

 

Malgré ces pertes, la société espère tout même être rentable en 2021, rappelle The Verge. Afin d'assainir ses finances, Uber a supprimé plus de 1100 postes à travers différents services en l'espace de quelques mois. Une réorganisation qui devrait porter ses fruits sur les résultats futurs de la société. Uber compte aussi sur sa division historique de transport de personnes, qui devrait être rentable plus rapidement que ses autres divisions, selon les déclarations, l'été dernier, du CEO d'Uber, Dara Khosrowshahi.

 

Uber tiré par sa division Rides dont la croissance ralentit

Toutes ses activités confondues, Uber compte 103 millions d'utilisateurs actifs (+26%) pour un nombre total de 1,77 milliard de courses (+31%). Le montant brut des réservations (l'argent perçu par Uber pour les courses et les livraisons avant rémunération des chauffeurs, coursiers et autres dépenses) s'établit à 16,5 milliards de dollars (en croissance de 29% par rapport à l'année dernière).

 

Le chiffre d'affaires de sa division Rides (transport de personnes) s'élève à 2,89 milliards de dollars, soit une croissance de 21% par rapport à la même période l'année dernière. Quant à ses divisions Eats et Freight, elles affichent des chiffres d'affaires de respectivement 645 millions dollars et 218 millions de dollars, soient des croissances de 68% et 78%. Des chiffres qui semblent justifier la stratégie de diversification mise en place par l'entreprise de VTC, même si "les résultats prouvent la profitabilité croissante du segment transport de personnes", tempère Dara Khosrowshahi dans un communiqué.

 

Une "profitabilité croissante" qui pourrait être freinée en raison de la contestation de son modèle économique. La Californie a récemment voté une loi tendant à requalifier les chauffeurs de VTC en salariés. Un bouleversement qui mettrait à mal le modèle prôné par les plates-formes de mise en relation, dont les finances risquent de très fortement pâtir d'une telle requalification. Lyft, Uber et DoorDash (start-up de livraison de repas à domicile) ont donc créer un fonds de 90 millions de dollars (soit 30 millions par entreprise) afin de financer un référendum.

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