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Un premier semestre de tous les records pour les levées de fonds en France

Étude Levée de fonds Document EY vient de publier son baromètre semestriel du capital risque. Le premier semestre a été particulièrement actif, le total des opérations atteignant un milliard d'euros, du jamais vu pour les six premiers mois de l'année depuis la création du baromètre. Fort de ce dynamisme, l'écosystème parisien se place en tête des places d'Europe continentale, Londres et l'Angleterre conservant leur place de numéro 1.
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Un premier semestre de tous les records pour les levées de fonds en France
Il faut un peu plus de 80 euros, même pour un amorçage, mais c'est un début.

L'ennemi de la finance est-il devenu l'ami des start-up ? La question peut sembler provocante quand on se souvient de la jacquerie numérique des Pigeons au début du quinquenat de François Hollande. Pourtant, les résultats du dernier baromètre du capital risque réalisé par EY indique que pour les levées de fonds, ça va mieux au premier semestre de 2016.

 

En nombre d'opérations, le baromètre montre même que la France, et plus particulièrement sa capitale, est devenue la première place d'Europe continentale. En montants levés, elle occupe la deuxième place, ex-aequo avec la Suède. "L'Angleterre reste le premier écosystème européen en matière de levée de fonds. Ceci s'explique principalement par le fait que 60% des financements se concentrent sur des tickets supérieurs à 20 millions d’euros, quand 65% des tours de table français concernent des tickets inférieurs à cette somme", note Franck Sebag, associé d'EY responsable du secteur VC IPO, dans l'éditorial qui accompagne cette publication. Reste que 16% des montants levés et 27% des opérations européennes (Royaume-Uni compris) ont eu lieu en France.

 

3,39 millions par opération en moyenne

Au premier semestre de 2016, 297 opérations ont permis de lever un tout petit peu plus d'un milliard d'euros en France, ce qui constitue un record sur cette période de l'année depuis la création du baromètre en 2013. Au premier semestre de 2013 par exemple, 486 millions d'euros avaient été levés au cours de 209 opérations. L'opération moyenne était donc de 2,33 millions alors, contre un montant moyen de 3,39 millions d'euros ce premier semestre (soit un peu moins qu'au dernier semestre de 2015 cependant, où le montant moyen était de 4,375 millions d'euros).

 

Par secteur, les services Internet restent en tête avec 424 millions d'euros pour 112 opérations suivis par les sciences de la vie (Life sciences) qui ont levé 196 millions d'euros en 34 opérations et le secteur des logiciels qui a réussi à obtenir 164 millions d'euros en 63 opérations. Preuve de l'importance du numérique dans ce mouvement, les deux secteurs suivants sont la technologie (71 millions en 13 opérations) et les fintechs (39 millions pour 16 opérations).

 

En valeur, les plus gros investissements échoient aux troisièmes tours de table qui recueillent 387 millions d'euros en 32 opérations, suivi par les premiers tours de table (332 millions d'euros en 157 opérations), les deuxièmes tours de table (248 millions d'euros en 42 opérations), et l'amorçage 39 millions d'euros en 66 opérations. A tous ces stades, les montants moyens investis ont augmenté.

 

Et maintenant ?

Dans ce climat porteur, la question du destin du compte épargne investisseur promu par Emmanuel Macron (qui a quitté le gouvernement) est sensible. Nos confrères Les Echos ont indiqué qu'il serait abandonné par Bercy, ce qui pourrait causer un come back des Pigeons, assure le quotidien. Cela aura-t-il un effet sur les levées de fonds au second semestre ? Pas si sûr, car il est difficile de ne pas voir un lien entre l'importance des sommes investis dans le capital risque et le contexte macro économique global d'abondance de liquidités suite aux politiques accomondantes des banques centrales. L'avenir des levées de fonds à Paris se joue aussi lors des réunions de la Federal Reserve...

 

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