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Voici les 11 projets retenus pour mener des expérimentations 5G dans la bande des 26 GHz

Quels cas d'usages et quels business model sont-ils possibles avec la 5G ? Pour répondre à ces questions, 11 plates-formes d'expérimentations 5G ont été sélectionnées par le gouvernement et l'Arcep. Elles peuvent, dès aujourd'hui, utiliser les bandes de fréquences 26 GHz qui leurs ont été attribuées.
mis à jour le 07 octobre 2019 à 19H16
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Voici les 11 projets retenus pour mener des expérimentations 5G dans la bande des 26 GHz
Agnès Pannier-Runacher (à gauche) et Sébastien Soriano (à droite) annoncent les plates-formes d'expérimentations 5G retenues pour la bande 26 GHz. © Léna Corot

"Aujourd'hui la 5G c'est encore quand même une abstraction", déclare Agnès Pannier-Runacher, secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Economie et des Finances. Pour se rapprocher un peu plus des usages qui pourront en être faits et du business model qui pourra être appliqué, le gouvernement et l'Arcep (autorité de régulation des communications électroniques et des postes) ont lancé en janvier dernier un appel à la création de plates-formes d'expérimentation 5G. Les onze premiers projets retenus ont été dévoilés lundi 7 octobre 2019 par Agnès Pannier-Runacher et Sébastien Soriano, président de l'Arcep.

 

Trois ans pour mener des expérimentations avec la 5G

"Sur 13 projets d'expérimentation déposés, 11 ont été retenus, avec précisément 9 projets autorisés dès à présent à utiliser la portion de la bande des 26 GHz qui leur a été attribuée pour une durée de trois ans, détaille Sébastien Soriano. Ce sont des projets qui peuvent d'ores et déjà se lancer".

 

Ce délai de trois ans a été choisi comme un équilibre entre les "prix de redevance très amicaux" de cette bande de fréquences et le fait d'avoir une durée suffisante pour que de grandes entreprises développent des projets de R&D. Ce "prix amical" étant de "200 euros par an par bloc de 200 MHz", précise le président de l'Arcep. Par défaut, 400 MHz sont donnés et jusqu'à 1 GHz peuvent être octroyés.

 

Au-delà de ces expérimentations, l'Arcep devrait prochainement ouvrir les enchères en vue de l’attribution des bandes de fréquences pour la 5G. L'autorité de régulation a dévoilé son cahier des charges en juillet dernier. Le prix de ces fréquences devrait largement dépasser celui fixé pour ces plates-formes d'expérimentation.

 

Six plates-formes d'expérimentation 5G sélectionnées

Lors de l'événement, six plates-formes d'expérimentations ont été présentées en détail.

 

Universcience à la cité des Sciences et de l'Industrie : Universcience a présenté différents projets ouvert à l'écosystème des start-up et des entreprises. Le premier est un appel à projets innovants avec pour thématique la 5G qui sera fait avant la fin de l'année. "Entreprise, start-up, laboratoire de recherche, école… qui veut peut candidater", précise Olivier Bielecki, directeur des systèmes d'information d'Universcience. Un jury interne sélectionnera deux lauréats qui auront huit mois pour finaliser leur projet qui sera montré au public pendant une durée de six mois jusqu'à un an.

 

Le deuxième projet est une présentation à l'occasion des festivals organisés sur le site de la Cité des Sciences et de l'Industrie afin de présenter le dispositif et les cas d'usage de la 5G. Le troisième projet, est "un espace dédié aux start-up, un fab lab de la 5G", annonce Olivier Bielecki. Le but : que les start-up puissent venir tester le projet.

 

Saint-Quentin-en-Yvelines, au Vélodrome national : le Vélodrome National de Saint-Quentin-en-Yvelines étant un futur site olympique, la ville souhaite tester des cas d'usage de la 5G allant de la restitution sportive augmentées des compétitions aux évolutions des équipements audio et vidéo fixes et mobiles.

 

Orange, pour la gare de Rennes : en collaboration avec SNCF et Nokia, Orange va établir une plate-forme d'expérimentations 5G dans la gare bretonne. Le but est de tester et valider des cas d'usage destinés aux passagers et aux outils métiers des agents SNCF dans cet environnement intense accueillant 9 millions de passagers par an.

 

Bordeaux Métropole : Bordeaux Métropole veut valoriser son réseau d'éclairage public en déployant de nouvelles infrastructures. Le déploiement de la 5G apportera une connectivité ultra haut débit dans les espaces fortement fréquentés, comme le long des quais.

 

Le Grand Port Maritime du Havre : le but est de tester des applications concernant la performance des opérations de maintenances, la sécurité des personnels ou encore la remontée en temps réel d'informations bathymétriques (la profondeur de l'estuaire). Antoine Garibal, directeur stratégie et prospective Siemens, explique vouloir "tester la faisabilité technologique et vérifier le sens économique de ces cas d'usage avant d'envisager une industrialisation".

 

L'établissement public d'aménagement Paris la Défense : l'établissement public va prochainement lancer un appel à projets ou à manifestation d'intérêt. Le but étant de tester des ca d'usage dans ce quartier d'affaires très dense et la viabilité d'un nouveau modèle comprenant un opérateur neutre qui installe des antennes dans les bâtiments ou mobiliers urbains afin de commercialiser un accès clé en main aux opérateurs souhaitant apporter leur réseau.

 

Les 5 autres plates-formes d'expérimentations 5G

Campus Nokia de Paris-Saclay : l'équipementier veut tester et valider ses produits et solutions 5G et mettre à disposition de clients et d'acteurs de l'écosystème ce réseau 5G afin de mener des expérimentations.

Bouygues Telecom, pour la gare de Lyon Part-Dieu, en lien avec la SNCF : l'opérateur souhaite tester des usages grand public ainsi que des usages à destination des agents et du système d'information SNCF.

Bouygues Telecom, pour une zone industrielle de la ville de Saint-Priest : cette plate-forme a pour but de tester des usages BtoB à destination des entreprises implantées sur cette zone.

Bouygues Telecom, pour les villes de Vélizy et de Meudon : l'opérateur télécom souhaite déployer un réseau expérimental sur son Technopôle. Après une première phase de déploiement technique, ces réseaux seront ouverts à des tiers.

Orange, pour le site de co-innovation 5G Lab, à Châtillon : Orange souhaite tester différents cas d'usage de la 5G dans des zones d'affluence allant d'expériences multimédias enrichies en cas de mobilité (streaming vidéo 8k, réalité augmentée…) aux jeux en réseau dans le cloud.

 

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