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Veolia Eau migre son informatique sur un datacenter virtuel

Pour gagner en agilité, Veolia Eau France abandonne ses salles informatiques au profit d’un datacenter virtuel construit sur le cloud d’Amazon Web Services. Toute son informatique y migrera d’ici 4 ans.
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Veolia Eau migre son informatique sur un datacenter virtuel
Veolia Eau migre son informatique sur un datacenter virtuel © Veolia Eau

Chez Veolia Eau France, l’application informatique de gestion du temps du personnel ne tourne plus dans son datacenter loué chez Equinix, à la Plaine-Saint-Denis, et infogéré par Atos. Elle réside désormais dans un datacenter virtuel construit sur le cloud d’Amazon Web Service. Une dizaine d’autres applications critiques devraient migrer ainsi avant la fin de l’année et la totalité des 450 applications d’ici 4 ans.

 

Passer à un modèle agile

 

Le groupe, qui emploie 16 300 personne et sert 8 millions de clients en France, a lancé ce projet de transformation digitale par le cloud en juillet 2014. "Notre métier de distributeur d’eau évolue, explique Benito Diz, le directeur informatique. Avec des contrats de concession sur 8 ans aujourd’hui, contre 30 ans auparavant. Les collectivités locales et clients finaux nous demandent de répondre plus rapidement aux incidents. Le cloud est le moyen de passer à un modèle agile."

 

En plus du datacenter central à la Plaine Saint Denis, Veolia Eau France dispose de 18 salles informatiques en propre disséminées en régions. Le groupe compte 450 applications informatiques différentes, dont 100 nationales et 350 régionales. Le projet de migration vers le cloud vise trois objectifs : réduire le coût de l’infrastructure informatique à moins de 4000 euros par mois, prendre en compte les incidents en moins de 15 minutes et résoudre les problèmes en moins de 2 heures.

 

le choix d'Amazon Web SErvices 

 

Plusieurs grands opérateurs de cloud ont été étudiés, dont Amazon Web Services, Google, IBM et Microsoft. Le choix s’est porté sur le cloud d’Amazon. "C’est l’opérateur qui nous semble offrir le plus d’agilité et d’efficience, du moins au démarrage, justifie le DSI. Nous avons mis deux mois à construire un datacenter virtuel sécurisé et à l’état de l’art." Pour respecter le Schengen des données (localisation des données en Europe), ce datacenter virtuel s’appuie sur les sites d’Amazon Web Services à Dublin, en Irlande, et Frankfurt, en Allemagne.

 

Le projet entre dans le concret avec l’équipement des 6000 techniciens de smartphones en remplacement des anciens PDA durcis. "Grâce au cloud, la migration des applications sur les nouveaux mobiles a pris seulement 3 jours, confie Benito Diz. Dans l’ancien système, elle aurait pris 3 mois."

 

Fortes contraintes légales

 

Pourquoi ne pas aller jusqu’au bout de la logique du cloud en optant pour le modèle du logiciel à la demande ? "Nous sommes soumis à de contraintes légales qui font que nous utilisons des logiciels plutôt propriétaires", répond le DSI. Le groupe est obligé de maintenir un parc historique important d’applications. Par exemple, le logiciel de facturation date de 1970 et tourne sur un gros ordinateur Mainframe. Sa migration vers le datacenter virtuel devrait réduire les coûts de mise à disposition par un facteur dix. De quoi laisser Benito Diz espérer un retour sur investissement de moins de 2 ans.

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