Actualité web & High tech sur Usine Digitale

Recevez chaque jour toute l'actualité du numérique

x

Uber investit 200 millions de dollars par an dans sa filiale de transport de marchandises Uber Freight

Le géant du VTC a annoncé lundi 9 septembre 2019 qu'il va investir 200 millions de dollars par an dans la région de Chicago, aux Etats-Unis. Cette somme va être affectée au développement de son entité de mise en relation des transporteurs avec des expéditeurs Uber Freight.
mis à jour le 10 septembre 2019 à 15H39
Twitter Facebook Linkedin Flipboard Email
×

Uber investit 200 millions de dollars par an dans sa filiale de transport de marchandises Uber Freight
Uber investit 200 millions de dollars par an dans sa filiale de transport de marchandises Uber Freight © Uber Freight

Si l'entreprise de VTC a (pour l'instant) abandonné ses projets de camion autonome, Uber croit toujours en Uber Freight, sa plate-forme de mise en relation de routiers avec des entreprises souhaitant transporter des marchandises. Uber a annoncé lundi 9 septembre 2019 qu'il va investir 200 millions de dollars par an dans la région de Chicago aux Etats-Unis. L'essentiel de cette somme servira à établir le siège social d'Uber Freight à Chicago et à recruter des centaines de salariés. Cette annonce intervient alors qu'Uber a affiché des pertes colossales de 5 milliards de dollars au deuxième trimestre 2019.

 

Uber Freight présent aux etats-Unis et en Europe

Après le transport de personnes et de nourritures, Uber a lancé sa plate-forme dédiée au transport de marchandises en mai 2017. Dans un premier temps Uber Freight fut uniquement disponible au Texas (Etats-Unis) avant de rapidement couvrir l'ensemble du territoire américain. Depuis 2019, Uber Freight tente de s'implanter en Europe en commençant par les Pays-Bas (mars) et l'Allemagne (juillet).

 

Lors de sa demande d'IPO en avril de cette année, Uber a publié ses résultats. Les revenus d'Uber Freight étaient comptabilisés dans la section "Other Bets" qui affiche un chiffre d'affaires de 67 millions de dollars en 2017 et 373 millions en 2018. Si cette seconde année comprend aussi les "New Mobility" (trottinettes et vélos), la croissance du chiffre d'affaires est principalement due à l'expansion de l'offre Uber Freight, a précisé le géant du VTC. En raison de ses bons résultats, Uber Freight est devenue une entité à part entière de l'entreprise courant 2018.

 

Un changement de modèle d'Uber Freight pour l'Europe ?

Lors de son lancement en Allemagne, Uber Freight a précisé vouloir autoriser les transporteurs de toutes tailles à s'inscrire sur sa place de marché. Un changement de modèle qui lui permettra de s'adresser à un plus grand nombre de routiers puisque les petites et moyennes entreprises sont très nombreuses en Europe dans le domaine du transport de marchandises. Au contraire des Etats-Unis, où de nombreux chauffeurs routiers sont des indépendants.

 

En France, des start-up comme Fretlink ou encore Everoad proposent déjà de telles places marchées aux petites et moyennes entreprises. Afin de séduire les transporteurs, ces plates-formes se dotent d'un ensemble de services qui leur sont dédiés et qui vont de l'achat de camions à des tarifs préférentiels à la gestion de la facturation en passant par l'optimisation de la gestion des frais de carburant. Et elles ne voient pas forcément d'un mauvais oeil l'arrivée du géant du VTC dans leur secteur très prometteur (voir encadré ci-dessous). "C'est une excellente chose de voir qu'une boite Tech aussi connue qu'Uber annonce dans la presse mondiale vouloir investir autant dans le secteur du fret, déclare à L'Usine Digitale Maxime Legardez, PDG et cofondateur d'Everoad. Cela renforce l'idée que c'est un secteur extrêmement attrayant, en forte croissance et suffisamment grand pour que différents acteurs cohabitent".

 

Le transport routier, un secteur prometteur

 

En 2017, le transport routier de marchandises (TRM) européen a augmenté de 4,7 % par rapport à 2016. En France, celui-ci a augmenté de 3,4 % en 2018 et 7,6% en 2017, selon des rapports du service de la donnée et des études statistiques (SDES). Toutefois ce secteur manquerait de transporteur et de nombreux camions circulent à vide. Il est donc logique que de nouveaux acteurs tentent de s'implanter dans ce secteur et d'en optimiser la gestion.

 

Réagir

* Les commentaires postés sur L’Usine Digitale font l’objet d’une modération par l’équipe éditoriale.

 
media
Suivez-nous Suivre l'Usine Digitale sur twitter Suivre l'Usine Digitale sur facebook Suivre l'Usine Digitale sur Linked In RSS Usine Digitale