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Un RGPD américain... utopie ou futur proche ?

Vu ailleurs Les déboires de Facebook en termes de protection des données ont peut-être tiré la sonnette d'alarme pour les Etats-Unis. Alors que le vieux continent ne cesse de renforcer la protection des données avec la récente entrée en vigueur du RGPD (Règlement général pour la protection des données), beaucoup militent pour aller dans le même sens aux Etats-Unis. 
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Un RGPD américain... utopie ou futur proche ?
Le Congrès américain pourrait bien avoir à rédiger un texte sur la protection des données après l'automne 2018. © Wikipedia

Qui l’eût cru ? Dans un article datant du 27 juillet 2018, le Washington Post a dévoilé sur la base de déclarations de quatre sources souhaitant rester discrètes le projet du Congrès de constituer un document pour l’automne 2018 qui servirait de base à un règlement américain pour la protection des données. Ces derniers mois, le département du Commerce américain aurait échangé avec des géants de la tech comme Google et Facebook, rapporte le journal. 

 

Une riposte légale après les scandales

En réponse aux scandales Cambridge Analytica et Facebook, politiciens et entreprises ont senti le besoin de se mettre à la page côté protection des données. Les propositions qui seront rendues publiques cet automne 2018 portent sur l’éclairage des droits des utilisateurs du web, et d’une série de principes pour guider et surtout encadrer les entreprises sur la manière dont elles récupèrent des données, puis les utilisent.

 

Une bataille loin d'être terminée

Le succès d’un tel projet est mitigé. D’un côté, certains états comme la Californie sont déterminés à prendre des décisions en faveur du respect de la vie privée des citoyens avec ou sans l’Etat fédéral. En effet, cet état a déjà imposé quelques règles aux entreprises de la tech et aux géants du web. Cette initiative pourrait avoir un double effet : le lancement d’une tendance qui enjoindrait à ses voisins à faire de même, et la tentation pour les grands des tech et telecom de participer directement au projet, afin d’avoir un minimum de contrôle sur les règles à suivre dans le futur.

 

De l’autre côté de la balance,les imposants GAFAM (Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft) pourraient bien faire pression sur le gouvernement pour ne pas avoir à s'aligner sur le modèle européen - une pression qui a fait ses preuves pendant la présidence de Barack Obama. Toutefois, Mark Zuckerberg, PDG de Facebook, a reconnu lors de ses audiences au Congrès le manque d'encadrement des données. Dean Garfield, Président du Conseil des Technologies et de l’Information qui représente notamment Apple, Facebook et Google, a également admis devant les journalistes du Washington Post qu'un tel projet de protection des données américain serait un "pas décisif". Ces déclarations suffiront-elles pour créer une véritable ambiance RGPD aux Etats-Unis ? Rien n’est moins sûr.
 

 

 
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