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Vodafone va retirer ses équipements Huawei du cœur de son réseau européen

Vu ailleurs Le groupe Vodafone annonce qu’il va procéder au retrait de l’ensemble de équipements Huawei de son cœur de réseau en Europe. Une première, qui est la suite logique de la décision britannique de limiter le rôle de l’équipementier chinois, et qui découlerait aussi des récentes recommandations européennes. Environ 200 millions d'euros seront engagés.
mis à jour le 06 février 2020 à 15H35
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Vodafone va retirer ses équipements Huawei du cœur de son réseau européen
Vodafone va retirer ses équipements Huawei du cœur de son réseau européen © Huawei

C’est une conséquence directe du choix britannique de cantonner le rôle de Huawei à la périphérie de réseau. Vodafone, le troisième plus gros opérateur télécoms au monde, a annoncé mercredi 5 février 2020 se résoudre à retirer de son cœur de réseau l’ensemble des équipements du Chinois – accusé par les Etats-Unis de se livrer à de l’espionnage pour le compte du gouvernement de Pékin. Alors que le commissaire européen au Marché intérieur, Thierry Breton, a entrouvert la porte à Huawei, ses recommandations quant à la sécurité des réseaux ont motivé la décision de Vodafone.

 

200 MILLIONS D’EUROS ENGAGéS

Partenaires de longue date, l’équipementier chinois et l’opérateur télécoms britannique ont collaboré lors du déploiement de tous les réseaux européens de ce dernier, soit ses filiales en Allemagne, Espagne, Italie, Tchéquie, Roumanie, Turquie et au Portugal. Cette opération de renouvellement matériel sera inévitablement coûteuse. "La mise en œuvre de cette décision va prendre environ cinq ans pour un coût total d'environ 200 millions d'euros", a ainsi indiqué à nos confrères de Reuters Nick Read, président-directeur général du groupe.

 

Interrogé par The Guardian, l’homme d’affaires a expliqué qu’un tel cadre légal force les opérateurs télécoms à "rediriger leur budget consacré au déploiement de la nouvelle norme vers le remplacement de leurs équipements en place". Une situation "préjudiciable" pour l’Europe, qui accumulerait alors un retard technologique.

 

En France, si la loi sur la sécurisation des réseaux mobiles – dite "anti-Huawei" – n’exclut pas d’office la marque au lotus du marché des équipements 5G, les opérateurs télécoms s’agacent du manque de clarté du gouvernement. Orange et Free ne feront pas appel au Chinois, préférant poursuivre leur collaboration avec les Européens Nokia et Ericsson, mais Bouygues Telecom et SFR restent suspendus à un arbitrage, attendu ce mois-ci. Comme Vodafone, ils utilisent déjà du matériel Huawei – et ont donc les mêmes craintes quant à la 5G… et aux générations précédentes.

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