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Vidéo : le robot mou qui résiste à tout

Souple, ce robot ? On peut tout lui demander : de traverser un champ de neige, de passer à travers les flammes et même de se relever après être passé sous une voiture ! Mais il ne faut pas le presser...
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Il ne risque pas de vous blesser. Fabriqué en caoutchouc silicone, ce robot né à l’université Harvard appartient à la famille de la robotique "souple", dont l’objectif est de permettre une interaction sans danger entre l’homme et la machine. Mais son absence de rigidité n’est pas sa seule qualité.

La plus évidente est qu’il est autonome. Il peut marcher deux heures sur ses batteries (lithium/polymère), sur une surface plane. A petite vitesse, il est vrai : 18 mètres par heure.  Mais les chercheurs ont aussi pu montrer que l’engin s’accommodait d’environnements plutôt rudes. Il a effectué une sortie réussie sous une tempête de neige (par -9°C). Il a barboté sans problème dans un fond d’eau, puis a traversé des flammes sans dommage. Un vrai parcours du combattant qui s’est terminé par une épreuve hors norme : passer sous la roue d’une voiture, et repartir, comme si de rien n’était.

Le robot quadrupède – quatre actionneurs pneumatiques font bouger les pattes et deux sa colonne vertébrale - est donc en caoutchouc résistant à l’eau et aux flammes. Mais pour réduire son poids de 40%, l’équipe d’Harvard y a incorporé des billes de verre creuses. Le robot perd un peu en souplesse, mais garde ses capacités opérationnelles, assurent les chercheurs. Il peut se déplacer en marchant, mais aussi en ondulant (2 m/h). Il sait tourner et faire demi-tour. Indispensable, pour effectuer des missions de reconnaissances en milieu hostile – ce qui est la vocation de ce type de robot mobile.

Des points à améliorer, il y en a. D’abord, pour être souple de nature, on n’en reste pas moins robot : batteries, vannes, compresseurs, vannes, et électronique, sont autant de composants nécessaires et pas du tout flexibles. Ils sont placés au centre du robot, et très vulnérables. Une solution serait de les distribuer dans le corps du robot, noyés dans le caoutchouc. L’autre limitation, c’est la vitesse. Des actionneurs plus puissants seront aussi plus lourds… L’idée est donc plutôt de retravailler toute la conception du robot, ses actionneurs, ses pattes, et jusqu’au coefficient de friction entre le robot et la surface sur laquelle il évolue.

Thierry Lucas

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