WatchFrog lève 1,5 million d’euros pour surveiller la qualité de l’eau

Pour accompagner le lancement de sa FrogBox, un outil installé directement dans les stations d’épuration pour contrôler la qualité de l’eau, WatchFrog a procédé à une nouvelle augmentation de capital.

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WatchFrog lève 1,5 million d’euros pour surveiller la qualité de l’eau

WatchFrog veut accélérer les ventes de sa FrogBox. La jeune société, spécialisée dans la mesure de la qualité de l’eau grâce à des larves d’amphibiens ou de poissons, vient de lever 1,5 million d’euros pour constituer sa force commerciale.

La levée de fonds a aussi permis à WatchFrog de s’associer à des actionnaires de long terme. CapDécisif Management, déjà actionnaire, a de nouveau participé au tour de table. Il a été rejoint par le groupe Chevrillon, une société d’investissement détenue par les familles Chevrillon et Besançon-Trébouta, qui y investit ses fonds propres. "Ce n’est pas un fonds de capital-risque, souligne Grégory Lemkine. Ils investissent de manière à accompagner le développement des entreprises pour en faire des leaders."

WatchFrog en chiffres

Chiffre d’affaires : 550 000 euros
Effectif : 15 personnes
Montant de la levée de fonds : 1,5 million d’euros
Investisseurs : Groupe Chevrillon, CapDécisif Management
Secteur : Cleantech, biotechnologie

 

 

Issue des recherches du Museum national d’histoire naturelle et du CNRS, la technologie de WatchFrog consiste à tester des échantillons d’eau au moyen de larves aquatiques porteuses d’un marqueur génétique spécifique. Ce marqueur fluorescent réagit lorsque la larve est exposée à un polluant. "Nous pouvons quantifier l’effet du polluant, explique Grégory Lemkine, le cofondateur de WatchFrog. Plus l’impact du perturbateur endocrinien sur la larve est élevé, plus elle s’illumine."

Un nouvel outil installé chez les clients

Jusqu’à maintenant, WatchFrog recevait les échantillons d’eau de ses clients pour les tester dans ses locaux, au Genopole d’Evry (Essonne). Elle vient de développer un outil spécifique pouvant être installé directement dans les stations d’épuration des communes ou des usines. "La FrogBox est alimentée par un échantillon d’eau en continu et permet de mesurer la fluorescence des larves heure par heure, 24 heures sur 24, déclare Grégory Lemkine. Cela permet d’aller de plus en plus vers un pilotage du traitement de l’eau guidé par la qualité."

Ce nouveau modèle d’affaires devrait permettre à l’entreprise, créée en 2006, d’accélérer sa croissance. D’une quinzaine de personnes aujourd’hui, WatchFrog devrait passer à 20 salariés dans les prochains mois. Elle compte par ailleurs atteindre les 3 millions d’euros de chiffre d’affaires dans les trois ans, contre 550 000 euros à l’heure actuelle.

Arnaud Dumas

L’argument convaincant

WatchFrog a fait la preuve de sa technologie auprès de communes et de grands groupes industriels comme Veolia. Le lancement de la FrogBox devrait permettre d’accélérer son business modèle.

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