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Wallix, pépite française de cybersécurité, lève 9,1 millions d’euros en bourse

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Pour financier son développement et conforter sa R&D, la pépite parisienne de cybersécurité Wallix s’introduit en Bourse. A la clé, la levée de 9,1 millions d’euros. Objectif : devenir le champion européen dans son domaine.

Wallix, pépite française de cybersécurité, lève 9,1 millions d’euros en bourse
Wallix, pépite française de cybersécurité, lève 9,1 millions d’euros en bourse

Le 16 juin 2015, Wallix sonnera la cloche de sa premère cotation en Bourse sur le marché Alternext à Paris. La pépite parisienne de la cybersécurité a réussi à lever 9,1 millions d’euros sur les marchés, dont 7 millions auprès d’investisseurs institutionnels et le reste auprès du public. De quoi l’aider à financer son développement à l’international, conforter sa R&D et étoffer sa gamme de produits. La société est ainsi valorisée à 40,9 millions d’euros.

 

Wallix avait déjà procédé à deux levées de fonds, pour un montant total de 4 millions d’euros. En s’introduisant en Bourse, elle relève ses ambitions. "Nous voulons devenir visibles auprès du public, des investisseurs et surtout des grands clients, explique Jean-Noël de Galzain, son directeur général et cofondateur. C’est important dans le domaine de la cybersécurité de leur donner des gages de pérennité. Nous pourrons aussi financer plus facilement nos projets de développement dans l'avenir."

 

Un marché de plus de 1 milliard de dollars en 2018

 

Créée en 2003, Wallix édite des logiciels de gouvernance des accès aux systèmes d’information, et tout particulièrement pour la gestion des comptes à privilèges ouverts au personnel externe comme les sous-traitants, les consultants ou les techniciens de maintenance.

 

La PME compte 43 salariés aujourd’hui et affiche un chiffre d’affaires de 4 millions d’euros en 2014, en progression de 49% par rapport à 2013.

 

Les perspectives de développement s’annoncent alléchantes. Selon Gartner, le marché de la gestion des comptes à privilèges devrait passer de 450 millions de dollars en 2014 à plus de 1 milliard en 2018. "Les évènements récents comme les révélations d’Edward Snowden sur le cyberespionnage du gouvernement américain poussent les entreprises à faire plus attention à la gouvernance des accès à leurs systèmes d’information, constate Jean-Noël de Galzain. Car les comptes à privilèges servent souvent de portes d’entrée aux pirates."

 

130 personnes en 2018, contre 43 aujourd'hui

 

La société se prépare à étoffer, d'ici début 2016, son offre par des produits haut de gamme, plus complets que ceux existant aujourd’hui, pour toucher plus largement de grandes entreprises et se mesurer aux leaders mondiaux du marché comme l’israélien CyberArc ou l’américain e-DMZ, qui fait partie de Dell.

 

L’autre projet réside dans le développement à l’international : en Europe mais aussi en Afrique et au Moyen-Orient. L’objectif est de réaliser la moitié de son chiffre d’affaires à l’export d'ici deux ans, contre 32% en 2014. Pour cela, elle doit embaucher des commerciaux, des spécialistes de marketing et étendre ses implantations à l’étranger.

 

La R&D, qui compte aujourd’hui 20 personnes, bénéficiera également de l'effort en doublant de capacité. L’effectif total devrait atteindre 130 personnes en 2018. "Nous voulons incarner le champion européen dans notre domaine", ambitionne Jean-Noël de Galzain.

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