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Vinted, le spécialiste du vêtement d'occasion, lève 250 millions d'euros pour conquérir de nouveaux marchés

Levée de fonds Vu ailleurs Présente en Europe et aux Etats-Unis, la pépite lituanienne Vinted lève 250 millions d'euros pour conquérir de nouveaux marchés. La plateforme de vente et d'achat de vêtements d'occasion compte désormais 45 millions d'utilisateurs et continue de séduire dans un contexte de montée des préoccupations environnementales.
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Vinted, le spécialiste du vêtement d'occasion, lève 250 millions d'euros pour conquérir de nouveaux marchés
Vinted, le spécialiste du vêtement d'occasion, lève 250 millions d'euros pour conquérir de nouveaux marchés © Vinted/Facebook

La start-up Vinted a bouclé une nouvelle levée de fonds de 250 millions d'euros, ce qui la valorise à 3,5 milliards d'euros, rapporte Techcrunch dans un article publié le 12 mai. Le tour de table a été mené par EQT Growth, avec la participation des précédents investisseurs principaux de Vinted : Accel, Burda Principal Investments, Insight Partners, Lightspeed Venture Partners et Sprints Capital. 

Conquérir de nouveaux marchés
Avec cette nouvelle enveloppe, la licorne souhaite conquérir de nouveaux marchés. Elle est aujourd'hui présente en France, Allemagne, Belgique, Espagne, Italie, Pays-Bas, Autriche, Pologne, République tchèque, Lituanie, Luxembourg, Royaume-Uni et aux Etats-Unis. Elle compte 45 millions d'utilisateurs

Vinted a été créé en 2008 à Vilnius, la capitale de la Lituanie, par un couple Milda Mitkute et Justas Janauskas. La plateforme permet de revendre et d'acheter des vêtements d'occasion. Il est nécessaire de créer un compte pour pouvoir utiliser Vinted même si l'inscription est gratuite. Il est possible d'envoyer les articles ou de faire des remises en main propre. 

Vinted prélève 5% sur la vente
Aucun frais n'est prélevé pour le vendeur. En revanche, Vinted prélève 5% du prix de la vente plus 70 centimes de commission. La plateforme propose également une fonctionnalité payante "boost" qui permet de donner plus de visibilité aux articles mis en vente. Pour sept jours consécutifs, cela coûte 1,95 euros et 1,15 euros pour trois jours consécutifs.  

En France, l'UFC-Que Choisir a mis en demeure la plateforme pour son manque de transparence sur la commission de 70 centimes. Cette somme est considérée par Vinted comme une "protection acheteurs" lors de la transaction. Une appellation trompeuse, d'après l'association, car il ne s'agit aucunement d'une "protection en cas de litige" mais des "services basiques d'un site de vente en ligne". De plus, la plateforme affirme que cette commission est optionnelle. Ce qui est faux car il n'est pas possible de la refuser, souligne l'association. 

Comme la plupart des secteurs économiques, la crise du Covid-19 a affecté la société. "Les 18 derniers mois ont été difficiles", a déclaré Thomas Plantenga, le CEO de Vinted. L'entreprise a complètement interrompu ses activités lors des deux premiers mois de la pandémie. Le service a réouvert en France le 9 avril 2020, pays dans lequel les membres sont passés de 11 millions début 2020 à 12 millions fin mai.

Le marché de la seconde main se porte bien
Vinted n'est pas la seule entreprise à miser sur l'économie circulaire. La récurrence des préoccupations environnementales dans le débat public et l'explosion de la vente en ligne sont des facteurs qui poussent de plus en plus d'entreprises à se lancer sur le marché de la seconde main. En mars dernier, la licorne Vestiaire Collective a levé 178 millions d'euros auprès du groupe Kering. En Espagne, c'est la start-up barcelonnaise Wallapop, spécialisée dans les petites annonces entre particuliers, qui a bouclé un tour de table de 157 millions d'euros. 

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