Actualité web & High tech sur Usine Digitale

Recevez chaque jour toute l'actualité du numérique

x

Uber prépare sa contre-attaque après le vote de la loi anti-VTC

Le Parlement français a définitivement adopté ce jeudi 18 septembre en fin de soirée la proposition de loi sur les taxis et les voitures de transport avec chauffeurs (VTC), dont l'auteur est l'ex-ministre Thomas Thévenoud. Le service de voiturage Uber s'est dit prêt à utiliser "toutes les voies de recours possibles" contre ce texte.
Twitter Facebook Linkedin Flipboard Email
×

Uber prépare sa contre-attaque après le vote de la loi anti-VTC
Uber prépare sa contre-attaque après le vote de la loi anti-VTC © uber

Les VTC bientôt victimes de "phobie administrative" ? Le Parlement a définitivement adopté ce jeudi 18 septembre en fin de soirée par un vote de l'Assemblée nationale, la proposition de loi sur les taxis et les voitures de transport avec chauffeurs (VTC), dont l'auteur est l'ex-ministre Thomas Thévenoud, contraint de démissionner pour cause d'amnésie fiscale.

Ce texte vise à sortir du conflit des derniers mois avec les taxis en interdisant notamment à ces véhicules avec chauffeurs d'être identifiées par les clients depuis leurs smartphones. Un moyen d'accéder à ces services de transport au coeur du succès des VTC.

Une loi trop restrictive envers les VTC pour la droite, pas assez pour le Front de gauche

La nouvelle loi a été approuvée par les socialistes, les écologistes et les radicaux de gauche. Le Front de gauche a voté contre, jugeant qu'elle ne protège pas assez les taxis. A l'inverse, la droite, dont aucun député n'était présent au moment du vote, l'estime trop restrictive envers les VTC. L'UDI avait annoncé lors du débat qu'elle s'abstiendrait et l'UMP avait fait de même en première lecture.

Les députés ont entériné la version du Sénat sur l'article le plus controversé, qui stipulait initialement que les VTC, entre chaque course, devaient "retourner au siège de l'entreprise ou dans un lieu, hors de la chaussée, où le stationnement est autorisé" pour éviter qu'ils ne restent aux sorties des gares et aéroports comme le dénoncent les taxis. A la suite des protestations des VTC, le Sénat avait adopté fin juillet un amendement précisant que cette interdiction de stationnement ne s'applique que si le chauffeur n'a pas de réservation.

Uber contre-attaque

Uber, le principal acteur de ce marché des VTC, n'a pas tardé à réagir. "Cette loi ne permet pas d'établir un cadre satisfaisant pour le secteur du transport léger de personne (taxis et voitures de transport avec chauffeur)", affirme la start-up californienne, dans un communiqué.

"Des tentatives de même nature que celle-ci, ayant pour but principal de protéger les taxis et leurs centrales de réservation au détriment des consommateurs et de l'économie en général, ont déjà été sanctionnées par de hautes juridictions", poursuit Uber. "Uber utilisera toutes les voies de recours disponibles pour permettre à un secteur qui est bon pour les consommateurs, pour l'emploi, pour l'économie et pour l'environnement de se développer", ajoute la start-up.

En Allemagne, un juge de Francfort a levé le 16 septembre dernier l'interdiction faite à Uber d'exercer son activité outre-Rhin, annulant ainsi une décision en référé rendue il y a deux semaines.

Réagir

* Les commentaires postés sur L’Usine Digitale font l’objet d’une modération par l’équipe éditoriale.

 
media
Suivez-nous Suivre l'Usine Digitale sur twitter Suivre l'Usine Digitale sur facebook Suivre l'Usine Digitale sur Linked In RSS Usine Digitale