Les enquêtes se multiplient sur les pratiques de Google pour maintenir sa position dominante

Le Texas et neuf autres Etats américains ont lancé des poursuites à l'encontre de Google mercredi 16 décembre : dans leur viseur, un accord secret conclu entre Google et Facebook afin que le premier puisse maintenir sa position de leader dans le domaine de la publicité en ligne. Le lendemain, les procureurs généraux de 38 Etats ont embrayé et annoncé avoir déposé un recours à l'encontre de Google et de ses pratiques jugées anti-concurrentielles sur son activité de moteur de recherche.

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Les enquêtes se multiplient sur les pratiques de Google pour maintenir sa position dominante

Mise à jour le 18/12/2020 : Comme annoncé, Google fait face à de troisièmes poursuites antitrust. Les procureurs généraux de 38 Etats ont annoncé jeudi 17 décembre avoir déposé un recours à l'encontre de l'entreprise pour ses pratiques jugées anti-concurrentielles afin de maintenir sa position sur la recherche en ligne. Ce recours juridique est le deuxième lancé cette semaine contre la firme de Mountain View.

"Les actions anticoncurrentielles de Google ont protégé son monopole sur les moteurs de recherche et exclu ses concurrents, privant les consommateurs des avantages des choix concurrentiels, empêchant l'innovation et sapant les nouvelles arrivées ou les expansions. Ces poursuites visent à restaurer la concurrence", a commenté le procureur général du Colorado Phil Weiser, qui mène cette dernière requête.


Article original : De nouvelles poursuites sont engagées à l'encontre de Google par dix Etats américains. La charge est menée par le Texas et concerne des allégations de pratiques anti-concurrentielles dans le domaine publicitaire. Ce sont joint à cette procédure : l'Arkansas, l'Idaho, l'Indiana, le Mississippi, le Missouri, le Dakota du Nord, le Dakota du Sud, l'Utah et le Kentucky, relate Reuters.

Un accord avec Facebook visé par la plainte
Des documents internes de Google, joint à cette plainte, montrent que l'entreprise aurait cherché à tuer la concurrence via différentes tactiques d'exclusion dont notamment un accord passé avec Facebook, un autre géant de la publicité en ligne. Les deux entreprises auraient cherché à consolider illégalement leurs positions respectives sur ce marché. Google a jugé ces poursuites comme étant "sans fondement" et Facebook n'a pas souhaité faire de commentaire pour le moment, précise Reuters.

Dans sa plainte le Texas demande à un juge de condamner Google pour violation du droit de la concurrence et d'ordonner l'arrêt de ces violations. "Ce n'est pas juste que Google ait éliminé ses concurrents et se soit couronné lui-même responsable de la publicité en ligne", a déclaré le procureur du Texas Ken Paxton. Il fait valoir que les pratiques publicitaires et les "comportements anticoncurrentiels" de Google lui donnent trop de pouvoir sur l'écosystème de la publicité en ligne, au détriment des éditeurs. Le géant de l'internet est accusé d'abuser de son monopole sur le marché de la publicité en ligne.


Un modèle économique qui repose sur la publicité
Le modèle économique de Google, qui repose notamment sur la commercialisation de publicités ciblées émises grâce aux données collectées sur les utilisateurs de ses services gratuits, pourrait être mis à mal. Ce nouveau front judiciaire intervient quelques semaines après l'annonce de poursuites engagées par le Département de la Justice des Etats-Unis (DOJ) qui accuse Google d'entraver la concurrence sur les marchés de la recherche et la publicité en ligne. Pour des allégations similaires, l'Union européenne a déjà infligé à Google une amende s'élevant à 1,49 milliard d'euros.

Une nouvelle action pourrait être intentée par un groupe d'au moins 36 procureurs généraux, ajoute Reuters. Ces derniers accuseraient aussi Google de violer la loi antitrust afin de maintenir sa domination sur la recherche en ligne.

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