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Verizon réalise le plus important emprunt de l’histoire

Pour financer l’acquisition de la partie de Verizon Wireless, détenue aujourd’hui par Vodafone, Verizon a réalisé le plus important emprunt obligataire de l’histoire : le groupe a mis en vente, le 11 septembre 2013, 49 milliards de dollars d’obligations sur le marché américain.
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Verizon réalise le plus important emprunt de l’histoire
Verizon réalise le plus important emprunt de l’histoire © Verizon

Le 11 septembre  2013, Verizon a battu le record du plus gros emprunt de tous les temps. L’opérateur américain a levé dans la journée 49 milliards de dollars sur le marché obligataire. Il a pris la place de la firme à la pomme, qui avait émis 17 milliards de dollars d’obligations au mois d’avril 2013.

Verizon avait annoncé le 2 septembre 2013 qu’il allait racheter la part de 45% détenue aujourd’hui par Vodafone dans leur coentreprise Verizon Wireless, pour 130 milliards de dollars. C’est pour financer cette fusion acquisition – la troisième plus grosse opération de ce type jamais réalisée (après Vodafone, qui avait racheté Mannesmann pour près de 203 milliards de dollars et AOL qui a racheté Time Warner pour 181 milliards de dollars) – que Verizon a effectué cet emprunt.

Les investisseurs très intéressés

Dans le cadre de ce rachat, l’opérateur américain va payer à Vodafone 58,9 milliards de dollars en numéraire, financés grâce à des prêts relais contractés auprès de plusieurs banques américaines (Barclays Capital, JP Morgan Chase, Bank of America-Merrill Lynch, Morgan Stanley). Mais bien noté par les agences de notation et poussé par des conditions de marché favorables, le groupe a voulu échanger au plus vite ces prêts relais contre des obligations.

Les investisseurs ont été vivement intéressés par cette émission obligataire : selon le Wall Street Journal, Verizon aurait reçu plus de 90 milliards d’euros de commandes pour ces obligations. Il aurait donc pu émettre plus de 49 milliards d’euros de dette.

Cette dette est levée exclusivement sur le marché américain, mais le groupe pourrait également émettre des obligations à l’étranger. D’après les Echos, une tournée auprès des investisseurs américains est déjà prévue.

Lélia de Matharel

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