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Visa renonce à l’acquisition de la fintech Plaid

Visa et Plaid annoncent la rupture de l’accord de rapprochement qui les unissait depuis janvier 2020, échaudés par le litige juridique qu’aurait entraîné une enquête antitrust menée par le ministère de la Justice américain, annoncée à l’automne dernier.
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Visa renonce à l’acquisition de la fintech Plaid
Visa renonce à l’acquisition de la fintech Plaid © Håkan Dahlström - Flickr - CC

Visa et Plaid jettent l’éponge. Les futurs ex-partenaires ont annoncé le 12 janvier mettre un terme à leur accord d’acquisition, annoncé quasiment il y a un an jour pour jour. Cet accord de fusion devait faire entrer la fintech américaine dans le giron du géant des paiements pour 5,3 milliards de dollars, soit 4,7 milliards d’euros.

En cause, une enquête antitrust menée par le ministère de la Justice américain, dont Reuters et le Wall Street Journal révélaient l’existence en octobre. "Nous sommes certains que nous aurions convaincu la justice, car les capacités de Plaid sont complémentaires de celles de Visa, et non concurrentielles", a tenu néanmoins à préciser Al Kelly, le patron de Visa. Nous pensons que l’alliance de Visa et Plaid aurait apporté des avantages significatifs, y compris une plus grande innovation pour les développeurs, les institutions financières et les consommateurs". Mais Visa, qui s’attend à "un litige long et complexe", a préféré arrêter les frais.

Visa, partenaire et futur investisseur
A l’automne, la justice américaine s’était montrée inquiète car l’opération aurait été susceptible de limiter la concurrence, en plein essor, dans le secteur des paiements. En intégrant Plaid, un acteur clé de l'open banking, Visa aurait eu la possibilité de travailler plus étroitement avec les fintech à toutes les étapes de leur développement.

Plaid a été fondée en 2013 par Zach Perret et William Hockey, et a mis au point une plateforme permettant aux développeurs d'accéder au réseau financier mondial. La solution est composée d'un réseau d'échange de données destiné au secteur bancaire afin de lui donner accès aux données financières des consommateurs avec leur accord. L'objectif est de permettre aux développeurs de construire des produits et services innovants pour les autres structures financières. Elle s'intègre à plus de 15 000 banques en Amérique du Nord et en Europe, et elle a lancé en France fin novembre 2019 une version bêta de sa plate-forme.

Plaid, dont la solution est utilisée par plus de 10 000 start-up, avait obtenu la garantie de rester une unité commerciale indépendante tout en s'appuyant sur la marque Visa, ses ressources et son empreinte internationale. Les relations entre les deux acteurs financiers n’en sont pas pour autant rompues puisqu’ils indiquent "poursuivre leur partenariat". Visa devrait vraisemblablement prendre une participation dans la fintech. Le géant américain ajoute se concentrer sur trois piliers de croissance, que sont les paiements aux consommateurs, les nouveaux flux et les services à valeur ajoutée.

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