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Xiaomi chasserait à son tour les puces Qualcomm de ses smartphones

A l’instar d’Apple ou de Samsung, le dragon chinois des mobiles Xiaomi s’engagerait dans le développement de ses propres puces pour ses smartphones. Un mouvement qui priverait Qualcomm de l’un de ses plus gros clients.
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Xiaomi chasserait à son tour les puces Qualcomm de ses smartphones
Xiaomi chasserait à son tour les puces Qualcomm de ses smartphones © Xiaomi

Encore une mauvaise nouvelle pour Qualcomm. Selon l’article de Venturebeat, Xiaomi se préparait activement à le quitter. Non pas pour aller chez un autre fournisseur de processeurs mobiles, mais pour utiliser des puces maison. A l’instar de ce que font déjà Apple et Samsung.

 

La menace semble sérieuse. Le dragon chinois des mobiles jouit d’une croissance spectaculaire qui l’a propulsé au Top 5 mondial dans les smartphones (quatrième au deuxième trimestre 2015, derrière Samsung, Apple et Huawei). Il figure aujourd’hui parmi les plus gros clients de Qualcomm, dont il utilise les puces SnapDragon pour tous ses modèles de moyenne et haut de gamme (réservant les circuits de MediaTek pour l’entrée de gamme). Le perdre comme client constituerait un coup dur.

 

Apple, modèle d'intégration verticale

Apple a été le premier à se lancer en 2010 dans la conception de ses propres processeurs au cœur de ses iPhones et iPad. Un modèle d’intégration verticale repris récemment par Samsung et Huawei. D’autres constructeurs importants comme LG envisagent de le faire.

 

Xiaomi estime avoir atteint des volumes suffisamment importants pour justifier cette démarche. Objectifs ? Conserver en interne la marge payée aux fournisseurs de puces et mieux contrôler la conception de ses terminaux. A cet effet, le constructeur chinois a acquis une licence du britannique ARM dont l’architecture de processeur est à la base des puces au cœur de la grande majorité des mobiles.

 

Qualcomm menacé

Le cabinet ABI Research confirme cette tendance à l’intégration verticale. De 8% en 2010, la part des smartphones motorisés par des processeurs maison est passée à 23% au deuxième trimestre 2015 et devrait monter à 30% en 2020. Aujourd’hui, Apple n’utilise que ses propres processeurs. Ce qui n’est pas encore le cas de Samsung ou de Huawei, qui continuent à acheter des puces de l’extérieur en complément de leurs solutions maison.

Selon ABI Research, si l’intégration verticale est poussée jusqu’au bout, en la généralisant à l’ensemble des gammes, elle toucherait la moitié des smartphones vendus dans le monde. Tous les fournisseurs de puces pour mobiles en subiraient l’impact négatif: Qualcomm mais aussi MediaTek, Spreadtrum, Broadcom, Marvell, Nvidia ou encore Intel. Mais c’est Qualcomm qui serait le plus durement frappé. Et pour cause : il domine le marché avec, selon Strategy Analytics, 66% du marché, loin devant le numéro deux, MediaTek (14%).

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