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Wallix lève 36,8 millions d'euros pour devenir un champion européen de la cybersécurité

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Levée de fonds La société parisienne Wallix vient de boucler une levée de fonds de 36,8 millions d'euros. De quoi financer ses ambitions de croissance internationale pour devenir un champion européen de la cybersécurité.

Wallix lève 36,8 millions d'euros pour devenir un champion européen de la cybersécurité
Wallix lève 36,8 millions d'euros pour devenir un champion européen de la cybersécurité © Yuri Samoilov - Flickr - C.C.

L'éditeur de logiciels de cybersécurité Wallix a annoncé le 25 juin 2018 qu'il a finalisé une levée de fonds de 36,8 millions d'euros. Il compte se servir de ces capitaux pour poursuivre sa croissance rapide et devenir une ETI d'envergure européenne. "Nous allons essayer de devenir un champion européen de la sécurité, déclare Jean-Noël de Galzain, fondateur et président du directoire de Wallix. Nous voulons montrer qu'on peut créer de vraies alternatives européennes aux offres américaines et israéliennes".

 

Cette volonté d'européanisation se retrouve jusque dans les investisseurs de ce tour de table, qui sont pour moitié anglais, allemands et luxembourgeois. L'entreprise française, dont l'investisseur historique est Thierry Dassault, avait auparavant levé 9 millions d'euros en 2015 lors de son entrée en Bourse sur Euronext Growth (à l'époque appelé Alternext).

 

Une solution de gestion des accès et mots de passe

Wallix a été créée en 2009 et s'est rapidement spécialisé dans la gestion des accès à privilège (PAM). "Le besoin est réel : 80% des attaques passent aujourd'hui par les mots de passe et les accès à privilège", commente Jean-Noël de Galzain. Son produit phare, la suite logicielle Bastion, fait office de gestionnaire de mots de passe pour le réseau interne des entreprises. Elle centralise la gestion des accès internes et externes pour tous les utilisateurs et équipements, et monitore chaque session utilisateur pour s'assurer qu'il n'y a aucun comportement suspect. En cas de pénétration du réseau, les sessions restent disponibles pour être analysées et aider à déterminer le déroulement de l'attaque.

 

Wallix a également racheté DataPeps en 2016, une API de chiffrement de bout en bout qui peut être intégrée à divers applications de messagerie (Wallix travaille notamment avec Qwant sur le sujet). "Notre objectif est de couvrir les trois points clés de la protection d'actifs numériques : l'identité, l'accès et le contenu", explique Jean-Noël de Galzain.

 

Des ambitions portées par le RGPD

Les ambitions européennes de Wallix sont facilitées par la mise en application du Règlement général sur la protection des données (RGPD) et de la directive Network and Information Security (NIS), qui responsabilisent financièrement les entreprises quant à leurs pratiques en matière de sécurité informatique et de protection des données. Sans oublier bien sûr les problématiques de souveraineté qui sont plus d'actualité que jamais après les multiples scandales impliquant divers entreprises américaines, chinoises et russes.

 

Jean-Noël de Galzain dit avoir ressenti un changement de mentalité à ce niveau : "Nous avons fait un roadshow européen pour cette levée de fonds et nous avons eu un très bon accueil des investisseurs. Il y a dix ans on nous demandait si nous étions prêts à nous vendre à un américain, mais ce n'est plus le cas aujourd'hui." Il se fécilite également du "réalisme" des pays d'Europe du nord en matière de sécurité informatique, et de l'émergence progressive d'acteurs de taille conséquente au sein de l'UE. "La cybersécurité devient indissociable du numérique, on le sait. Et je refuse d'entendre que l'Europe n'a pas sa carte à y jouer."

 

50 millions d'euros de chiffre d'affaires visés en 2021

Wallix est en hyper-croissance d'après son dirigeant, et cette croissance organique va se poursuivre à l'international. Notamment dans les pays germanophones (Allemagne, Autriche, Suisse), mais aussi en Amérique du Nord. L'entreprise dispose déjà de quelques clients dans la santé et l'assurance aux Etats-Unis, mais elle veut passer à l'échelle et ouvrira pour ce faire une filiale au Canada au cours de l'été. Les fonds levés permettront aussi d'investir dans la croissance externe, comprendre les rachats d'autres entreprises.

 

Wallix a enregistré un chiffres d'affaires de 11,5 millions d'euros en 2017, soit 57% de croissance par rapport à l'année précédente, ce qui lui a permi de faire un petit bénéfice au second semestre. Elle table sur des revenus de 50 millions d'ici 2021, en étant présent dans 80% des pays du monde, pour un marché global dont la taille dépassera les 2 milliards d'euros. Cela s'accompagnera du recrutement de plus de 150 personnes qui rejoindront la centaine d'employés qui travaillent déjà pour Wallix.

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