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Wall Street épingle Amazon, malgré des profits les plus importants de son histoire

Amazon a beau avoir réalisé un bénéfice record de 482 millions de dollars au quatrième trimestre, les investisseurs ont fait la moue et revendu leurs actions dare-dare. Ils voulaient plus. Plus de profit encore et surtout plus de retour sur investissement. 
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Wall Street épingle Amazon, malgré des profits les plus importants de son histoire
Wall Street épingle Amazon, malgré des profits les plus importants de son histoire © william_christiansen - Flickr - Creative Commons

Amazon s'est sérieusement musclé en 2015, mais ce n'est pas suffisant pour les inconstants investisseurs de Wall Street. L'entreprise a annoncé pour la première fois de son histoire un chiffre d'affaires annuel supérieur à 100 milliards de dollars et des profits de 482 millions de dollars au quatrième trimestre, lors de la présentation de ses résultats trimestriels le 28 janvier.

 

Pourtant, dans les heures qui ont suivi cette annonce, la valeur des actions du groupe a plongé de 15% en Bourse. Car les analystes s'attendaient à des bénéfices (et donc à un retour sur investissement pour les actionnaires) nettement supérieurs. Ils tablaient sur des profits d'environ 730 millions de dollars, liés à la spectaculaire progression du chiffre d'affaires d'Amazon au quatrième trimestre (+22%, à 35,75 milliards de dollars).

 

Des investissements qui pèsent sur le profit

Mais c'était compter sans Jeff Bezos et sa "fâcheuse" tendance à réinvestir les écus durement gagnés dans l'entreprise, pour gagner de nouvelles parts de marché, notamment dans le secteur de la vente en ligne. En 2015, l'entreprise a voulu se renforcer à l'international. Elle a par exemple lancé en France son épicerie en ligne Amazon Fresh, pour grignoter les bénéfices des géants de la grande distribution (pour le moment du bout des dents, mais qui sais de quoi sera fait l'avenir…).

 

Les investissements dans leur ensemble ont augmenté quasiment autant que le chiffre d'affaires (+21%, à 34,6 milliards de dollars), d'où la "faiblesse" relative du profit enregistré. Cette stratégie, qui a longtemps éloigné le groupe de la rentabilité de court terme, s'est enfin révélée payante en 2015, notamment dans sa branche cloud, Amazon Web Services.

 

En attestent également les bons résultats réalisés par la branche e-commerce du groupe lors des fêtes de fin d'années, par exemple. Plus de trois millions de personnes dans le monde ont rejoint son service premium Amazon Prime au cours de la seule troisième semaine de décembre (il permet notamment de bénéficier, moyennant finance, de la livraison gratuite, mais qui inclut également du streaming vidéo et musical). Mais certains investisseurs (spéculateurs?) veulent tout, tout de suite, et préfèrent retirer leurs billes. 

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