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Un amendement pour obliger les grands groupes à installer des dirigeants de start-up dans leurs conseils d'administration

Faut-il obliger les entreprises du CAC 40 à intégrer des dirigeants de jeunes entreprises innovantes dans leurs conseils d'administration ? La députée UMP Laure de la Raudière va présenter un amendement dans le cadre du projet de loi sur l'économie sociale et solidaire pour lancer le débat sur la question.

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Un amendement pour obliger les grands groupes à installer des dirigeants de start-up dans leurs conseils d'administration
Un amendement pour obliger les grands groupes à installer des dirigeants de start-up dans leurs conseils d'administration © Flickr CC - CNN

Insuffler l'esprit start-up au cœur des grands groupes : c'est ce que propose la députée UMP Laure de la Raudière, à travers un amendement au projet de loi sur l'économie sociale et solidaire, examiné depuis le 13 mai à l'Assemblée nationale. Sa démarche relève du cavalier législatif mais la députée assume : il y a urgence, selon elle, à alerter sur le manque d'agilité des grands groupes français.

L'élue propose que les sociétés du CAC 40 soient contraintes par la loi à intégrer un dirigeant (actuel ou ancien) d'une jeune entreprise innovante au sein de leur conseil d'administration. Cette personne aurait pour rôle "d'éclairer les choix stratégiques de l'entreprise sous l'angle du numérique", précise l'amendement, qui a été rejeté en commission mi-avril et devrait l'être de nouveau en séance cette semaine.

"urgence à ouvrir le débat"

"Les grands groupes sont une des forces de la France, mais apparaissent aussi fragiles, car pas assez agiles sur l'innovation" analyse Laure de la Raudière. "Les conseil d'administration, qui prennent les décisions stratégiques, ne sont pas assez au fait des innovations et 'disruptions' qui peuvent affecter leur secteur. IIs doivent être alertés sur ces sujets. Par exemple, comment expliquer que Peugeot ne soit pas inséré dans la Silicon Valley, là où tout se passe aujourd'hui ? C'est un réel facteur de risque pour nos grands groupes".

Pour y remédier, les grands groupes devraient davantage s'appuyer sur le tissu de start-up, estime la députée d'Eure-et-Loire, "notamment pour s'imprégner des enjeux liés aux modèles économiques disruptifs". "Ils sont habitués à se reposer entièrement sur la R&D en interne, au lieu de faire appel aux jeunes entreprises innovantes". Faut il pour autant légiférer sur le sujet ? "Je ne suis pas favorable à ajouter des règles et des contraintes", reconnaît Laure de la Raudière. "Mais pour les entreprises du CAC 40, ne pas appréhender la révolution numérique représente un tel risque qu'il y a urgence à ouvrir le débat et agir".

un rapport parlementaire présenté ce 14 mai

La mesure figure d'ailleurs dans le rapport d'information présenté ce 14 mai par Laure de la Raudière et la députée socialiste Corinne Erhel devant la Commission  des affaires économiques de l'Assemblée nationale. Un document "pédagogique et prospectif" qui vise à éclairer les élus sur les enjeux liés à l'économie numérique.

Sylvain Arnulf

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