Uber refuse de payer à Waymo les 179 millions de dollars de l'affaire Levandowski

Uber refuse de payer pour Anthony Levandowski. Son ancien ingénieur a été condamné à verser 179 millions de dollars à Waymo pour concurrence déloyale. Une somme que devait payer Uber en vertu d'un accord passé avec Anthony Levandowski lors de son embauche, que la société américaine conteste désormais. Retour sur cette saga judiciaire.

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Uber refuse de payer à Waymo les 179 millions de dollars de l'affaire Levandowski

La saga judiciaire opposant Waymo à Uber n'est pas encore terminée. L'entreprise refuse de payer la condamnation prononcée à l'encontre de l'ancien chef de son unité véhicule autonome, selon Bloomberg. Anthony Levandowski est condamné à payer la somme de 179 millions de dollars à Waymo pour concurrence déloyale. Retour sur cette saga judiciaire.

Une saga judicaire qui débute en 2016

Anthony Levandowski et Lior Ron, ingénieurs chez Waymo, ont quitté la filiale d'Alphabet en 2016 afin de créer, peu de temps après, leur propre société, baptisée Otto, et spécialisée dans le véhicule autonome. Celle-ci a très rapidement été rachetée par Uber qui a été accusée de vol de secrets industriels et violation de brevets par Waymo. Anthony Levandowski a été licencié par Uber en mai 2017. L'entreprise de VTC et la filiale d'Alphabet ont finalement conclu un accord surprise en février 2018 lors du procès d'Uber.

Anthony Levandowski et Lior Ron, quant à eux, ont été condamnés en décembre 2019 pour concurrence déloyale. Uber a réglé les 9,7 millions de dollars que devait payer Lior Ron à Waymo en vertu de cette condamnation. Anthony Levandowski s'est déclaré en faillite personnelle en mars dernier et a entamé des démarches afin de contraindre l'entreprise de VTC à payer les 179 millions de dollars.

Pourquoi Uber devrait payer ?

Lors du rachat d'Otto, Uber s'était engagé à indemniser Anthony Levandowski en cas de plainte déposée par son ancien employeur à son encontre. Un accord qu'Uber dit avoir résilié le 30 août 2019, juste après que l'ingénieur a été inculpé de 33 chefs d'accusation, dont vol et tentative de vol de secrets industriels, par un grand jury. Un nouveau volet judiciaire dans lequel Anthony Levandowski a plaidé coupable en mars 2020.

Uber s'appuie notamment sur ce plaidé coupable pour affirmer que l'ingénieur est un menteur. Anthony Levandowski a "secrètement commis un crime en volant des secrets industriels avec l'intention de les utiliser chez Uber", explique encore l'entreprise de VTC dans sa plainte que s'est procurée Bloomberg. Si Uber l'avait su, l'entreprise "n'aurait jamais conclu un accord avec Levandowski".

Le spécialiste du VTC ajoute que l'ingénieur a mis lui-même fin à cet accord lorsqu'il s'est retranché derrière le cinquième amendement de la Constitution, qui permet à tout Américain de ne pas témoigner contre lui-même, lors du procès de 2018 opposant Waymo à Uber. L'ingénieur se défend en assurant qu'il a été embauché en toute connaissance de cause par Uber qui était au fait des risques encourus. Si l'arbitrage en cours n'aboutis pas, la justice devra régler ce nouveau litige opposant Uber à son ancien employé.

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