Voici les 18 deep tech sélectionnées pour l'appel à projets première usine

L'Etat entend aider les start-up industrielles en subventionnant la création de leurs usines de production en France. 18 premières start-up, sélectionnées dans le cadre d'un appel à projets, se voit attribuer un total de 88 millions d'euros.

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Voici les 18 deep tech sélectionnées pour l'appel à projets première usine
La start-up Wandercraft fait partie des lauréats d'un appel à projets pour les start-up industrielles.

L'industrialisation est une étape difficile à franchir pour les start-up. Il est souvent plus facile de se tourner vers des sous-traitants à l'étranger. L'Etat a donc décidé d'aider les start-up industrielles, notamment via un appel à projets doté d'une enveloppe de 550 millions sur la période 2022-2026. Les 18 premiers lauréats ont été annoncés ce samedi 26 novembre 2022.

88 millions d'euros

Cette première vague de start-up se voit attribuer un total de 88 millions d'euros. Mais au total, les 18 projets sélectionnés représentent 467 millions d'euros d'investissements cumulés et devraient créer 2000 emplois industriels. Elles ont été choisies parmi une centaine de projets déposés, ce qui montre le dynamisme du secteur. Une deuxième vague de lauréats sera annoncée d'ici la fin du premier trimestre 2023.

"Historiquement tourné majoritairement vers le numérique, l’écosystème French Tech est en train de connaître un véritable changement d’ADN avec l’émergence d’une génération de start-up industrielles qui préparent la construction d’usines pour produire en France des produis radicalement nouveaux", déclare Jean-Noël Barrot, ministre délégué chargé de la Transition numérique et des Télécommunications. Ces jeunes pousses proposent d'industrialiser des produits innovants dans des secteurs stratégiques, que ce soit les biotechnologies, la santé, l'agroalimentaire, les batteries, les matériaux, la robotique ou l'électronique.

Aider à la réindustrialisation

Cet appel à projets s'inscrit dans la stratégie "start-up industrielles et deep tech" dotée d'une enveloppe de 2,3 milliards d'euros. Cette composante de France 2030 présentée en janvier dernier est pilotée par Bpifrance. L'objectif : aider les start-up lors de l'étape de l'industrialisation de leur production en levant les obstacles qui se dressent devant elles. Il est par exemple plus compliqué pour des start-up industrielles de trouver les financements nécessaires au franchissement de l'industrialisation de leur production. L'idée est donc de les aider à industrialiser elles-mêmes leurs produits en France.

Avec ce soutien, le gouvernement souhaite "transformer l’excellence française dans la recherche, l’innovation et l’entrepreneuriat en sites de production porteurs d’innovations technologiques qui réindustrialiseront les territoires, ressourceront l'industrie et lui donneront des positions compétitives puissantes."

Les 18 lauréats

Industrie agroalimentaire

  • Microphyt : la start-up produit des ingrédients naturels actifs issus de microalgues. Elle souhaite construire une usine pouvant produire plus de 100 tonnes d'ingrédients à haute valeur ajoutée. Un projet qui vise à créer 60 emplois.
  • Umiami : la PME souhaite ouvrir en 2023 une usine en France dont la capacité de production atteindrait 15 000 tonnes de produits alimentaires à base de protéines végétales par an. Les produits cherchent à imiter les textures de la viande et du poisson. La start-up entend créer 200 emplois.
  • Futura Gaia Technologies : la start-up conçoit une solution d’agriculture verticale automatisée et sur terreau, à commercialiser sous forme de fermes clés en main. Un projet qui vise créer à terme 140 emplois.
  • Green Spot Technologies : la start-up transforme les coproduits d'origine végétale en une poudre alimentaire hautement nutritive grâce à un procédé de fermentation ne générant que de la vapeur d'eau. Elle souhaite créer 100 emplois.
  • BioProx : la start-up vise l’implantation d’ici trois ans d’une nouvelle capacité industrielle de production de protéines recombinantes, notamment d'enzymes nouvelle génération destinées aux filières végétales et animales.

La santé

  • Wandercraft : la start-up conçoit des exosquelettes notamment pour aider les personnes à mobilité réduite. Elle souhaite également mettre au point un exosquelette plus fin et plus agile pour un usage personnel, à domicile et en ville. La start-up veut avoir un site de production industrielle en France et pense créer 300 emplois.
  • Core Biogenesis : la start-up a mis au point une méthode de bioproduction de facteurs de croissance à très grande échelle. La biotech française vise le marché des thérapies cellulaires et de la viande artificielle qui utilisent ces molécules. Elle souhaite industrialiser sa production afin de s'affirmer comme étant un leader du secteur.
  • eCential Robotics : la start-up a développé une solution d'imagerie 3D et de navigation chirurgicale en temps réel permettant aux chirurgiens de suivre leurs gestes directement au sein de l'image 3D. Elle souhaite se doter d'une usine de production et pense créer une centaine d'emplois.

Chimie et matériaux bas carbone

  • Eranova : utilise les algues vertes d’échouage pour produire des résines et des composites pouvant être utilisées dans la fabrication de produits biodégradables et durables (emballages réutilisables, sacs poubelle classique ou compost, plateaux repas, etc.). Le projet permettra à terme la création de 140 emplois.
  • Alpha Chitin : développe une nouvelle filière industrielle française d'insectes, de Krill et de champignons, dans le but de produire de la chitine/chitosane. Cette molécule d'avenir a de multiples applications : médicales, pharmaceutiques, cosmétiques, environnementales. Le projet permettra à terme la création de 200 emplois.
  • NeoCem : ambitionne de créer une nouvelle filière de production de ciment bas carbone basée sur l'économie circulaire.
  • TchaoMegot : la start-up collecte, dépollue et recycle les mégots des cigarettes afin de créer de nouveaux matériaux isolants éco-conçus utiles pour le domaine du bâtiment et du rembourrage textile. Le projet permettra à terme la création de 45 emplois.

Robotique, électronique et spatial

  • XSun : souhaite mettre au point une usine de production de drones solaires. Le projet doit permettre la création de 115 emplois.
  • Erems : la start-up est spécialisée dans l’électronique d’instruments et d’équipements embarqués. Elle souhaite créer une unité de fabrication automatisée en salle blanche, incluant une ligne d’assemblage pilote qualifiée, dédiée aux applications spatiales sur le marché du NewSpace.

Nouvelles mobilités

  • Limatech : la start-up développe une nouvelle génération de batteries au lithium pour l’aéronautique et les milieux sévères. Le projet doit permettre la création de 55 emplois.
  • Bellatrix : la start-up s’est spécialisée dans la production de composants intelligents qui simplifient l’utilisation et améliorent le rendement des vélos à assistance électrique.
  • Atawey : la start-up conçoit, fabrique et distribue des stations de recharge d’hydrogène (station compacte, station évolutive, station mobile). Le projet permettra à terme la création de 100 emplois.
  • Ampere : Ampère a conçu une solution d'infrastructure de recharge électrique innovante pour permettre le déploiement de bornes à grande échelle, tout en réduisant le coût de leur installation et en renforçant la sécurité électrique et incendie. Le projet permettra à terme la création de 260 emplois.

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