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Uber contraint de suspendre son service à Bruxelles à partir de vendredi

A la suite d'une décision de la cour d'appel de Bruxelles qui provoque un tollé, les activités d'Uber seront quasiment à l'arrêt à partir du 26 novembre 2021.
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Uber contraint de suspendre son service à Bruxelles à partir de vendredi
Uber contraint de suspendre son service à Bruxelles à partir de vendredi © Victor Avdeev/Unsplash

A partir du 26 novembre à 18h, Uber cessera ses activités à Bruxelles. Le service de VTC y est contraint par une décision de la cour d'appel de Bruxelles du 24 novembre 2021, dans un dossier opposant la compagnie des Taxis Verts au service UberX.

La cour a
rendu un arrêt "impliquant que l’injonction de cesser d’opérer, émise en 2015 à l’encontre d’UberPop, s’applique également aux services de mobilité fournis par des conducteurs professionnels", a déclaré Uber dans un communiqué. UberPop, qui mettait en relation des passagers avec des chauffeurs particuliers, a également été interdit en France.

Une réglementation de 1995 toujours pas réformée
2000 chauffeurs VTC travaillent pour Uber à Bruxelles. Seuls les chauffeurs opérant sous licence flamande seront encore autorisés à exercer, ce qui représente environ 5% de la flotte.


"Cette décision a été prise sur la base d’une réglementation obsolète, rédigée à une époque antérieure aux smartphones, que le gouvernement a promis de réformer au cours des sept dernières années, exercice auquel il a échoué", a déclaré le patron d'Uber Belgique, Laurent Slits. Il fait référence à l'ordonnance taxis régionale de 1995, qui interdit aux chauffeurs ne disposant pas de la licence de taxi de faire du maraudage.

Mouvement de protestation
Les chauffeurs Uber ont annoncé leur intention de "bloquer tout Bruxelles" pour protester contre la décision de justice et obtenir une solution leur permettant de continuer à travailler pour la plateforme. Ils ont déjà mis leur menace à exécution mercredi soir et jeudi matin.

La décision de la cour d'appel de Bruxelles a entraîné des remous jusque dans les rangs politiques, l'opposition accusant les autorités locales de faire trainer son plan taxis depuis 7 ans et de paupériser la profession des VTC. La Fédération bruxelloise des taxis a même porté plainte contre une sénatrice qui accusait "
la mafia locale des taxis" de "dicter les lois par l'intermédiaire des députés PS".

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