[Viva Tech] La mobilité de demain passe par les taxis-volants pour Uber

Uber Elevate doit développer un réseau de taxis-volants. Pour y parvenir, Eric Allison explique à L'Usine Digitale qu'Uber s'est entouré de plusieurs sociétés dont Boeing et Embraer.

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[Viva Tech] La mobilité de demain passe par les taxis-volants pour Uber
Vue d'artiste du projet de taxis-volants d'Uber Elevate.

Uber rêve d'une mobilité qui soit à la fois au sol et dans les airs. Sa division Uber Elevate "a pour objectif de développer un réseau de véhicules volants opérant avec la flotte de véhicules au sol", déclare à L'Usine Digitale Eric Allison, le directeur des programmes aviation chez Uber. Rencontré à l'occasion du salon Viva Technology, il revient sur le projet de l'entreprise de VTC.

Voiture, Vélo, Taxi-Volant... sur Une même application

Uber veut "réduire la congestion dans les centres villes" en trouvant un moyen sûr et confortable de transporter les gens, explique Eric Allison. C'est pourquoi l'entreprise souhaite développer un VTOL, un aéronef à décollage et atterrissage verticaux, électrique. Le taxi-volant pourra accueillir jusqu'à quatre personnes en plus du chauffeur et circuler entre 240 à 320 km/h. Les taxis-volants se poseront et décolleront depuis un réseau de "Skyport", des plates-formes spécialement conçues à cet effet.

Tous les moyens de mobilité proposés par Uber seront réunis sur une même application afin de fonctionner en adéquation. La plate-forme proposera le meilleur itinéraire en fonction des options choisies : Uber pool, Uber bike, UberAir… Uber Elevate a conclu un partenariat avec la Nasa dans la simulation afin de modéliser et comprendre comment ce nouveau réseau de taxis-volants va venir s'intégrer aux environnements très peuplés que sont les villes et s'imbriquer avec les autres moyens de transport. Le but étant de "s'assurer qu'il n'y aura pas d'impact négatif", précise Eric Allison.

Approche collaborative

Un centre de technologies à Paris

En marge de Viva Technology, Uber a annoncé la création du Centre de Technologies Avancées de Paris ou ATCP qui ouvrira ses portes à l'automne. "L'ATCP devra se concentrer sur trois domaines principaux : l'IA, aviation et futur des villes", liste Eric Allison. Qui ajoute que la société est très intéressée par les développements sur l'intelligence artificielle et ses applications possibles. L'entreprise va investir 20 millions d'euros sur 5 ans dans ce centre. La France ayant mis en avant de fortes ambitions dans le domaine de l'IA, c'est Paris qui a été choisie pour accueillir ce centre de recherche d'Uber. En parallèle, Uber a signé un partenariat avec l'école Polytechnique. L'entreprise va notamment y ouvrir une chaire "Integrated Urban Mobility" qui collaborera avec l'ATCP.

 

L'objectif d'Uber Elevate, lancé en octobre 2016, est donc de développer un véritable réseau de taxis-volants. Réaliste, l'entreprise de VTC sait qu'elle n'a ni les compétences ni les fonds nécessaires pour réaliser seule un tel projet. C'est pourquoi elle a fait le choix de regrouper derrière elle tout en écosystème d'entreprises en concluant différents partenariats.

"Uber a dégagé trois axes" pour parvenir à réaliser son projet, explique Eric Allison. Dans le domaine aérien, ils ont embauché Tom Prevot, un ancien de la Nasa, au poste de directeur des systèmes d'espaces aériens. Dans le domaine des batteries, c'est une ancienne de chez Tesla qui a été recrutée pour garnir les rangs d'Uber Elevate : Celina Mikolojczak. Cette dernière sera en charge de développer un modèle de batterie électrique qu'Uber Elevate puisse ensuite proposer à ses partenaires afin qu'ils équipent les véhicules.
Côté construction du véhicule, l'entreprise de VTC a conclu des partenariats avec le géant américain de l'aéronautique Boeing (et la start-up Aurora Flight Sciences qu'il a racheté) ainsi que le brésilien Embraer, mais aussi Bell, Pipistrel Aircraft et Karem

Des tests en 2020

Ces différents accords permettent à Uber de montrer "le sérieux de [son] projet", ajoute Eric Allison. Uber veut commencer à faire des tests en vol avec des prototypes dès 2020 et déployer une solution commerciale en 2023. "Nous sommes confiants pour atteindre ces buts mêmes s'ils sont ambitieux", déclare le responsable du programme avion.

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