Recevez chaque jour toute l'actualité du numérique

x

Waoup, le "start-up studio" lyonnais qui décolle

Waoup est start-up studio lyonnais, qui lance des défis et partage ses expertises avec ses clients, issus de secteurs très variés. Créée en 2014, l’entreprise a accompagné une cinquantaine de projets, dont 10 qui ont donné lieu à la création de start-up, en propre ou pour le compte d’entreprises existantes.
Twitter Facebook Linkedin Flipboard Email
×

Waoup, le start-up studio lyonnais qui décolle
Waoup, le "start-up studio" lyonnais qui décolle © Waoup

Décoder, imaginer, mettre en relation, innover et créer de nouveaux modèles, telles sont les missions de Waoup, contraction de l’effet "waouh" et du "up" de "start-up". Définissant l’entreprise lyonnaise comme un "start-up studio", Hervé Kleczewski entend, aux côtés de son associé Emmanuel Gonon, créer de nouvelles formes économiques, en mobilisant de nouveaux acteurs.


"Les entreprises et entités de l’ancien monde se rendent compte qu’il faut qu’elles trouvent des alliés. Notre but est de créer l’interface entre des systèmes qui évoluent et des plates-formes de business, tout en gardant les réflexes d’une start-up", indique Hervé Kleczewski, qui se souvient : "Un soir, on a enfermé 30 personnes dans un garage. De cette soirée, plusieurs projets ont vu le jour : Plug and See et Comptoir de Campagne. Et puis on a renouvelé l’expérience à plus grande échelle. On peut avoir des idées mais si elles ne sont pas réalisées cela a moins de sens."
 

Ultra-flexibilité

Concrètement, cette grosse start-up opère selon deux formes : en partant des défis stratégiques des entreprises (nouveau produit, nouveau modèle économique, nouveau service, ancrage dans le numérique…) ; ou en amenant des défis aux entreprises. Les domaines concernés sont très variés : de la santé, en passant par l’industrie, les collectivités territoriales, l’énergie ou encore le bâtiment. "Les entreprises ne traitent des business que selon leurs visions, soit nous faisons la courte échelle pour les entreprises, soit nous sommes les premiers de cordée", commente le co-fondateur.


Ainsi, il y a plusieurs catégories de collaborateurs chez Waoup : les décodeurs, les assembleurs et les entrepreneurs, qui sont à voir un peu comme des intrapreneurs qui travaillent avec les entreprises. Parmi les différentes strates où se créent des affaires, des propositions de valeur différentes sont proposées. À chaque fois, un "défi" est lancé, conjointement avec les employés de Waoup et les employés de l’entreprise du client. Pour collaborer avec les personnes extérieures, des outils collaboratifs sont utilisés, parmi lesquels une salle de créativité et un open space modulable, où tous les meubles sont sur roulettes.
 

Un start-up studio géré... comme une start-up

Waoup compte 10 salariés, 10 sous-traitants récurrents, dont certains à temps plein, auxquels s'ajoute un réseau qualifié de proximité de 200 acteurs activables. La SAS, qui a par ailleurs des bureaux à Paris (trois personnes), revendique une communauté de 2500 membres, dont font partie les clients. En 2018, son chiffre d’affaires s’est élevé à 2 millions d’euros, bondissant par rapport au chiffre d’affaires d’1,3 million d’euros de 2017. En mai 2019, Waoup a levé 2,5 millions d’euros.
 

"Depuis quatre ans, nous gérons Waoup comme une start-up. Et tout l’argent gagné est réinvesti, explique le co-fondateur. "Notre job c’est de créer de la valeur. Nous ne le faisons qu’avec ceux qui sont prêts à la partager, soit sous forme d’equity (prise de participation dans les start-up ou selon la réussite), soit sur le résultat du produit." Et de conclure : "Nous sommes là pour créer des terrains de jeu et augmenter les chiffre d’affaires. Mais nous sommes aussi là pour créer de la rencontre", conclut-il.   

 

Réagir

* Les commentaires postés sur L’Usine Digitale font l’objet d’une modération par l’équipe éditoriale.

 
media