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Verizon envisagerait de monter à 100% de Verizon Wireless

Actus Reuters par Soyoung Kim
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NEW YORK (Reuters) - Verizon Communications envisage une offre de près de 100 milliards de dollars (77 milliards d'euros) en numéraire et en actions afin de racheter à Vodafone sa part du capital de leur filiale commune Verizon Wireless, a-t-on appris de deux sources proches du dossier.

Verizon, qui possède pour l'instant 55% de Verizon Wireless, n'a pas encore soumis de proposition à Vodafone mais il a mandaté des banques et des conseillers juridiques en vue d'une offre éventuelle, ont dit ces sources mercredi.

L'opérateur américain espère entamer des discussions avec Vodafone en vue d'un accord amiable mais il est prêt à lancer une offre publique si le groupe britannique se refuse à négocier, a précisé l'une d'elles.

Rien ne garantit que Vodafone sera intéressé, ni qu'une offre sera bien lancée, ont précisé les sources.

Verizon ne cache pas, depuis plusieurs années déjà, sa volonté de racheter les parts de son allié britannique dans leur coentreprise, devenue le premier opérateur mobile des Etats-Unis. Mais les sources ont expliqué qu'il était désormais déterminé à faire avancer son projet.

Grâce à la faiblesse des taux d'intérêt et au niveau élevé de son cours de Bourse, Verizon est confiant dans sa capacité à lever environ 50 milliards de dollars de financements bancaires et à payer le solde en actions, ont dit les sources, qui ont requis l'anonymat.

Un porte-parole de Verizon s'est refusé à tout commentaire, renvoyant au communiqué publié plus tôt ce mois-ci réaffirmant que le groupe était disposé à racheter les parts de Vodafone dans Verizon Wireless.

Vodafone n'était pas joignable dans l'immédiat pour un commentaire.

La participation dans Verizon Wireless représente environ deux tiers de la capitalisation boursière de Vodafone sur la base de la valorisation envisagée.

Une cession permettrait au groupe britannique de distribuer des liquidités à ses actionnaires, d'acheter des actifs fixes en Europe mais aussi de faire du groupe une cible éventuelle intéressante pour d'autres géants du secteur, comme AT&T, grand rival américain de Verizon.

Marc Angrand pour le service français, édité par Wilfrid Exbrayat

 
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