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Witbe se lance en Bourse pour devenir l'ETI de la surveillance de la qualité des réseaux

La pépite française Witbe de surveillance de la qualité des services télécoms et internet espère lever 11,7 millions d’euros en Bourse. De quoi l’aider à conforter son avance technologique, étendre sa présence aux Etats-Unis et booster son décollage.

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Witbe se lance en Bourse pour devenir l'ETI de la surveillance de la qualité des réseaux
Witbe se lance en Bourse pour devenir l'ETI de la surveillance de la qualité des réseaux

"Nous voulons devenir une belle ETI française". Marie-Véronique Lacaze, PDG-cofondatrice de Witbe, ne manque pas d’ambition. L’introduction en Bourse sur l’Euronext de Paris constitue une étape importante. La société espère lever ainsi 11,7 millions d’euros. De quoi conforter son avance technologique, renforcer sa présence aux Etats-Unis et bâtir un écosystème solide avec ses partenaires et revendeurs.

 

Comme une fusée prête à décoller

Créée en 2000 à Paris, Witbe développe des robots logiciels qui surveillent et analysent la qualité perçue par l’utilisateur de services télécoms et internet. "Par rapport aux méthodes traditionnelles de surveillance à base de sondes, notre technologie offre l’avantage de reproduire les comportements types des utilisateurs comme regarder une vidéo sur une tablette, se connecter à son compte bancaire sur PC ou réaliser un achat en ligne depuis un smartphone, explique Marie-Véronique Lacaze. Nous pouvons ainsi détecter les problèmes à venir et prévenir le fournisseur de services avant que les utilisateurs ne commencent à se plaindre."

 

Witbe est encore loin du statut d’ETI. La société compte aujourd’hui 100 salariés, dont 70 en France et 25 aux Etats-Unis. En 2015, elle affiche un chiffre d’affaires stable de 15,2 millions d’euros. Mais Marie-Véronique Lacaze est convaincue de la reprise de la croissance. "Nous avons sortis des nouveaux produits à la fin de 2015 et conclu des contrats avec 12 nouveaux grands clients principalement américains, dont HBO, Time Warner et Echostar, confie-t-elle. Ils vont commencer à booster nos revenus cette année. Nous sommes comme une fusée prête à décoller. L’objectif de notre introduction en bourse est d’y mettre de l’essence pour accélérer son décollage. »

 

Développer la proximité avec les clients

Même si la PDG ne s’attend pas à de rupture technologique dans son domaine, elle tient à conserver l’avance technologique de sa société en continuant à investir en R&D, qui mobilise aujourd’hui 30% de ses effectifs, à Paris. Mais le principal effort vise à étendre la présence outre-Atlantique, pressenti comme le plus gros marché potentiel. "Avec notre technologie développée en France, nous équipons déjà la plupart des opérateurs télécoms et câblo-opérateurs américains, affirme Marie-Véronique Lacaze. En soi, c’est une belle réussite. Nous voulons aller plus loin en développant une relation de confiance avec nos clients locaux. C’est important pour discuter avec eux lorsque nos robots détectent des problèmes. Et pour cela, il faut de la proximité."

 

Depuis 2012, Witbe dispose d’une filiale à New York. C’est là d’ailleurs que les deux fondateurs, Marie-Véronique Lacaze et Jean-Michel Planche, ont établi leurs bureaux. Le plan de développement prévoit l’implantation d’un bureau à Denver, dans le Colorado, de façon à toucher plus facilement les clients de l’Ouest américain et même du Mexique. Un troisième bureau est envisagé plus tard sur la côte Ouest des Etats-Unis.

 

Effet de levier du marché américain

Dans deux ans, le débouché américain devrait apporter plus de 60% du chiffre d’affaires de la pépite française, contre 43% en 2015. Mais pour Marie-Véronique Lacaze, le plus important réside dans l’effet levier qu’offre le marché outre-Atlantique. "Nous voulons utiliser notre succès aux Etats-Unis pour nous développer dans le reste du monde, explique-t-elle. Dès que vous affichez des belles références américaines, vous devenez immédiatement aux yeux de clients potentiels anglais ou asiatiques un éditeur de logiciel international et gagnez considérablement en crédibilité. Vous pouvez leur vendre plus facilement votre produit. C’est-ce que nous espérons à travers notre stratégie américaine."

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